Texte Libre



Alexis De Tocqueville considérait que le plus grand danger de la démocratie était que les citoyens ne participent plus à la vie de la société.
De la démocratie en France
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Samedi 1 septembre 2007
Il en est certain qui s'enorgueillissent souvent trop rapidement. Ainsi en est-il d'un certain Jean-Marie Le Pen, président du Front National, très justement critiqué pour ses positions intolérantes. Le maître des lieux utilisent de nombreuses stratégies pour attirer l'électorat, sa préférée étant la victimisation, c'est à dire se plaindre d'être une victime de tout et de rien. Les pleurnicheries mises à part, il affectionne également le One-man-show de meeting, où il débine, avec des arguments rares, ses adversaires politiques en usant d'un humour qui lui appartient.
La combine qui nous intéresse ici pour amadouer le votant, c'est le coup du "tous pourris" qui doit évidemment se comprendre "tous pourris, sauf moi". Selon ce concept, toute la politique est corrompue, sauf l'utilisateur de cette doctrine et ses partisans, évidemment. Seulement pour utiliser ce genre d'insinuations, il faut pouvoir montrer pattes blanches. Je pense que la suite vous montrera que Jean-Marie Le Pen ferait mieux de se taire sur ce point.



  • Janvier 1960 : condamné pour des menaces de mort proférées à l’encontre d’un commissaire de police (Le Monde, 21 janvier 1992).

  • 27 avril 1964 : condamné pour coups et blessures volontaires (Le Monde, 21 janvier 1992).

  • 16 janvier 1969 : condamné à trois mois de prison avec sursis et 20 000 F de dommages et intérêts pour coups et blessures volontaires par le Tribunal de grande instance de Paris (Le Monde, 21 janvier 1992).

  • 14 janvier 1971 : reconnu coupable par la Cour de cassation d'« apologie de crime de guerre ». La pochette d'un disque édité par la Serp affirmait : « La montée vers le pouvoir d'Adolf Hitler et du Parti national-socialiste fut caractérisée par un puissant mouvement de masse, somme toute populaire et démocratique, puisqu'il triompha à la suite de consultations électorales régulières, circonstance généralement oubliée. »

  • 11 mars 1986 : condamné au franc symbolique pour « antisémitisme insidieux » (peine confirmée en appel le 9 juillet). Jean-Marie Le Pen s'en était violemment pris à des journalistes juifs ou d'ascendance juive : « Je dédie votre accueil à Jean-François Kahn, à Jean Daniel, à Yvan Levaï, à Elkabbach, à tous les menteurs de la presse de ce pays. Ces gens-là sont la honte de leur profession. Monsieur Lustiger me pardonnera ce moment de colère, puisque même Jésus le connut lorsqu'il chassa les marchands du temple, ce que nous allons faire pour notre pays. » Et il leur accordait comme circonstance atténuante de n'avoir « appris le français que récemment ».

  • 27 mars 1986 : reconnu coupable d'apologie de crimes de guerre dont la déportation pour l'édition d'un disque sur lequel on peut entendre « un hymne du parti nazi » et « Vive Hitler ».

  • 16 novembre 1987 : condamné à 3000 F d'amende et 8000 F de dommages et intérêts à verser au Mrap pour « provocation à la haine, la discrimination et la violence raciale » par le Tribunal de Paris à la suite de la distribution d'un tract lors des élections municipales de 1983. Condamné lors du même procès à 5 000 F d'amende pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale » pour ses propos lors d'une l'émission du 14 février 1984, selon lesquels « le monde islamo-arabe » constituerait un « danger mortel ». Peines confirmées par la Cour d'appel de Paris (11ème chambre) le 29 mars 1989.

    • 8 juin 1993 (pourvoi n°89-83298) : Cassation partielle de l'arrêt de la cour d'appel de Paris du 29 mars 1989 en ses dispositions portant condamnations pénales et civiles du chef du délit de provocation à la discrimination raciale. Pour la cour d'appel, Le Pen

      « met l'accent sur le "monde islamo-arabe qui actuellement pénètre dans notre pays" et le "danger mortel" pour les français de se voir ainsi "colonisés" ; que de tels propos sont de nature à créer dans l'esprit des français l'idée qu'ils sont menacés dans leur identité même par la présence sur leur territoire de musulmans venant du tiers monde, à faire naître envers ce groupe déterminé, à raison de sa religion des réactions de rejet et à provoquer des actes discriminatoires voire de violence »

      alors que pour la Cour de cassation,

      « les expressions reprochées au demandeur ne désignaient aucune personne ou aucun groupe de personnes autre que des populations étrangères indéterminées, n'étaient de nature à inciter le public ni à la haine, ni à la violence, ni à la discrimination raciale et n'avaient pas dépassé les limites du droit à la libre expression sur le phénomène de l'immigration, la cour d'appel a dénaturé les propos incriminés et fait une fausse application de l'article 24 alinéa 6 de la loi du 29 juillet 1881 »
  • 23 mai 1991 : condamné par la Cour d'appel de Lyon pour « utilisation du terme SIDA pour stigmatiser l'immigration qui représenterait un danger aussi grave que la maladie porte une atteinte intolérable à la dignité des malades, qui ont droit au respect et à la solidarité et également une atteinte intolérable à la dignité des populations immigrées ».

  • 18 décembre 1991 : condamné par la cour d'appel de Versailles pour « banalisation de crimes contre l'humanité » et « consentement à l'horrible » pour avoir déclaré : « Je me pose un certain nombre de questions. Je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé. Je n'ai pas pu moi-même en voir. Je n'ai pas étudié la question. Mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. [...] Si, c'est un point de détail ! Voulez-vous me dire que c'est une vérité révélée à laquelle tout le monde doit croire, que c'est une obligation morale ? Je dis qu’il y a des historiens qui débattent de ces questions. »

  • 27 mai 1992 : condamné pour « diffamation » par le tribunal de grande instance de Paris à 1 F symbolique de dommages et intérêts à Jean-Christophe Cambadélis. Jean-Marie Le Pen avait qualifié le député PS d'« ancien — ou toujours — trotskiste, et ami des organisations terroristes allemandes » (Le Monde, 7 juin 1992).

  • 3 juin 1993 : condamné à 10 000 francs (1 524 euros) d'amende par la Cour d'appel de Paris « injure publique » au ministre de la Fonction publique de l'époque, Michel Durafour, appelé « monsieur Durafour-crématoire » (Le Monde, 5 juin 1993). Le 7 décembre de la même année, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi.

  • 8 novembre 1995 : condamné à un redressement de 1,4 million de francs pour « oublis de plus-value boursière et sous-estimation de loyer ».

  • 15 novembre 1996 : condamné le tribunal de grande instance de Mont-de-Marsan à 10 000 F de dommages et intérêts pour avoir tenu des propos ayant « gravement porté atteinte » au président du tribunal d'Auch (Le Monde, 17 novembre 1996).

  • 6 janvier 1997 : condamné à 6 000 F d'amende et 1 F symbolique de dommages et intérêts par le tribunal de Strasbourg pour avoir qualifié l'association Ras l'front de « mouvement de tueurs de flics ».

  • 4 juillet 1997 : condamné à 5 000 F d'amende par la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris, pour avoir traité le président de SOS-Racisme, Fodé Sylla, de « gros zébu fou » lors d'une conférence de presse (Le Monde, 6 juillet 1997).

  • 26 décembre 1997 : condamné à 300 000 F de consignation pour diffusion du jugement dans des journaux, à verser entre un franc symbolique et 5 000 F de dommages et intérêts à onze associations plaignantes, et à payer leurs frais de justice par le Tribunal de Nanterre pour « banalisation de crimes contre l'humanité, consentement à l'horrible », pour avoir dit lors d'une conférence de presse en compagnie de Franz Schönhuber, le 5 décembre 1997 à Munich que « dans un livre de mille pages sur la Seconde Guerre mondiale, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz dix à quinze lignes, ce qui s'appelle un détail ». Le 10 septembre 1999, la cour d'appel de Versailles confirme la peine (Le Monde, 15 septembre 1999).

  • 2 avril 1998 : condamné à deux ans d'inéligibilité (réduits à un an par la cour d'appel, qui ajoute  8000 F d'amende) et trois mois de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Versailles pour « violences en réunion » et « injures publiques » (faits requalifiés par la Cour d'appel en « violences sur personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions ») pour avoir agressé la maire et candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal (qui portait son écharpe d'élue) lors des législatives de 1997.

  • 9 septembre 1998 : condamné au franc symbolique pour avoir présenté une tête en carton à l'effigie de Catherine Trautmann lors d'un meeting du Front national en mai 1996. Le tribunal parle d'« mise en scène macabre et choquante évoquant l'image de la mise à mort par décapitation visant d'une manière certes symbolique mais intolérable à l'élimination de l'intéressée », et estime que « l'agressivité de cette mise en scène est de nature à susciter envers Catherine Trautmann un climat d'hostilité excédant les limites admissibles d'un débat d'opinion dans une société démocratique » (Le Monde, 1er octobre 1998).

  • Novembre 1998 : condamné par le tribunal de grande instance de Nanterre à 10 000 F de dommages et intérêts à l'Union des étudiants juifs de France pour avoir déclaré « Je crois à l'inégalité des races », lors de l'université d'été du FN, le 30 août 1996 (Le Monde, 27 novembre 1998).

  • 10 juin 1999 : condamné à 12 000 DM (environ 6 000 €) d'amende par le tribunal d'instance de Munich pour incitation à la haine raciale et apologie de crime de guerre, i.e. « le point de détail » (MRAP, avril 2002)

  • 2 avril 2004 : Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Jean-Marie Le Pen à 10 000 euros d'amende pour provocation à la haine raciale, en raison de propos tenus l'an précédent dans une interview au quotidien Le Monde (il avait déclaré notamment « Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. »). Jean-Marie Le Pen devra également verser 5 000 euros de dommages et intérêts à la Ligue des droits de l'homme et la même somme à la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), qui étaient parties civiles. Décision qui sera confirmée le 11 mai 2006 par la chambre criminelle de la cour de cassation.

 

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par Darklord publié dans : Les anti-démocrates
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Vendredi 31 août 2007

Xavier Darcos, ministre de l'éducation, a finalement annoncé la suppression de 11200 postes dans l'éducation nationale. Cette nouvelle fait suite à d'autres suppression d'emplois depuis des années.

Pourtant, le secteur de l'éducation est reconnu comme manquant de personnel. Ce paradoxe ne semble pas gêner Darcos qui déclare que les enseignants doivent travailler « différemment ». « Les élèves ont besoin d'une autre forme de présence et de soutien » persiste le ministre qui ne s'abaissera apparemment pas à expliquer comment apporter présence et soutien avec moins d'employés et rajoute même que « ce que nous devons faire, c'est non pas rajouter encore des heures, rajouter encore des options, rajouter encore des enseignements mais nous occuper de manière plus personnelle, plus individuelle des élèves en difficulté ». Effectivement, il serait difficile de rajouter quoi que ce soit avec de moins en moins de postes, tout autant que de s'occuper des élèves de manière plus personnelle et plus individuelle.

Mais là-dessus, Darcos préférera ne pas en dire plus pour passer à ce qu'il appelle ses « propositions ». Pour lui, il faut ajouter de "la souplesse", de "la réactivité", pour faire des établissements "plus autonomes". Xavier Darcos souhaite "mettre de l'autonomie, de l'initiative partout plutôt que de croire qu'il faut injecter massivement des moyens, aveuglément. » Autrement dit, le ministre de l'éducation compte bien se débarrasser purement et simplement de l'éducation et laisser les problèmes scolaires au terrain. Le tout après lui avoir supprimé des postes.

Il oublie que certains n'ont pas la mémoire aussi courte que lui. En effet, rappelez-vous la dernière loi également en préparation sur l'éducation qui consistait à obliger les enseignants de collèges et lycées à assurer deux matières. En réalité, le ministère de l'éducation compte s'appuyer sur les à-prioris négatifs à propos des enseignants pour gagner l'opinion publique à sa cause. A-prioris qu'il va bien sûr gonfler dans le genre « ce n'est pas normal que les enseignants n'acceptent pas de travailler plus alors qu'ils le pourraient », « ce n'est pas normal qu'ils se plaignent avec leurs vacances »,... Bref, tout pour assurer un débat cordial sur la question.

Se servir de mensonges, souvent haineux, pour décrédibiliser les opposants aux réformes n'est pas neuf. On a vu le même manège de la part du gouvernement lors de la loi sur le service minimum où tous les persifleurs de la majorité sont montés au créneau pour dénoncer l'irresponsabilité des travailleurs dans les transports qui « prennent en otage » les usagers à chaque grève. Sauf que, évidemment, aucun d'eux n'a voulu précisé que les grèves représentent seulement 2% des problèmes de transport, donc que le service minimum était une supercherie pour les usagers et un vrai déni du droit de grève.

Ce n'est pas un hasard d'ailleurs si, à cette même période, le gouvernement envisageait déjà d'appliquer le service minimum dans l'éducation, le tout sans bien sûr se poser la question de savoir si les grèves des enseignants constituaient bien un vrai problème.

D'ailleurs, en parlant de grève, les principaux syndicats d'enseignants (FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education, FERC-CGT, FNEC-FP FO, FAEN), les principales organisations lycéennes (FIDL, UNL) et étudiantes (UNEF, Cé), la principale association de parents d'élèves (FCPE), ainsi que des mouvements et groupes liés à l'éducation (Ligue de l'enseignement, GFEN, CRAP Cahiers Pédagogiques) étaient réunis jeudi au siège de la CFDT à Paris dans le but d'organiser une campagne d'explication et de sensibilisation de l'opinion pour en arriver peut être à une "initiative d'ampleur nationale".

 

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par Darklord publié dans : Réflexions
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Mercredi 22 août 2007

Brice Hortefeux, l'inhumain ministre de l'immigration, de l'intégration (sic), de l'identité nationale (...vaut mieux rien dire) et du codéveloppement (fantôme jusqu'à présent), vient d'annoncer que les expulsions « d'étrangers en situation irrégulière » étaient légèrement en dessous du cota de 25 000 reconduites fixé pour l'année 2007. Sans se soucier des raisons qui expliqueraient que les forces de l'ordre aient du mal à trouver des étrangers en situation irrégulières, Hortefeux est donc immédiatement monté sur ses grands chevaux sarkozystes en déclarant qu'il fallait « redoubler d'efforts pour les interpellations » (nouvelobs.com).

 

Comme à son habitude, Hortefeux (et tous ceux qui l'ont précédé à cette tâche d'ailleurs) ne considère pas qu'il est besoin de rappeler pourquoi la lutte contre l'immigration est si cruciale. Ce qui est d'autant plus dommage qu'un rapport de 2006 en expose les raisons. Sauf que ces explications sont déjà réfutées depuis des années, voir sombre dans le ridicule achevé.

 

Prenons les explications dans l'ordre.

 


 

Tout d'abord, le rapport expose les « entrées périlleuses » et les « conditions de vie difficiles » des immigrés clandestins. Il est vrai que l'on voit souvent des bateaux de fortunes couler avec des immigrés clandestins à leurs bords et que des immeubles vétustes prennent feux suite à la surpopulation dont ils font les frais.

 

Il est toutefois difficile d'admettre que les différents actions gouvernementales se soient vraiment souciées des conditions d'arrivées et de vies des immigrés, surtout étant donné que ces difficultés proviennent la plupart du temps des lois contre l'immigration qui privent ces personnes de mobilité et de droits. Même le rapport ne peut pas faire l'impasse sur cette réalité : « Leur défaut de titre de séjour les place dans une situation de totale dépendance : ils ne peuvent alerter les autorités pour protester contre des conditions indignes puisqu'ils seraient alors menacés d'expulsion. »

 


 

Le rapport met ensuite en avant les problèmes les plus tendancieux de l'immigration, c'est à dire ceux que les médias et les politiques se plaisent à rapporter à tort et à travers, à savoir le travail clandestin et l'insécurité. Le premier favoriserait une concurrence déloyale et le second serait le fait de ceux qui n'ont pas de travail, illégal ou non.

 

Mais le rapport démontre encore son ambiguïté en admettant que les conditions d'accueils des immigrés favorisent ces deux points. « Certains étrangers disposent d'un titre de séjour régulier mais sont employés illégalement car ils ne bénéficient pas d'une autorisation de travail. Immigration clandestine et travail illégal ne se recoupent donc que partiellement. » Même les étrangers qui ont régulariser leur situation (même de manière temporaire) sont parfois empêchés de travailler, et donc de subvenir à leurs besoins. Difficile dans ces conditions d'échapper à la délinquance. De plus, la portée du travail illégal est largement surestimé. Le rapport montre également que les secteurs du bâtiment, de l'hôtellerie et de l'agriculture en sont les premiers et les plus importants bénéficiaires. Or ce qui n'est pas dit dans le rapport, c'est que ces trois secteurs sont toujours en déficit de travailleurs malgré l'apport des immigrés. Il est donc difficile de comprendre pourquoi il est si urgent d'expulser ces travailleurs illégaux plutôt que d'agir pour les aider à avoir de meilleures conditions de travail dans un secteur qui en a besoin.

 

Quant au passage sur la délinquance, il est tout simplement risible. Les auteurs du rapport constate simplement que l'extrême pauvreté favorise les actes de délinquances pour subvenir à ses besoins. Ce qui n'est pas seulement le cas des immigrés. Ces derniers s'en sortiraient sûrement mieux sans tous les freins à l'intégration qui n'ont cessé de s'accumuler depuis des années. Mais sans la délinquance, la politique d'immigration perd sa principale raison d'être aux yeux des personnes que l'on a gavé de l'image des mauvais immigrés abusant des largesse de la France.

 


 

Enfin les dernières raisons évoquées se basent sur le coût de l'immigration illégale et les répercussions sur la vie des étrangers en situation régulière. Mais même là, le rapport en arrivent à l'effet inverse que celui qui est souhaité. En essayant de faire porter le chapeau aux clandestins, les auteurs n'arrivent qu'à démontrer que ce qui coûte le plus cher sur la question de l'immigration n'est ni plus ni moins que les moyens mis en oeuvre pour la répression. Autant les laisser parler, c'est édifiant : « Une part importante des moyens à la disposition des services de l'Etat est accaparée par la politique de répression de l'immigration clandestine, ce qui les empêche d'accorder toute l'attention requise aux populations étrangères résidant régulièrement sur notre sol ».

 

Quant au deuxième point à ce sujet, les auteurs restent très évasifs : « Il ne faut pas se dissimuler, enfin, l'impact négatif de l'immigration irrégulière sur la perception par l'opinion publique des étrangers en situation régulière. Une partie de l'opinion risque de céder à la tentation de l'amalgame, ce qui peut conduire, notamment, à ce que l'immigration en général soit « assimilée à l'insécurité et à la délinquance alors que leur rapprochement ne peut être partiellement légitime qu'avec une certaine forme d'immigration irrégulière ». De ce fait, l'immigration clandestine peut favoriser le développement d'un sentiment d'hostilité au sein de la société française, qui ne favorise pas l'intégration des étrangers en situation régulière ». Si vous lisez comme moi, on voit que les auteurs ne se préoccupent aucunement de la manière dont se forme l'opinion publique et l'amalgame dénoncé. Pour eux, il n'y a donc ni débat, ni slogans, ni décision politique, ni relais dans les médias qui jouent un quelconque rôle sur la formation de l'opinion.

 


 

Aujourd'hui donc, il n'existe pas de raisons valables qui justifieraient un tel acharnement contre les immigrés. Les problèmes soulevés par l'immigration sont ceux que la France s'est crée par ses lois censées nous protéger d'une menace inexistante, mais qui reste bien pratique lors des périodes d'élections.

 

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par Darklord publié dans : Réflexions
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Lundi 13 août 2007

Entre 150 et 200 agriculteurs de Midi-Pyrénée se sont rassemblés samedi 11 août à Saverdun dans l'Ariège contre les actions anti-OGM à l'appel de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs du département. Cette manifestation a eu lieu deux heures avant une autre rassemblant cette fois-ci des militants anti-OGM.


Les agriculteurs de la FNSEA portaient un ruban noir pour signifier le deuil de Claude Lagorce, l'agriculteur qui s'était pendu avant une manifestation OGM le 5 août, sans toutefois « vouloir polémiquer sur l'évènement » selon un organisateur, ce qui est donc raté. (nouvelobs.com)


La FNSEA soutient les OGM de manière inconditionnelle (comme le montre leur site), n'hésitant pas à instrumentaliser la mort de Lagorce, et en essayant de jouer sur l'anti-américanisme pour gagner l'opinion à sa cause :


« Si nous laissons la recherche sur les OGM aux mains de pays tels que les Etats-Unis, nous allons irrémédiablement accroître notre dépendance vis-à-vis d'eux. La FNSEA et les JA sont favorables à la recherche sur les OGM et s'insurgent contre les arrachages sauvages handicapant cette même recherche. Détruire la recherche c'est cultiver notre dépendance. C'est au Gouvernement de prendre ses responsabilités pour fixer les limites qui sont nécessaires. La FNSEA et les JA sont persuadés que des filières OGM, non-OGM et bio peuvent coexister sur le terrain. Avec les règles de traçabilité et d'étiquetage, le consommateur devra pouvoir choisir au final en connaissance de cause. »


On apprend donc que, selon la FNSEA, filières OGM, non-OGM et bio peuvent coexister ce qui est faux comme l'a prouvé la pollution par pollen depuis longtemps. Quant au choix du consommateur, on touche au risible. Les producteurs OGM ne veulent pas avouer qu'ils font des OGM, non pas à cause des manifestations, mais à cause des réactions possibles de leurs voisins. Par exemple :


« Dans la nuit du 6 au 7 août dernier, une parcelle de 1 000 mètres carrés était ainsi détruite à Jonquières (Vaucluse) par des militants opposés aux organismes génétiquement modifiés. Un carré que traquaient désespérément les anti-OGM depuis environ un mois, et dont le maire de la commune ignorait jusqu'à l'existence. Le collectif régional s'est d'ailleurs insurgé contre ce « manque de transparence », lésant de facto les paysans et apiculteurs voisins, susceptibles de voir leurs exploitations contaminées par les pollens. » (lefigaro.fr)


Les distributeurs suivent naturellement le même chemin. Ils savent très bien que s'ils étiquettent « OGM » des produits, ils ne se vendront pas, une grande majorité de consommateurs refusant toujours les OGM dans leurs assiettes.


Rien ne devrait changer avant le « Grenelle » de l'environnement cet automne et ce n'est pas encore gagné. Seule proposition semblant pouvoir vraiment émerger, la proposition de Corinne Lepage de Cap 21 (qui a dénoncé les études faites par la firme Monsanto) qui prévoit « la mise en place d'une expertise scientifique indépendante avant toute mise sur le marché ou essais à grande échelle d'OGM ». Rien donc pour empêcher la pollution des parcelles avoisinantes.

 

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par Darklord publié dans : Réflexions
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Mercredi 8 août 2007

L'historien américain Raoul Hilberg est mort ce samedi.

Raoul-Hilberg.jpg

Hilberg est une référence internationale sur la question de la Shoah notamment à travers son oeuvre phare, la destruction des juifs d'Europe (1955) qu'il n'a cessé de compléter jusqu'à ses derniers mois. Il est surtout basé sur des archives allemandes saisies par l'armée américaine (dans laquelle il a combattu) et s'est grandement complété lorsque les archives soviétiques se sont ouvertes en 1990.

C'est cette même année qu'on lui reconnaît une notoriété internationale par son démontage du processus et des étapes du génocide.

La dernière édition française de la destruction des juifs d'Europe est parue en 2006, compte 2400 pages en trois volumes.


« L'Histoire est l'Histoire, tant pis si elle ne correspond pas à ce que nous souhaiterions qu'elle fut. » Raoul Hilberg

par Darklord publié dans : Hommage
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Pub copinage

Un lien vers le blog de Manu Larcenet, dessinateur de talent. Comme il fait moins de dessins d'actualité je ne l'ai pas mis dans mes autres liens comme Maëster.

http://manularcenet.com/

Allez voir les superbes dessins d'Artea

http://artea.over-blog.com/


Le blog d'Hémiprésente, très bien écrit avec beaucoup de sensibilité.

http://hemipresente.over-blog.com/


Le blog de Gaëtane avec ses humeurs et son humour

http://hi-ni-yotte.over-blog.com/

Le site de Marcel Gotlib, grand maître de la BD. Si vous ne le connaissez pas, aller vite vous rattraper en lisant ces quelques pages.

http://www.marcelgotlib.com/

Pour tout savoir sur le médieval et le moyen âge, allez voir le blog de Morrigane

http://medieval-moyen-age.net/

Allez vite faire un tour sur le blog de Faustine. Entre ses jolis textes, ses réflexions et ses engagements, vous trouverez toujours quelque chose qui vous plaira.

http://faustine.over-blog.org/

Si vous ignorez ce qu'est le mouvemet fractal, découvrez-le grâce au blog de Torquato Denova.

http://mouvement-fractal.over-blog.net/

 

Encore un artiste dans la liste : Lexiaolong et ses magnifiques peintures (notamment). N'hésitez pas à aller découvrir tout son talent.

 

http://www.lexiaolong.com/

 

Et allez, encore un dessineux, il s'agit cette fois de Koulou, dessinateur très donjonesque qui me fait l'honneur, ainsi qu'à quelques amis, de réaliser des dessins pour un site à nous. Rendez-lui une petite visite.

 

http://lemondedekoulou.over-blog.com/

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