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Alexis De Tocqueville considérait que le plus grand danger de la démocratie soit que les citoyens ne participent plus à la vie de la société.
De la démocratie en France
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Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 17:48

 

Un article de la page facebook « OGM j'en veux pas » :

 

Paolo Mengozzi, avocat général de la Cour Européenne de Justice (CEJ),a estimé en début de semaine que la clause de sauvegarde imposée par la France depuis février 2008 au maïs MON 810 était illégale. Selon lui, les autorités françaises ne pouvaient pas suspendre la culture du maïs génétiquement modifié MON 810 sur le territoire national sans avoir demandé, au préalable, à la Commission d’adopter des mesures d’urgence en cas de risque pour la santé et l’environnement.

La Cour de Justice de la cour européenne avait été saisie sur le sujet par le Conseil d’État, lui-même saisi Monsanto et ses complices habituels, dont l’AGPM. Cet avis de Paolo Mengozzi n’est certes pas contraignant et il faudra encore attendre le verdict des juges. Mais ceux ci suivent dans 80% des cas les conclusions de l’avocat général.

Le maïs MON810 n’a pas été correctement évalué par l’UE

La question centrale ici, n’est pas le respect ou non des procédures, comme semble le penser M. Mengozzi ! La question est bel et bien celle de la validité des procédures d’évaluation de l’Union Européenne.
En effet, les procédures européennes d’évaluation des risques environnementaux et sanitaires potentiels des plantes génétiquement modifiées sont très insatisfaisantes, comme l’ont souligné les ministres européens de l’environnement, à l’unanimité, en décembre 2008.

D’après l’avocat général, la France se devait d’aviser Bruxelles avant d’invoquer cette clause de sauvegarde, par ailleurs en vigueur dans six autres États membres également partisans d’une application stricte du principe de précaution : l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, la Grèce, la Hongrie et le Luxembourg.
Cette condition est absurde, quand on sait que la Commission attaque quasi systématiquement les États membres qui suspendent la culture de produits génétiquement modifiés sur leur territoire.

Offensive de Monsanto à l’approche du réexamen des licences

Cette décision intervient alors que la licence décennale du maïs MON 810, seule semence transgénique actuellement autorisée à la culture en Europe avec lapomme de terre Amflora (BASF), est actuellement en cours d’examen.

A nouveau, les multinationales comme Monsanto sont prêtes à utiliser tous les moyens possibles pour imposer leurs OGM dans les assiettes et les champs européens.
Quel que soit le verdict de la CEJ, la France doit maintenir sa clause de sauvegarde et protéger ses citoyens !

Par Darklord - Publié dans : Non aux OGM - Communauté : Non aux OGM !
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Dimanche 6 février 2011 7 06 /02 /Fév /2011 12:47

 

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Denis Robert avec Guy Bedos

 

C'est sans conteste un soulagement, nous apprenons aujourd'hui que le journaliste Denis Robert a, enfin, été blanchi dans l'affaire Clearstream. Cela met fin a une bataille judiciaire de plus de dix ans, et aussi, disons-le tout net, d'un véritable harcèlement juridique de la part de la Chambre de Compensation Luxembourgeoise Clearstream.

 

« Le 16 octobre 2008, l'ancien journaliste de Libération avait été condamné en appel pour avoir assuré, dans un documentaire sur Canal + intitulé Les dissimulateurs ainsi que dans deux ouvrages, Révélation$ et La Boîte noire, que la société Clearstream avait blanchi de l'argent sale. Il avait été condamné à payer 4.500 euros de dommages et intérêts ainsi que plusieurs milliers d'euros de frais de justice

Clearstream avait par la suite proposé un arrangement à Denis Robert, que celui-ci avait refusé. Il avait alors formé un pourvoi en cassation. » (lefigaro.fr)

 

Soulignons que Denis Robert n'a effectivement jamais accepté d'arrangement. Sa seule volonté dans cette affaire était de faire reconnaître clairement que son travail étant une enquête journalistique sérieuse, il était intolérable de le voir ainsi accusé et condamné.

Victoire, donc, pour Denis Robert et les nombreuses personnes, connues ou inconnues, qui l'ont soutenu. Le journaliste se dit soulagé de cette décision qui devrait faire jurisprudence et se réjouit de pouvoir ressortir son documentaire et ses livres. Et il compte même aller plus loin.

 

« Denis Robert compte désormais demander réparation à la chambre de compensation, ainsi que des publications dans des journaux. "Et les livres, qui étaient jusqu'ici interdits, vont pouvoir ressortir", s'est-il réjoui. » (nouvelobs.com)

 

Les articles d'où sont tirés les citations :

 

Nouvelobs.com : « Clearstream : Denis Robert est blanchi »

 

Lefigaro.fr : « Denis Robert gagne son ultime bataille contre Clearstream »

Par Darklord - Publié dans : Presse / informations - Communauté : solidar' infos
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Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 14:31

 

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De quoi pourraient donc bien parler certains politiciens si la notion d'insécurité n'existait pas ? Certains s'en font un tel étendard que l'on se le demande bien. Thème cher à l'extrême-droite, et donc à la droite décomplexée de Sarkozy, voilà que l'inénarrable Brice Hortefeux s'amusent à présenter le dernier chiffre de la délinquance, évidemment en baisse, avec l'aide du très complaisant Alain Bauer, président de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Les chiffres principaux, rapidement.

 

« Le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, a présenté vendredi 21 janvier le détail des"chiffres annuels de la délinquance" pour 2010, qui sont en fait les "faits constatés"par la police et la gendarmerie, notamment les plaintes. Le ministre a de nouveau communiqué sur une baisse globale de 2,1 %, malgré le fait que donner une tendance générale de la délinquance soit très contesté. » (lemonde.fr)

 

« Le nombre des violences faites aux personnes enregistré par la police et la gendarmerie a augmenté de 2,5 % en 2010. Dans un entretien au Figaro.fr publié jeudi, M. Hortefeux a déclaré que "les violences aux personnes restent le défi à relever". Le phénomène est principalement dû à la hausse importante (autour de 5 %) des violences crapuleuses, les violences d'un autre type restant stables. En 2009, ces violences aux personnes avaient crû de 2,8 % en un an. » (lemonde.fr)

 

« Alain Bauer a lui insisté sur certaines atteintes aux femmes, le "point le plus grave" du bilan selon lui : les agressions sans arme contre les femmes sur la voie publique ont connu une forte hausse de 13 % en 2010. "Après des années de progrès, de remise en question des vieux critères machistes (...), nous sommes dans la première année de forte inversion", a insisté Alain Bauer. » (lemonde.fr)

 

« La baisse globale de 2,1% signifie une décrue de 73.353 du nombre de victimes par rapport à 2009, a fait valoir Brice Hortefeux qui a mis en avant plusieurs résultats positifs.
Ont donc notamment décrû les
vols à main armée (-12,4%), que ce soit contre les commerçants (-14%) ou les banques et transports de fonds (-11,3%), mais aussi les faits liés à la criminalité organisée (-6,9%) ou les escroqueries financières (-4,3%).
Le président de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) Alain Bauer a par ailleurs relevé que le nombre d'homicides (675) avait atteint un
plancher historique"depuis cinq siècles". "C'est une curiosité nationale", a-t-il relevé. » (nouvelobs.com)

 

Bref, les bilans se suivent et se ressemblent, moins de vols mais plus de violences. Toujours pas de quoi être fier, sauf si l'on est ministre de l'intérieur, apparemment.

Il faut dire que le poste semble octroyer un optimisme béat à celui qui l'occupe. Il n'y a qu'à voir les justifications d'Hortefeux lors d'une interview de journalistes du Figaro qui lui font remarquer l'augmentation des violences contre les personnes.

 

« Les atteintes aux personnes, qui constituent le point noir de toute société développée, restent le défi à relever. Sur l'année 2010, la hausse est limitée à 2,5%. C'est encore trop, mais, comparé au ­rythme annuel de plus de 10% par an sous le gouvernement socialiste, la spirale infernale a été cassée! De plus, le phénomène des violences est désormais circonscrit géographiquement: sur 90% du territoire, les violences sont même en baisse. En revanche, des difficultés subsistent en Ile-de-France notamment en raison des vols de téléphones portables qui sont à l'origine des deux tiers des vols avec violences dans les transports en commun. » (lefigaro.fr)

 

Analysons d'un peu plus près cette réponse. Premièrement, on constate clairement que le ministre se défile. Les atteintes aux personnes se retrouvent dans les autres pays et puis surtout, l'argument ultime pour se dédouaner de ses responsabilités, l'opposition, à son époque, n'a pas fait mieux. Pseudo-argumentation politicienne sans intérêt mais qui témoigne néanmoins d'un certain malaise face à ce mauvais résultat que Brice Hortefeux voudraient bien dissimuler un peu.

Deuxièmement, sur 90% du territoire les violences seraient en baisse. Effarant. En voilà un bon résultat... que Brice Hortefeux n'a curieusement pas jugé bon de communiquer pendant son intervention devant tout le monde. Pourquoi cacher, ou plutôt communiquer très discrètement sur cette information importante ? C'est pourtant clairement un bon résultat... s'il est vrai ce qui, du coup, met le doute.

Troisièmement, exclu donc des 90% du territoire, c'est en Île-de-France que tout semble se jouer. La raison principale des mauvais chiffres dans ce secteur : les vols de portables dans les transports en communs. Mince alors, les vols de téléphones dans les transports qui sont la principale raison de l'augmentation des violences sur la moyenne du territoire national ? Mais reste-t-il un seul habitant d'Île-de-France qui ait encore son portable ? Et peut-on entrer dans un transport en commun francilien et en ressortir avec son portable ? Car le cas énoncé par le ministre ne comprend pas les vols de portable hors de ces transports, ni les autres vols, ni les violences d'un autre type. Quand même, ça fait vraiment, vraiment beaucoup de portables volés.

Et la pauvre Île-de-France a encore du soucis à se faire.

 

« Les atteintes aux biens en revanche reculent, même si les cambriolages restent une préoccupation dans certaines zones, comme l'IDF. » (lemonde.fr)

 

Comme l'ont également souligné les journalistes du Figaro interviewant le ministre, les cambriolages ont augmenté malgré le fait que le ministre en avait l'une de ses nombreuses priorités. La réponse d'Hortefeux est pour le moins... troublante.

 

« J'ai créé et développé des cellules anticambriolages sur l'ensemble du territoire. J'ai tenu à ce que la police technique et scientifique intervienne systématiquement sur les lieux. Résultat: l'augmentation des cambriolages a été quasiment stoppée en 2010. Le nombre d'individus mis en cause a augmenté de 2,3% pour les cambriolages de résidences principales et secondaires. C'est bien la preuve que nos efforts produisent des résultats. » (lefigaro.fr)

 

Donc si l'on comprend bien, le fait que les cambriolages augmentent ainsi que le nombre d'individus mis en cause prouvent que l'augmentation a été stoppée ? Là encore, un doute subsiste.

Avec les critiques auxquelles s'exposent des chiffres controversés, Brice Hortefeux pourrait se la jouer modeste. Il a clairement choisi l'autre option dans l'interview donnée au Figaro.

 

« Sous le gouvernement socialiste entre 1997 et 2002, la délinquance avait tout de même augmenté de plus de 17%! Avec Nicolas Sarkozy, elle a baissé de plus de 16%. Cela ne signifie pas pour autant que tout soit réglé. Je me garde de tout triomphalisme. Mais, à l'évidence, les actions engagées portent leurs fruits. » (lefigaro.fr)

 

Pas de triomphalisme ? Qu'est-ce que ce serait dans le cas inverse. Passons sur la démagogie d'encore et toujours comparer les chiffres à ceux de la gauche, plutôt que de les justifier par de vrais résultats concrets, prouvant peut-être que le ministre en manque, pour s'intéresser plutôt aux actions qui portent leurs fruits. Phrase intéressante.

Il me faut rappeler un ancien article de ce blog de janvier 2007 du temps où Nicolas Sarkozy était encore ministre de l'intérieur et s'amusait lui aussi à gonfler les chiffres positif de son « action », surtout que les présidentielles étaient imminentes.

Dans cet article, il est rappelé que le sociologue Sébastien Roché avait déjà montré à l'époque que la fameuse baisse de la délinquance tant vantée était déjà un leurre statistique et que cette évolution se retrouvait dans toute l'Europe. En comparant les différents résultats nationaux, Roché a vu que l'action politique n'avait pas ou très peu joué dans cette évolution et que le mérite de la baisse des vols revenaient plutôt à l'augmentation des systèmes de sécurité proposés par des entreprises privées. Les vols avaient donc diminués fortement durant cette période et la moyenne globale de la délinquance avait fatalement chuté avec elle, ce malgré une augmentation non-négligeable des atteintes à la personne.

Aujourd'hui, nous retrouvons le même type de configuration qu'autrefois, baisse de la délinquance en générale, mais une hausse continuelle des violences. Alors ces fameux fruits dont parle le ministre sont-ils vraiment ceux de son action ?

Le fait est que les belles paroles du ministre et du président ne cachent ni la réalité de certains faits, ni n’apaisent le sentiment d'insécurité des français qu'ils ont eux-mêmes largement creusés, et très récemment encore. Si ce n'était aussi tragique, il serait parfois amusant de constater les changements d'humeur du gouvernement, concordant avec l'approche de diverses élections, sur la question de l'insécurité. La question qui reste maintenant c'est si, après avoir présenté de si « bons » résultats, la majorité actuelle va encore oser parler de l'insécurité pour les présidentielles l'année prochaine. Nous verrons bien.

 

Les articles d'où sont tirées les citations :

 

lefigaro.fr : « Brice Hortefeux : « La délinquance recule de 2,1% » »

 

lemonde.fr : « Chiffres de la délinquance : Hortefeux présente un bilan contesté. »

 

nouvelobs.com : « Hortefeux positive les chiffres annuels de la délinquance. »

Par Darklord - Publié dans : securite/surveillance - Communauté : solidar' infos
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Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 15:45

 

productivité

 

"Les nouveaux objectifs de productivité sont arrivés."

 

 

Certaines idées reçues ont la peau dure. Bien qu'on ne cesse de leur tordre le cou, elles reviennent sans cesse, conservées dans des esprits qui se refusent à admettre la réalité. L'une de ces idées reçues increvables reste la supposition que les français sont des feignants car ils s'accrochent à leurs droits dans leur travail.

 

Dernièrement, on entend à nouveau parler des 35 heures, par exemple. Le mal absolu en France selon ses contradicteurs. S'accrocher aux 35 heures c'est être feignant, c'est une idée coriace dans certaines têtes. Mais c'est pareil pour ceux qui en appellent trop aux syndicats, au droit du travail ou aux prud'hommes.

 

Pourtant, n'en déplaise à ces esprits obtus, la législation du travail étant ce qu'elle est en France, la productivité de notre pays est l'une des plus élevée en Europe. Comme le montre cet article de lemonde.fr reprenant des chiffres de Eurostat.

 

D'après le classement, la France se classe quatrième avec une productivité de 125,5 points avec une moyenne d'heures travaillées par semaine de 39,4. Nous dépassent seulement la Belgique avec 126,1 et 39,1 heures travaillées par semaine en moyenne ; L'Irlande avec une productivité de 135,8 et une moyenne de 38,3 heures/semaine ; Enfin le Luxembourg en première place avec une productivité de 175,4 et une moyenne de 40,1 heures/semaine, ce qui en fait le seul pays plus productif que la France en travaillant plus, la Belgique et l'Irlande travaillant moins que nous. Il est à noter que les 5 pays les plus productifs (Luxembourg, Irlande, Belgique, France et les Pays Bas [115,4 points]) sont tous dans la partie du tableau qui travaillent le moins d'heures par semaine en moyenne.

 

Les français travaillent donc bien, même s'ils ont moins d'heure que d'autres. D'ailleurs, il semble que la productivité n'aient finalement que peu à voir avec le nombre d'heures travaillées. Par exemple, la Lituanie avec une moyenne de 39,7 heures/semaine atteint un score de productivité de 56 points. La France pour une moyenne de 39,1 heures/semaine atteint donc 125,5 points. Ce grand écart montre bien que ce n'est pas en travaillant plus d'heures que l'on augmente la productivité.

 

D'ailleurs le pays le moins productif de l'Europe est la Bulgarie avec une productivité de 36,9 points pour une moyenne heures/semaine de 41,3. La Bulgarie est le quatrième pays travaillant le plus d'heures en Europe, pour quel résultat final ?

 

L'efficacité au travail ne dépend donc pas d'un nombre d'heures, mais des conditions de travail de manière bien plus globale et les heures travaillées n'en sont qu'une partie, qui ne fonctionne peut-être pas de la manière que certains le croient. En tout cas, parler, comme cela se fait actuellement, de l'augmentation du temps de travail sans tenir compte de l'ensemble des conditions de travail et de leur enchevêtrement dans la productivité est clairement un discours naïf, voir contre-productif.

Par Darklord - Publié dans : Politique - Communauté : solidar' infos
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Mercredi 19 janvier 2011 3 19 /01 /Jan /2011 15:12

 

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Alors que la révolution tunisienne n'entends pas s'arrêter de si tôt tant que des proches de l'ex-président Ben Ali sont encore au nouveau gouvernement de transition, la majorité politique française tente de faire face sur plusieurs fronts. En premier lieu, il tente de s'expliquer sur sa réaction des plus tardives quant à son soutien au mouvement populaire tunisien. Alain Juppé, ministre de la défense, a annoncé que les avoirs financiers de Ben Ali en France seraient bloqués et que l'ex-président ne serait pas reçu sur le sol français. Ces annonces ont été faites après le départ du dictateur.

Car la polémique enfle sur le silence du gouvernement avant la chute de Ben Ali, ce qui nous emmène sur le second front de bataille médiatique : l'affaire Alliot-Marie.

 

« Le 11 janvier, au plus fort des manifestations, MAM a suggéré dans l'Hémicycle que «le savoir-faire, reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité, permette de régler des situations sécuritaires de ce type». L'extrême gauche, les communistes et les écologistes se sont engouffrés dans la brèche pour réclamer sa démission. » (lefigaro.fr)

 

Ce qui est reproché à la ministre des affaires étrangères c'est d'avoir soutenu un régime dictatorial et même de lui avoir proposé de l'aide. Michèle Alliot-Marie est depuis la cible de critiques virulentes de la part de l'opposition. Elle a dû s'expliquer devant la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale.

 

« Mardi, dans son propos liminaire, sa voix trahissant une émotion contenue, elle a dit avoir été «bouleversée par les tirs à balles réelles» et leurs «victimes» dans les rues tunisiennes. Surtout, elle s'est dite «scandalisée par le fait que certains aient voulu déformer mes propos, qu'on les ait coupés, qu'on les ait sortis de leur contexte pour leur faire dire à des fins purement polémiques le contraire de ce que je voulais dire et (à l'inverse) de ma sensibilité aux souffrances du peuple tunisien». » (lefigaro.fr)

 

« Sur le fond, MAM n'a pas renié ses propos. Selon elle, il s'agissait en substance de déplorer un «usage excessif» de la force, d'éviter que la répression ne tourne au bain de sang et d'évoquer, pour l'avenir, les moyens d'éviter que de telles situations ne se reproduisent. «En France, on sait gérer des manifestations sans faire de morts», a-t-elle plaidé en citant les émeutes de Villiers-le-Bel, en novembre 2007, ou évoquant les contestataires qui s'en étaient pris au sommet de l'Otan à Strasbourg, en avril 2009. » (lefigaro.fr)

 

Vient donc l'heure des « excuses » et des « explications » voir des contre-attaques.

Soyons clairs, Michèle Alliot-Marie n'avait probablement pas l'intention d'envoyer des hommes en tunisie, comme l'a d'ailleurs souligné la présidente du PS Martine Aubry, au moment où elle tenait ces propos et ne cherchait à s'exprimer que pour déplorer les morts occasionnée par la répression de Ben Ali. Mais ceux-ci témoignent néanmoins d'une curieuse vision du monde et de la place de la France, vision partagée par une grande majorité de la classe politique actuelle, toutes tendances confondues, et que l'on peut considérer comme déplorable.

Car que doit-on comprendre des propos de la ministre si ce n'est un soutien à l'ex-régime dictatorial tunisien ? Peut-on considérer comme normal, après le massacre de manifestants à balles réelles, que la France se contente de proposer son aide à Ben Ali pour faire moins de dégâts ? Comment peut-on considérer qu'il s'agissait d'une réponse adéquate à ce drame ? Elle n'est même pas acceptable.

La seule réponse qui aurait valu, à ce moment-là, c'était une condamnation ferme et sans appel de la réaction du gouvernement tunisien. Mais pour diverses raisons que l'on nous sert depuis ce dérapage, la ministre s'est contentée de proposer le savoir-faire français en matière de contrôle des émeutes, reléguant la répression meurtrière à une sorte d'incident.

Des raisons, des excuses,... voilà que le gouvernement se dresse derrière Mme Alliot-Marie pour tenter de justifier ses propos. Voyons-les ensemble.

 

1) Contre attaque contre le PS

 

C'est probablement l'argument (si tant est qu'on puisse appeler cela un argument) le plus mis en avant ces derniers jours entre Michèle Alliot-Marie elle-même et le premier ministre François Fillon.

 

« "J'entends les critiques que vous formulez et je pourrais, pour y répondre, citer de larges extraits du très beau discours de Lionel Jospin en octobre 1997 lorsqu'il recevait à Matignon le président Ben Ali", s'est défendu François Fillon.
"Je pourrais aussi évoquer le satisfecit donné au gouvernement Ben Ali par Dominique Strauss-Kahn en octobre 2008 quelques minutes après avoir reçu du président tunisien une haute décoration, mais je ne le ferai pas parce que ce n'est pas à la hauteur du défi que le peuple tunisien doit relever!", a aussi dit le Premier ministre, usant d'une prétérition (dire sans dire).
"J'aimerais que l'opposition n'ait pas deux discours d'une région à l'autre de l'Afrique et n'oublie qu'il y a en ce moment en Afrique un chef d'Etat qui a volé les élections et qui doit subir les mêmes critiques", a aussi dit François Fillon en référence à Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire.
 » (nouvelobs.com)

 

« "Il faut qu'on arrête de faire un faux-procès à Michèle Alliot-Marie", a également lancé le ministre des affaires européennes, Laurent Wauquiez. Il a également reproché aux socialistes d'avoir tardé à exclure le parti de M. Ben Ali, le RCD, de l'Internationale socialiste, où ses représentants "avaient toujours été très bien accueillis, notamment par les socialistes français", a-t-il relevé. » (lemonde.fr)

 

Personnellement, je suis toujours étonné d'entendre ressortir encore et encore la même rengaine : « les autres n'ont pas fait mieux que nous ». D'accord, encore une fois, sur un même sujet, la gauche n'a certainement pas fait mieux que la droite. Mais en quoi cela dédouane-t-il le gouvernement actuel de sa réaction, ou de sa non-réaction, dans la crise tunisienne ? Alors parce que certains membres du PS ne se sont pas levés contre Ben Ali on peut s'autoriser le droit de rester les bras croisés ?

Il faut que cesse cet esprit détestable de vouloir se faire pardonner nos fautes en affichant les fautes des autres. Une fois pour toute, les défauts des autres ne justifient pas nos défauts. Au contraire même, on pourrait s'étonner que, connaissant les défauts des autres, on ait pas essayé de corriger les siens.

Certes, ne soyons pas dupes non plus, ces explications, apparemment bien répétées lors de la réunion entre le chef de gouvernement et sa ministre, ont moins pour vocations d'excuser le dérapage de Mme Alliot-Marie que de faire taire l'opposition socialiste sur le sujet en lui rappelant, à raison, qu'elle a aussi participé autrefois à la préservation du régime dictatorial. Mais si le PS n'a jamais trop critiqué le régime de Ben Ali avant les événements, force est de constater que le premier parti d'opposition ne s'est pas non plus retrouvé dans la position de faire face à la révolution de jasmin.

Paradoxalement, c'est le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, qui va dans le même sens, probablement sans le vouloir.

 

« Pour Henri Guaino, il ne s'agit pas de distribuer "des bons points et des mauvais points".
Il a assuré que la France avait agi "discrètement, continûment, depuis des années" pour "inciter le régime (Ben Ali) à être plus respectueux des droits de l'Homme et des libertés".
Mais "si dans le monde nous ne parlions qu'aux Etats qui sont gouvernés par des gouvernements qui répondent à nos critères de démocratie et de liberté nous ne parlerions pas à grand monde, nous ne parlerions pas peut-être à la Russie, certainement à la Chine, à l'ensemble des pays émergents ou en développement", a fait valoir le conseiller du président de la République.
Le régime de l'ancien président était "un régime très policier, sans doute une forme de dictature laïque, c'est exact", a-t-il reconnu soulignant toutefois ses "efforts en matière d'éducation, d'émancipation des femmes".
 » (nouvelobs.com)

 

En gros, le régime de Ben Ali n'était pas si mauvais, et même « laïque » comme le souligne le conseiller pour faire discrètement appel à la peur de l'islamisme radical chez le lecteur. Mais du coup, pourquoi le gouvernement reconnaît d'un côté que le soutien au régime se justifiait et, d'un autre côté, reproche au PS de l'avoir soutenu aussi ? Cela nous amène à la deuxième justification invoquée.

 

2) Un régime pas si mauvais

 

En France, si on soutient les dictateurs, c'est que ça pourrait être pire. Voilà une excuse toute faite pour justifier les propos de Mme Alliot-Marie, et même bien d'autres sujets de politique étrangères. Comme le disait Henri Guaino dans la citation précédente : « Le régime de l'ancien président était "un régime très policier, sans doute une forme de dictature laïque, c'est exact", a-t-il reconnu soulignant toutefois ses "efforts en matière d'éducation, d'émancipation des femmes" ». Bon, peut-être dans ces conditions peut-on envisager de soutenir un régime non-démocratique, et il est vrai que le nombre d'interlocuteurs sur la scène internationale serait particulièrement diminué dans le cas contraire. On aurait toutefois tort d'oublier les relations qui ont pu se nouer hors du cadre commercial avec Ben Ali.

 

« "Sur l'appréciation de la situation en Tunisie, le gouvernement n'est pas seul en cause : il y a une oligarchie française qui avait des liens très étroits avec Ben Ali et qui n'a rien dit (...). S'est ajoutée à cela la position incompréhensible et scandaleuse de Mme Alliot-Marie", a martelé le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. » (lemonde.fr)

 

Quoi qu'il en soit, le fait est qu'à partir du moment où la révolution s'est mise en marche, la donne a changé et cet argument ne tient plus. Le gouvernement tunisien était mauvais, avec peut-être de timides amélioration, mais cela ne justifie pas le silence du gouvernement français pendant le début des émeutes, ni sa réaction très tardive envers Ben Ali. Encore une fois, on attendait au moins une condamnation ferme des exactions du gouvernement tunisien de la part de la France et le soutien de toute forme de démocratisation dans n'importe quel pays. Le silence et la passivité de notre gouvernement est tout simplement honteux.

 

3) Le principe de non-ingérence

 

Autre tentative de justification du silence, le fameux principe de non-ingérence stipulant que la France n'a pas à intervenir dans le fonctionnement d'un autre état.

 

« Au député de la Nièvre, Gaëtan Gorce (PS) qui lui opposait la plus grande rapidité de Washington à condamner la répression, MAM a répliqué : «Si cela s'était passé au Mexique, le gouvernement américain aurait-il réagi aussi vite et de la même façon ?» La France, a-t-elle affirmé, se devait de respecter «une certaine réserve» et le principe de non-ingérence, a fortiori dans un ancien protectorat. » (lefigaro.fr)

 

« "Je crois qu'il n'y a pas eu de défaillance du gouvernement", a déclaré Alain Juppé sur RTL. "Un gouvernement ne réagit pas en allant manifester dans la rue, il réfléchit, il réagit avec sang-froid et très rapidement, le gouvernement français a pris une position, il appartient au peuple tunisien de décider de son destin dans le cadre d'élections libres et démocratiques", a-t-il poursuivi. » (nouvelobs.com)

 

Je ne m'attarderai pas sur le culot de Mr Juppé de prétendre que la réaction a été rapide (ni sur le fait que personne ne leur a demandé de descendre dans la rue, juste de dire un mot), mais voilà énoncé le principe de non-ingérence qui se justifie d'une manière pragmatique. Après tout, aucun état ne devrait intervenir dans la gestion d'un autre état, cela semble logique de prime abord. Il faut juste souligner que ce principe soudainement mis en avant n'était pas si important lorsqu'il s'agissait « d'accompagner » le régime de Ben Ali vers des efforts pour améliorer le sort de son peuple. Bien sûr, il fallait le faire, à ce moment-là, mais notons néanmoins la contradiction.

Et que penser alors des propose de la ministre des affaires étrangères alors ? N'était-ce pas une ingérence de la France dans le système tunisien que de lui proposer son aide pour rétablir l'ordre à coups de matraques ? Où était la réserve vis à vis d'un ancien protectorat à ce moment-là ? L'ingérence française en Tunisie, et dans de nombreux autres pays africains, existe depuis longtemps. N'est-il pas opportuniste d'en appeler à un droit de réserve juste au moment des événements en Tunisie ? … Et le temps que Ben Ali était au pouvoir bien sûr car la réserve du gouvernement s'est aussi curieusement effilée dès son départ.

 

4) Pas de prévision, pas d'auto-critique

 

Pour finir en beauté, le gouvernement compte bien ne rien tiré de cette affaire d'un point de vue politique. Comme d'habitudes, les politiciens soutiennent que tout ce qu'ils font est forcément juste, quoi qu'on en dise. Dans le cas de la Tunisie, à peine reconnait-on avoir été prit de vitesse, mais, attention, comme tout le monde.

 

« Selon Alain Juppé, "on attend beaucoup de la France". "J'aimerais qu'on me cite un seul grand gouvernement européen ou américain qui, avant les événements de Tunisie, avait souhaité le départ de Ben Ali", a-t-il déclaré. "Nous avons, c'est vrai, tous sous-estimé - je l'ai dit - le degré d'exaspération et de révolte du peuple tunisien face à un régime qui était un régime policier", a poursuivi Alain Juppé. » (nouvelobs.com)

 

« Le conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, a estimé pour sa part que la France n'avait pas à faire de "mea culpa" sur son attitude pendant la crise tunisienne, même si elle a "sans doute" mal appréhendé le degré de révolte contre le régime Ben Ali.
Selon lui, "tous les pays" et "pas seulement la France (...) ont sous-estimé cette exaspération, cette pression qui s'exerçait sur le peuple tunisien" sous le régime du président déchu Zine El Abidine Ben Ali. 
» (nouvelobs.com)

 

« "L'histoire avance souvent plus vite que la diplomatie et nous avons fait collectivement l'expérience de cela lors de la chute de l'Union soviétique et de la réunification allemande. La révolution tunisienne nous le rappelle", a-t-il ajouté. » (nouvelobs.com)

 

« Pour ceux que ses réponses n'auraient pas convaincus, la ministre a ajouté l'amorce d'un mea culpa collectif sur le thème de la sous-estimation des événements, à l'unisson d'Alain Juppé, venu lui aussi à la rescousse, et de François Fillon. «Soyons honnêtes : nous avons tous, hommes politiques, diplomates, chercheurs, journalistes, été surpris par la “révolution de jasmin”», a-t-elle invoqué, et personne n'a perçu «l'accélération» du film historique qui se déroulait en Tunisie. » (lefigaro.fr)

 

La révolution a été vite... c'est vite dit. Rappelons quand même qu'elle dure encore à l'heure où j'écris ces lignes. Convenons néanmoins que la chute de Ben Ali et son départ ont effectivement surpris tout le monde. Mais c'est bien là le problème, au final, et c'est là qu'une auto-critique, un vrai mea culpa serait nécessaire car comment se fait-il que cette exaspération du peuple tunisien n'ait pas pu sauter aux yeux de nos politiciens ?

En guise de conclusion de cet article, qu'il me soit permis de répondre : Tout simplement parce que nos politiciens ont observé cette affaire par le petit bout de la lorgnette. Et si l'on y regarde de près, cela explique tout le reste.

Là où on attendait une réaction virulente de la première démocratie historique du monde, nous n'avons eut que le silence, ou au mieux les demi-mots, d'un régime oligarchique gêné de voir les intérêts qu'ils avaient en Tunisie être menacés par la révolution du peuple. Au lieu de se préoccuper de l'intérêt supérieur de tous les peuples, la Liberté, le gouvernement français ne voyait que les accords qu'il avait avec le régime tant soutenu de Ben Ali.

C'est un constat général que nous pouvons faire dans toute décision politique plus ou moins récente, à de rares exceptions près peut-être, les principes démocratiques ne sont plus au premier plan de la réflexion politique. Si la France n'agit plus et ne parle plus selon ses principes fondamentaux, alors elle perd pied et n'a plus aucune crédibilité lorsque ces principes sont bafoués ailleurs. Le cas de la réaction française sur les événements en Tunisie n'est rien d'autre qu'un révélateur de cet état de fait.

Si la France brandissait encore les Droits de l'Homme comme fondement de son système (n'en déplaise à ceux qui accusent les « droits-de-l'hommistes », les Droits de l'Homme et leur respect SONT la base de notre démocratie), elle n'aurait eut que des condamnations envers la répression mortelle du régime Ben Ali. Pas de tergiversations, pas de proposition de participer à la répression d'un régime dictatorial, pas de silence.

Si je peux, d'un point de vue personnel, concevoir l'idée que soutenir un régime dictatorial pour le faire changer peu à peu (mais est-ce possible pour tous ceux que nous soutenons ?) est encore acceptable, il n'est, en revanche pas possible de continuer à soutenir un régime contre lequel le peuple se révolte. Même quand le dictateur tient encore officiellement le pouvoir. Ce n'est pas la réaction d'un pays qui respecte ses propres principes démocratiques.

La Démocratie, les Droits de l'Homme, depuis un certain temps, l'oligarchie française les oublie, voir même parfois les condamne comme pour le procès fait à internet et aux nombreuses voies qui s'élèvent contre ceux qui osent critiquer sur la toile. N'a-t-on pas entendu dire à ce propos que nous avions trop de libertés ? Comment peut-on dire cela en France ?

La pantalonnade de notre gouvernement sur la révolution tunisienne n'est que le dernier exemple en date d'un problème fondamental qui ne cesse d'être masqué par une analyse dépourvue de toute prise de recul. C'est pour ça que le soutien extrêmement tardif et encore bien timide de la France à la révolution de jasmin ne saurait jamais rattraper l'erreur commise à l'encontre du peuple tunisien dès le début des événements, surtout qu'il ne s'agit que de la conclusion, temporaire, d'une longue liste d'erreurs que certains persistent à ne pas voir.

 

 

 

Les articles d'où sont tirés les citations :

 

nouvelobs.com : « Fillon regrette « l'exploitation » des propos d'Alliot-Marie sur la Tunisie » et « Tunisie : L'UMP vole au secours de MAM ».

 

lefigaro.fr : « Sous le feu des critiques, MAM se justifie sur la Tunisie ».

 

lemonde.fr : « Tunisie : Alliot-Marie sous le feu des critiques ».

Par Darklord - Publié dans : Politique - Communauté : Culture, politique et société
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Mercredi 19 janvier 2011 3 19 /01 /Jan /2011 11:37

 

Seralini

 

Le professeur Gilles-Eric Seralini

 

Un article du site novethic.com :

 

La justice a rendu son verdict dans le procès en diffamation intenté par Gilles-Eric Séralini professeur de biologie moléculaire à l'Université de Caen et lanceur d'alerte sur les OGM, à Marc Fellous, président de l'Association Française des Biotechnologies Végétales, qui promeut les OGM.

"Je me félicite de la décision de la 17ème chambre civile du Tribunal de Grande Instance de Paris de condamner Marc Fellous pour diffamation envers Gilles-Eric Séralini (…) Je tiens à saluer une nouvelle fois le courage dont il a fait preuve en déposant plainte contre Marc Fellous et son association de défense des OGM. C’est une grande première dans l’histoire juridique française", a déclaré Corinne Lepage à l’annonce du verdict rendu mardi 18 janvier.

Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'Université de Caen, co-directeur du pôle pluridisciplinaire « Risques » spécialisé dans l'étude des effets des pesticides et des OGM sur la santé , et  président du conseil scientifique du CRIIGEN, avait attaqué en diffamation Marc Fellous, ancien président de la Commission du Génie Biomoléculaire et président de l'Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV), qui promeut les OGM. L’affaire remonte au 21 janvier 2010, date à laquelle Le magazine de la santé, émission diffusée sur France 5, était consacrée au thème « Les OGM : une menace pour la santé ? », avec pour invité le professeur Séralini.

L’AFBV, estimant que la parole avait été consacrée « de manière unilatérale aux thèses de G. E. Séralini, opposé à cette technologie », avait alors adressé un courrier à France 5 et au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel pour protester.  « Ce qui est en jeu, déclarait en novembre dernier le professeur Marc Fellous, président de l’AFBV, c’est l’équilibre nécessaire au débat scientifique, la qualité de l’expertise contradictoire au service de décisions éclairées et la bonne information du public trop souvent entretenu dans des peurs sans motif. » La partie adverse avait estimé en outre que « le vrai débat avait été occulté par des campagnes puissantes jouant sur des peurs, empêchant toute autre expression que celle d’un rejet en bloc autour du seul terme « OGM ». Aujourd’hui, ce terme a perdu tout rapport à une réalité objective pour n’être plus  qu’un signe de ralliement hostile » indiquait l’AFVB.

« Une question de santé publique »

Marc Fellous a, dans son courrier à France 5, employé le mot de « marchand de peur », expression jugée diffamatoire par Gilles-Eric Séralini. « C’est une accusation qui est portée contre moi, contre mes compétences de chercheur, d’enseignant, et d’auteur de différents ouvrages destinés au grand public », estime le professeur, ajoutant en substance : « c’est la première fois qu’un lanceur d’alerte attaque la partie adverse. Mais au-delà de mon cas personnel, c’est une question de santé publique. On ne peut pas continuer à dénigrer des découvertes scientifiques pour des raisons mercantiles ».

Le professeur Séralini, spécialisé dans l’effet conjugué des pesticides et des OGM, explique son action judicaire par le « harcèlement, les mises à l’écart et la dénégation de ses travaux », exclus du CNRS puis de l’INRA, alors qu’il a été nommé plusieurs fois conseiller et expert pour les autorités publiques sur la question des OGM. Il a notamment fait partie de la Commission du Génie Biomoléculaire, statut qui lui a permis d’avoir accès aux dossiers de demande d’autorisation. « Ces dossiers contiennent des informations très confidentielles qui ne sont jamais rendues publiques, explique-t-il. Or, j’y ai découvert, par exemple, que les évaluations de la toxicité des OGM destinés à l’alimentation de millions d’européens n’avaient pas duré plus de 3 mois ! C’est une erreur non seulement scientifique, mais historique ». 
Le lanceur d’alerte, qui a étudié les effets du round-up sur les animaux ainsi que trois variétés de maïs Monsanto (MON 863, MON 810, NK 603), fait état de risques pour la santé bien plus élevés que ceux admis par les experts du groupe américain…et dénonce, depuis plus de 10 ans, « l’opacité qui règne sur les évaluations de produits pour la santé publique (…) Ce sont les études privées qui nourrissent les dossiers d’autorisation de mise sur le marché, et qui ont permis à certains experts de plaider l’innocuité, sans que le reste de la communauté scientifique n’ait voix au chapitre ». Un constat qui fait écho à l’actuel scandale du Mediator, et aux conflits d’intérêts liés à la mise sur le marché de produits expertisés par les laboratoires eux-mêmes…

 

Véronique Smée
Mis en ligne le : 19/01/2011
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Par Darklord - Publié dans : Non aux OGM - Communauté : Non aux OGM !
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Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /Jan /2011 19:34

 

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Jean-Hugues Matelly, 44 ans, avait coécrit une tribune dans le cadre de son activité de chercheur associé au CNRS. Crédits photo : MIGUEL MEDINA/AFP (lefigaro.fr)

 

Le gendarme et chercheur Jean-Hugues Matelly s'est fait connaître par sa radiation de la gendarmerie parce qu'il avait critiqué le rapprochement de la police et de la gendarmerie voulue par Nicolas Sarkozy. Nous apprenons aujourd'hui que le conseil d'état a décidé d'annuler cette peine considérant qu'elle était « manifestement excessive ».

 

« «M. Matelly a effectivement manqué à ses obligations en faisant état publiquement, dans les médias, de son opposition à la politique d'organisation des deux grands services français dédiés à la sécurité publique». Mais cette critique a été «formulée en termes mesurés et sans caractère polémique», estiment les Sages, qui font valoir en outre «l'excellente manière de servir de l'intéressé». » (lefigaro.fr)

 

Un soulagement pour le gendarme de 44 ans qui n'est toutefois pas au bout de ses peines. Dans un premier temps, la gendarmerie n'a pas l'air de vouloir le lâcher.

 

« Mais à la suite de la décision du Conseil d'Etat, la direction de la gendarmerie a annoncé qu'une nouvelle procédure disciplinaire serait engagée contre lui. » (lefigaro.fr)

 

Il est assez curieux que la direction de la gendarmerie reprenne le flambeaux pour sanctionner Jean-Hugues Matelly. On s'en souvient, la radiation avait d'abord était prononcée par l'Elysée. Maintenant que le conseil d'état a tranché, pourquoi la direction de la gendarmerie revient-elle à la charge ?

Surtout que le Conseil d'état avait déjà tranché une première fois en faveur du gendarme.

 

« le chef d'escadron en Picardie avait ainsi été radié le 12 mars 2010. Un mois plus tard, il obtenait toutefois une première victoire : le juge des référés du Conseil d'Etat avait suspendu en partie l'exécution de ce décret présidentiel, permettant à l'officier de conserver sa solde et son logement de fonction. » (lefigaro.fr)

 

N'assisterions-nous pas à de l'acharnement dans le but de faire taire le chercheur ?

Car, dans un second temps, il reste un point que la décision du Conseil d'état ne soulève pas, c'est la liberté d'expression de Jean-Hugues Matelly, chercheur au CNRS. Si l'on regarde le commentaire de la décision citée plus haut, on s'aperçoit que le Conseil d'état accorde le fait que le gendarme «  a effectivement manqué à ses obligations en faisant état publiquement, dans les médias, de son opposition à la politique d'organisation des deux grands services français dédiés à la sécurité publique ».

Or il s'agit d'une obligation, somme toute contestable, relevant de sa fonction de gendarme. Mais Jean-Hugues Matelly est également chercheur au CNRS et c'est dans ce cadre là qu'il avait coécrit une tribune sur le site Rue89 critiquant le rapprochement de la police et de la gendarmerie. Qu'en est-il de sa liberté d'expression dans le cadre de son autre fonction ? Peut-on vraiment attendre d'un chercheur qu'il ne dise pas ce qu'il pense pour ne pas effaroucher la hiérarchie ? Cette position là n'est malheureusement pas prise en compte par le Conseil d'état et il semblerait que le gendarme ne continuera pas dans cette voie.

 

« Le gendarme a fait part de son «soulagement à titre personnel», louant une «décision importante pour la liberté d'expression des militaires». Il assure également vouloir «geler» ses travaux de recherches, laissant ainsi entendre qu'il va rentrer dans le rang. » (lefigaro.fr)

 

Importante ? Peut être pas à ce point. C'est une décision en demi-teinte qui ne permet toujours pas aux militaires de s'exprimer pleinement et qui ne leur reconnaît pas d'autres statuts, le cas échéant. La grande muette va encore garder son nom un certain temps.

Par Darklord - Publié dans : Citoyenneté - Communauté : Culture, politique et société
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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 15:47

 

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Un article de courrierinternational.com

 

Les immigrés sont une très bonne affaire pour l’économie française : ils reçoivent de l’Etat 47,9 milliards d’euros, mais ils reversent 60,3 milliards. Autant dire un solde positif de 12,4 milliards d’euros pour les finances publiques, qui ne représente pourtant que la part monétaire de transferts bien plus importants. Dans ce pays de 64,7 millions d’habitants, 6,5 millions de Français comptent au moins un immigré dans leur famille. Les chiffres de l’immigration légale sont très fluctuants. En France, on recense environ 5,3 millions de résidents étrangers avec leurs familles.


Une équipe de chercheurs de l’université de Lille, sous la direction du Pr Xavier Chojnicki, a réalisé pour le compte du ministère des Affaires sociales une étude sur les coûts de l’immigration pour l’économie nationale. Travaillant sur des chiffres officiels, les chercheurs ont décortiqué tous les grands postes de transfert des immigrés. Il en ressort un solde très positif. Les chercheurs ont remis leur rapport en 2009, au terme de trois ans d’études. Les 47,9 milliards d’euros que coûte l’immigration au budget de l’Etat (2009) sont ventilés comme suit : retraites, 16,3 milliards d’euros ; aides au logement, 2,5 milliards ; RMI, 1,7 milliard ; allocations chômage, 5 milliards ; allocations familiales, 6,7 milliards ; prestations de santé, 11,5 milliards ; éducation, environ 4,2 milliards.

De leur côté, les immigrés reversent au budget de l’Etat, par leur travail, des sommes beaucoup plus importantes : impôt sur le revenu, 3,4 milliards d’euros ; impôt sur le patrimoine, 3,3 milliards ; impôts et taxes à la consommation, 18,4 milliards ; impôts locaux et autres, 2,6 milliards ; contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et contribution sociale généralisée (CSG), 6,2 milliards ; cotisations sociales, environ 26,4 milliards d’euros.

 

A ce solde positif de quelque 12,4 milliards d’euros il faut ajouter d’autres revenus pas toujours monétaires, mais d’une grande importance sociale et économique : les immigrés occupent l’immense majorité des emplois dont les Français ne veulent pas, et 90 % des autoroutes ont été et sont construites et entretenues avec de la main-d’œuvre étrangère. Sans immigrés, les prix à la consommation (produits agricoles et autres) seraient bien plus élevés, la main-d’œuvre étrangère étant bien moins payée.

 

La comptabilité réalisée par les chercheurs de l’université de Lille fait ressortir aussi de profonds changements sociaux. Majoritairement jeunes, les immigrés sont de grands consommateurs : comme nous venons de le voir, ils versent environ 18,4 milliards d’euros à l’Etat sur leurs dépenses personnelles, notamment en TVA. Les immigrés ont modifié en profondeur le sport et les arts populaires français : la grande majorité des footballeurs de haut niveau sont issus de l’immigration, et les artistes d’origine immigrée, noirs et maghrébins, peuplent le Top 50 de la chanson populaire.

Parallèlement, de nombreux métiers, en particulier dans les services, ne fonctionnent en France que grâce à l’immigration. Plus de la moitié des médecins hospitaliers dans les banlieues sont étrangers ou d’origine étrangère. Pas moins de 42 % des travailleurs des entreprises de nettoyage sont des immigrés. Plus de 60 % des ateliers de mécanique automobile de Paris et de la région parisienne appartiennent à des mécaniciens et petits entrepreneurs d’origine étrangère.

Dans un domaine aussi crucial que l’avenir du système des retraites, les immigrés jouent un rôle des plus favorables. Le très officiel Comité d’orientation des retraites est parvenu à cette conclusion : “L’entrée de 50 000 nouveaux immigrés par an permettrait de réduire de 0,5 point de PIB le déficit des retraites.”

Xavier Chojnicki commente ces résultats en ces termes : “Il s’agit d’un processus historique lié à la structure de la population immigrée, majoritairement jeune. Comme ils sont peu qualifiés, les immigrés sont très souvent au chômage. Mais ils dépensent aussi beaucoup et sont très entreprenants. Les pensions que nous versons aux retraités sont plus que compensées par la consommation et les cotisations sociales que paient les plus jeunes, parmi lesquels on trouve des gens très dynamiques.”

Par Darklord - Publié dans : Immigration - Communauté : Culture, politique et société
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Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 11:59

 

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Article de la page facebook de « OGM, j'en veux pas » (http://www.facebook.com/ogmjenveuxpas )



Aujourd’hui, à Bruxelles,Avaaz et Greenpeace ont remis à John Dalli, commissaire européen chargé de la Santé et de la Protection des consommateurs, la toute première initiative citoyenne européenne. Depuis décembre 2009, ce droit d’initiative, instauré par le traité de Lisbonne, permet à un million de citoyens, issus d’un nombre significatif d’États membres, d’appeler la Commission à modifier la loi européenne.

 

À travers cette initiative citoyenne, plus d’un million d’Européens appellent la Commission à interdire les organismes génétiquement modifiés (OGM) jusqu’à ce que soient améliorées les procédures d’évaluation et d’autorisation des OGM en Europe.

 

Cette pétition a été remise à John Dalli devant le siège de la Commission européenne, où l’artiste américain Kurt Wenner, célèbre pour ses peintures de rue anamorphiques, a réalisé pour l’occasion une œuvre géante en 3D représentant une exploitation biologique et diversifiée et mentionnant les noms de tous les signataires.

 

La démocratie européenne à l’essai


Avec cette initiative, plus d’un million de citoyens de toute l’Europe mettent la Commission au banc d’essai de la démocratie. La question est de savoir si l’Union européenne saura apporter une vraie réponse aux inquiétudes que soulèvent les OGM, ou si au contraire elle prendra le parti des lobbys de l’industrie agrochimique.


Les Européens exigent une alimentation sans risque et une agriculture durable, ce que l’UE n’est toujours pas en mesure de leur garantir. Tant que les questions de sécurité liées aux OGM ne seront pas examinées par des experts indépendants, aucune autorisation de culture OGM ne doit être accordée.

Par Darklord - Publié dans : Non aux OGM - Communauté : Non aux OGM !
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Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 13:38

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Rendez-vous annuel, le classement mondial de la liberté de la presse, organisé par Reporters Sans Frontières montre à nouveau la situation affligeante de la France. Après avoir perdu 8 points de 2008 à 2009, Notre pays perd encore une place en 2010 pour se retrouver 44e. Une honte pour le pays des Droits de l'Homme.

 

« Plusieurs pays démocratiques où Reporters sans frontières avait signalé un certain nombre de problèmes ne connaissent aucune progression. Il s’agit, en premier lieu, de la France et de l’Italie où incidents et faits marquants ont jalonné l’année en cours, confirmant leur incapacité à renverser la tendance : violation de la protection des sources, concentration des médias, mépris et même impatience du pouvoir politique envers les journalistes et leur travail, convocations de journalistes devant la justice. » (rsf.org)

 

Voici le résumé de la place de la France dans le classement depuis sa création en 2002 :

 

2002 : 11e

2003 : 26e

2004 : 19e

2005 : 30e

2006 : 35e

2007 : 31e

2008 : 35e

2009 : 43e

2010 : 44e

 

La tendance qui se dessine sur ces 9 années est claire, malgré quelques sursauts en 2004 et 2007, la France s'enfonce peu à peu dans le classement. Et la situation actuelle ne semble pas tendre vers l'amélioration, dixit l'extrait du site de RSF plus haut. Et encore, l'association ne parle pas des menaces qui pèsent sur la liberté d'expression sur Internet, suite à la volonté du gouvernement à mettre au pas les internautes trop impertinents, projet toujours dans les têtes des dirigeants.

 

Pour tout savoir sur le classement 2010 (méthodologie, critères, barème) rendez-vous sur le site web de RSF.

Par Darklord - Publié dans : Presse / informations - Communauté : Culture, politique et société
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Pub copinage

Un lien vers le blog de Manu Larcenet, dessinateur de talent. Comme il fait moins de dessins d'actualité je ne l'ai pas mis dans mes autres liens comme Maëster.

http://manularcenet.com/

Allez voir les superbes dessins d'Artea

http://artea.over-blog.com/


Le blog d'Hémiprésente, très bien écrit avec beaucoup de sensibilité.

http://hemipresente.over-blog.com/


Le blog de Gaëtane avec ses humeurs et son humour

http://hi-ni-yotte.over-blog.com/

Le site de Marcel Gotlib, grand maître de la BD. Si vous ne le connaissez pas, aller vite vous rattraper en lisant ces quelques pages.

http://www.marcelgotlib.com/

Pour tout savoir sur le médieval et le moyen âge, allez voir le blog de Morrigane

http://medieval-moyen-age.net/

Allez vite faire un tour sur le blog de Faustine. Entre ses jolis textes, ses réflexions et ses engagements, vous trouverez toujours quelque chose qui vous plaira.

http://faustine.over-blog.org/

Si vous ignorez ce qu'est le mouvemet fractal, découvrez-le grâce au blog de Torquato Denova.

http://mouvement-fractal.over-blog.net/

 

Encore un artiste dans la liste : Lexiaolong et ses magnifiques peintures (notamment). N'hésitez pas à aller découvrir tout son talent.

 

http://www.lexiaolong.com/

 

Et allez, encore un dessineux, il s'agit cette fois de Koulou, dessinateur très donjonesque qui me fait l'honneur, ainsi qu'à quelques amis, de réaliser des dessins pour un site à nous. Rendez-lui une petite visite.

 

http://lemondedekoulou.over-blog.com/

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