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International

Lundi 11 août 2008

 

Mur de Cochabamba représentant le président bolivien issu de la population indienne du pays

 

Article de lemonde.fr :

 

Le président bolivien Evo Morales a remporté, dimanche 10 août, une nette victoire qui le confirme dans sa fonction, lors d'un référendum révocatoire destiné à renforcer son assise politique pour sortir la Bolivie de l'impasse. M. Morales et son vice-président sont crédités de plus de 63 % de votes favorables par les chaînes de télévision ATB et PAT (privée). Ses principaux opposants libéraux ont également obtenu de bons scores, tel le gouverneur de Santa Cruz (est), Ruben Costas, qui a également été amplement confirmé dans sa fonction avec 69 %, selon la chaîne ATB.

Du balcon du palais présidentiel, Evo Morales a déclaré à la foule qui fêtait la victoire qu'il demeurait à son poste "pour avancer dans la récupération des ressources naturelles et consolider la nationalisation". Il a aussi présenté ses "respects aux gouverneurs" confirmés, dont cinq sont des opposants. De son côté, Ruben Costas, qui a jugé que "l'autonomie a gagné", a demandé au gouvernement de ne "pas promouvoir son projet de Constitution, sinon il sera dans une impasse".

 

"UN RÉSULTAT PROBLÉMATIQUE"

 

"C'est un bon résultat [pour Evo Morales], mais un résultat problématique", analyse le politologue Hervé Do Alto, basé à La Paz, selon qui "il y a un blocage général car les équilibres sont maintenus". "Même si le gouvernement est en position de force, il doit négocier, il n'y a pas d'autre sortie", a-t-il souligné. M. Do Alto relève qu'il "existe un vote très marqué en faveur de la régionalisation", en faisant référence aux résultats des gouverneurs libéraux de Pando (nord), Beni (nord), Tarija (sud) qui ont été confirmés à leur poste avec un score supérieur à leurs élections. Deux adversaires politiques du gouvernement socialiste ont perdu : Jose-Luis Paredes (social-démocrate) à La Paz et son collègue de Cochabamba (centre) Manfred Reyes. Cet ancien officier n'a cependant pas voulu reconnaître le référendum et a déclaré rester à son poste, malgré sa défaite. Le gouverneur d'Oruro (sud), partisan de M. Morales n'a pas été non plus confirmé, en raison notamment de sa gestion locale.

Pour sortir la Bolivie de l'impasse politique et de la division, Evo Morales, premier président indigène de ce pays andin pauvre et peuplé de 10 millions d'habitants, avait organisé, trente-deux mois après son arrivée au pouvoir, ce référendum révocatoire pour relancer sa politique, enlisée par le manque de dialogue avec l'opposition.

Par Darklord
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Mercredi 24 septembre 2008

 

« Le FBI a entamé plusieurs enquêtes sur les sociétés financières en difficulté Fannie Mae, Freddie Mac, Lehman Brothers et AIG, qui ont déclenché le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars du gouvernement américain, a-t-on appris mardi soir 23 septembre.

Deux inspecteurs du FBI ont indiqué à Associated Press que l'agence de renseignement recherche de possibles fraudes des sociétés de contrepartie hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac, et de l'assureur AIG. » (nouvelobs.com)

 

La crise financière actuelle a secoué le petit monde de l'économie, petit monde qui contrôle sans trop de partages le grand. Aujourd'hui ça va mieux. Il y a bien quelques pessimistes qui continuent de dire qu'il faut faire attention mais ils sont autant écouter qu'avant. On en est donc à la recherche des coupables car, évidemment, le petit monde de l'économie ne peut accepter l'idée qu'il n'y ait pas une ou plusieurs malversations dans le désastre.

Et si justement, il n'y avait pas de coupables ? Et si c'était le système dans son ensemble, le problème ?

Soyons sûrs d'une chose, si l'on cherche des malversations, des erreurs, des problèmes dans la grande finance, on en trouvera toujours. Ou alors on se heurte au mur opaque des paradis fiscaux. Le FBI, actuellement dans les préléminaires de l'enquête, trouvera donc quelque chose, on peut en être sûr. Est-ce que pour autant cela expliquera la crise ? C'est difficile à croire.

 

« Même sans panique, la crise actuelle est un tonneau sans fond. L'Etat fédéral, après avoir sauvé Bear Stearns, Fannie Mae et Freddie Mac, ne peut plus se porter garant sauf à complètement fausser le jeu de la libre entreprise. » (nouvelobs.com)

 

La libre entreprise, c'est peut être elle la coupable. Entendons-nous bien, je ne suis pas anti-capitaliste, mais les déboires des golden boys ne m'émeuvent pas. Je suis beaucoup plus inquiets pour les employés, de par le monde, qui vont être touchés par cette crise. La « libre » entreprise s'inspire bien sûr de la mouvance économique libérale, qui donne aux entreprises la liberté de faire ce qui leur plaît, même celle de nous plonger toutes et tous dans la crise.

 

« La semaine dernière, le directeur du FBI Robert Mueller avait indiqué que son agence suivait déjà 24 affaires de ce type, sans citer les noms des sociétés concernées. Mais il s'agissait de vérifier si certaines d'entre elles ont maquillé leurs bilans. Dans le cadre de la crise des crédits hypothécaires, le FBI recherche des responsables de fraudes comptables, de délits d'initiés, et des dissimulations de la valeur réelle des titres des sociétés immobilières et d'autres investissements. » (lefigaro.fr)

 

On le voit, les recherches s'orientent sur les malversations humaines, se basant sur l'idée que le système économique tel qu'il a été conçu par les économistes libéraux ne peut échouer.

Pourtant, aujourd'hui, seul l'interventionnisme de l'état, décrié par ces mêmes économistes, semble pouvoir sauver la situation, sur le dos de vous savez qui.

 

« le démocrate Jack Reed a regretté que "le contribuable doive assumer le risque de décisions désastreuses prises par des individus fortement rémunérés à Wall Street". » (lemonde.fr)

 

« Reste le contribuable, d'Amérique et d'ailleurs. Il sait déjà ce qui l'attend. Il voudrait simplement qu'on lui présente l'addition et qu'on passe enfin à autre chose. Problème : cette maudite addition, personne n'est capable de la calculer ! » (nouvelobs.com)

 

C'est pratique. L'interventionnisme est apprécié en cas de crise et récusé quand tout va bien (enfin quand ça en a l'air). C'est pourquoi d'ailleurs les démocrates américain, en pleine stratégie électorale, veulent bloquer cet interventionnisme qui fera payer le contribuable lambda, plutôt que ceux qui en ont les moyens. Car les autres banques et assurances ne veulent pas vraiment entendre parler de mettre la main à la poche. Que ceux qui cotisent déjà se vident encore les poches.

Et puis il y a ceux qui en profitent, Sarkozy en tête. Après avoir été un chantre du libéralisme économique, le voilà qui retourne sa veste devant le monde entier pour réclamer que l'on trouve et châtie les « coupables », encore, ce que le FBI avait donc déjà commencé à faire à ce moment là. Et d'appeler également à un rassemblement façon G8 pour tirer les leçons de la crise avant la fin de l'année, alors que les USA, principalement concernés, seront court-circuités par les élections présidentielles. Mais Sarko n'a jamais vraiment caché qu'il espérait bien profiter des élections étasuniennes pour se mettre au premier plan international. On essaie quand même d'y faire croire.

 

« Fidèle à son style et à son tempérament, le chef de l'État a également donné un coup de pied dans la fourmilière sur un sujet sensible. À ses yeux, les « responsables » du désastre doivent être recherchés et punis. Sans doute faut-il accueillir ces incantations avec la distance qu'il convient : il n'existe pas de coupables désignés à l'origine de la crise, ou, plutôt, ils sont si nombreux qu'on ne pourra pas tous les embastiller ! Du vendeur de crédit californien au trader de Wall Street, en passant par les patrons des grandes banques, chacun a participé à la décomposition du système. Mais tant qu'à traiter au fond les racines de la crise, autant se pencher aussi sur la moralité, qui a déserté en partie le capitalisme, au risque de jeter sur lui. » (lefigaro.fr)

 

On reconnaît que le système ne fonctionne pas comme il le devrait. Mais on s'échine à chercher des responsables. Beaucoup de mouvements donc, autour de questions diverses qui éviteront aux dirigeants et responsables de remettre en question notre système économique choisit par une élite pour une élite. Le libéralisme économique, c'est laisser le soin aux entreprises de faire ce qu'elles veulent, même dans le pire et de ne pouvoir, techniquement, sanctionner, ni même contrecarrer un comportement irresponsable à un haut niveau.

Car l'intérêt général est absent des considérations des entreprises libérales. L'économie actuelle assure la suprématie des intérêts privés et seules des réactions citoyennes qui ont forcé certains états à agir dans certains cas, ont pu se mettre en travers de leurs routes, beaucoup trop rarement et faiblement au vu du système.

Par Darklord
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Jeudi 25 septembre 2008

 

Le débat sur la laïcité française est important. Mais comparé à certains évènements dans le monde, il peut sembler puéril. On apprend aujourd'hui, par une vidéo sur le net, que Sarah Palin, candidate à la vice présidence des USA avec John McCain, s'est fait bénir (bon, à la limite, jusque là... ) contre la sorcellerie et satan.

 

L'article et la vidéo en question sur nouvelobs.com

 

Voilà plein de promesses si jamais elle est élue.

Mais plus grave, Sarah Palin est une inconditionnelle de la mouvance créationniste. Petit rappel des faits, les créationnistes sont un mouvement protestant apparu aux USA qui appliquent la bible au mot près et, surtout, qui exige que tout le monde fasse de même, se moquant éperdument de toute laïcité, des non-croyants et des croyants d'autres dogmes. Leur cheval de bataille principal est d'imposer l'étude de la bible à l'école pour promouvoir la création du monde tel qu'il est décrit dans la genèse, en contradiction avec les thèses évolutionnistes de Darwin, pointées du doigt. Le vieux match science/religion remis au goût du jour. Peu importe pour les créationnistes de ne pas se baser sur des faits scientifiques et de refuser les débâts avec d'autres contradicteurs évolutionnistes qui ont évolué (justement) depuis Darwin. Et surtout, peu leur importe leurs propres convictions qu'ils ont allègrement modifié pour leur donner un tour différent à travers le dessein intelligent. (voir ce précédent article pour plus de précisions à ce sujet).

Bref, voilà ce que nous propose la possible future vice-présidente des états-unis qui considèrent également que « la guerre en Irak était une épreuve qui venait de Dieu » (libération.fr), ce qui en soit, il est vrai, n'est pas nouveau, Bush jr. l'annonçait déjà dès le début. Mais Palin va plus loin, pour elle c'est également la volonté de dieu que le gouvernement fédéral paye une partie d’un oléoduc de 30 milliards de dollars qu’elle voulait voir construit en Alaska. Dans le contexte international actuel, dieu a de drôles de préoccupations.

Sarah Palin n'a pas fait modifié les programmes scolaires en faveur du créationnisme. On ne saiot pas vraiment pourquoi car elle était bien partit pour imposer son seul point de vue comme l'a raconté le New York Times :

 

« selon d’anciens fonctionnaires municipaux et des habitants, Sarah Palin s'était adressée, peu après son élection comme maire de Wasilla, au bibliothécaire de la ville pour interdire éventuellement certains livres même si elle n’a jamais été plus loin et que personne n’a jamais su quels ouvrages ou quels passages étaient concernés » (libération.fr)

 

Evidemment, pour terminer son triste parcours politico-religieux, on peut aussi parler de son opposition farouche à l'avortement, même en cas de viol. Quand on connaît l'influence étasunienne sur le monde, il est plus que d'actualité de défendre une véritable laïcité.

Par Darklord
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Dimanche 26 octobre 2008

Article du nouvelobs.com :


La journaliste tunisienne Oum Ziad est convoquée lundi 27 octobre devant la justice de son pays. Il lui est reproché d'avoir écrit, fin septembre, sur le journal en ligne Kalima dont elle est rédactrice en chef, un article sur la censure de l'internet en Tunisie. L'article a été repris cette semaine dans le journal hebdomadaire Mouwatinoun (Citoyens en français).
Mercredi, Mouwatinoun a été saisi par le ministère de l'Intérieur, une enquête ayant été ouverte afin de poursuivre les gens responsables de ces propos jugés illégaux.
"J'ai tout de suite compris que c'était moi qui était visée", a déclaré vendredi 24 octobre Oum Ziad, interrogée par nouvelobs.com. Le jour même de la saisie de l'hebdomadaire, elle a en effet reçu une convocation devant le substitut du procureur, dans "le bureau spécialisé dans les délits de presse et la poursuite des opposants".
Ce qu'elle risque? "Une arrestation, ou alors c'est une manœuvre pour m'intimider à la veille du procès de mon mari". Car son mari, Mokhtar Jallali, avocat et défenseur des droits de l'homme, est lui aussi depuis quelques jours aux prises avec la justice tunisienne.

Un accident politisé

Mokhtar Jallali a été incarcéré en attendant son procès qui devrait avoir lieu mardi prochain. Le 13 octobre dernier, l'avocat a été victime d'un accident de la circulation causé par un chauffard qui l'a violemment percuté dans un carrefour à Tunis. Sous la violence du choc, la voiture de Mokhtar Jallali a fait plusieurs rotations en glissant, lui faisant perdre le contrôle de son véhicule ; lequel, à son tour, a percuté mortellement un passant.
Mokhtar Jallali n'a été interpellé que trois jours après l’arrestation du responsable de l'accident. Il est emprisonné, "alors que tous les papiers de l'affaire le disculpent complètement", dénonce Oum Ziad.
Au départ, Oum Ziad avait choisi de ne pas porter l'histoire sur la scène médiatique : "Je n'avais pas envie de faire une bagarre politique à propos d'un accident de la circulation". "Un passant est mort, une famille est éplorée, ce serait leur manquer de respect que de politiser cette affaire". Elle avait donc décidé de s'en tenir aux procédures administratives.
Mardi dernier, elle avait simplement déposé avec ses avocats une demande de liberté conditionnelle, qui a été rejetée.
La journaliste a alors commencé à craindre que l'affaire ne soit utilisée à des fins politiques par les autorités tunisiennes. D'une part pour punir Mokhtar Jallali pour ses prises de position critiques à l’égard des autorités ; mais aussi, pour viser, à travers lui, sa femme. "En décembre dernier, j'ai reçu par des voies plus ou moins secrètes, le message que des instructions ont été données pour me tenir tranquille jusqu'aux élections de 2009", affirme-t-elle. L'accident de son mari n'aurait été qu'un prétexte. "L'accident, c'est le destin qui leur a donné cette occasion. Ils l'ont saisi malgré sa petitesse".

Représailles

Les pressions du régime ne sont pas nouvelles pour cette activiste devenue, au fil du temps, un symbole de la résistance à l'autorité en Tunisie. Mais Oum Ziad reconnaît qu'elles vont "crescendo".
En 1989, elle a travaillé pour le journal El Ray, symbole de la presse indépendante en Tunisie. Dans un de ses articles, Oum Ziad mettait en doute un discours de Ben Ali, élu quelques semaines auparavant, qui promettait la démocratisation. Résultat: le journal est saisi et supprimé. Oum Ziad n'écrit plus une ligne, jusqu'à l'apparition de Kalima.
En 1999, quelques journalistes veulent s'opposer au contrôle et à la censure de la presse et créer leur journal indépendant. Les autorités refusent mais qu'à cela ne tienne, les fondateurs de Kalima profitent d'un vide juridique et lancent Kalima sur internet. Avec deux principes phares: la liberté et l'indépendance. Les pressions commencent sur le journal et ses collaborateurs : encerclement des locaux, coupure d'internet, agression des collaborateurs...

La famille touchée

Aujourd'hui, le site est remplacé par une page d'accueil, les mails sont piratés. Oum Ziad est-elle aussi visée ? Elle raconte qu'en 2003, elle a écopé de 8 mois de prison, pour un soi-disant trafic d'argent, qu'elle a reçu des lettres de menaces... mais surtout, que sa famille est touchée. "L'étude de mon mari, avec qui travaillent mes deux fils, est pratiquement encerclée constamment par des policiers en civils", raconte-t-elle. "Ils empêchent les clients d'entrer". Elle évoque en passant la surveillance de son domicile, les fouilles systématiques qu'elle subit à chaque voyage à l'aéroport de Tunis, les écoutes téléphoniques, les filatures.
Kalima n'est pas la seule publication tunisienne à écrire des vérités qui fâchent le pouvoir. Quelques journaux d'opposition sont tolérés, comme les hebdomadaires El Mawkif et Mouwatinoun, aujourd'hui saisi, ainsi que le mensuel El Tarik El Jadid. Ils sont donc tolérés, mais mal distribués ; et leur diffusion reste très limitée.

Rompre le silence

Oum Ziad écrit toujours. Pour être lue, malgré le site bloqué, l'équipe de Kalima imprime "de temps en temps, quand ils en ont les moyens" et distribue en toute illégalité des "samizdats", bulletins d'information qui offrent le même contenu que le journal en ligne.
"Ben Ali a imposé le silence absolu à tout le pays. On ne va pas réussir à faire bouger tout un pays paralysé", reconnaît-elle. Elle avoue son peu d'espoir. Et les élections en 2009 ne vont, selon elle, rien y changer. "Ben Ali insiste pour rester en place. Pour moi, c'est le plus mauvais président qui soi. Il va avoir encore un autre mandat pour imposer son style musclé, sa répression aveugle, la corruption du régime qui est de notoriété publique". Pour l'instant, elle se concentre sur les jours à venir, ses avocats à consulter, son mari à faire sortir de prison. Mais garde espoir, stoïque : "Wait and see", conclut-elle.

Par Darklord
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Mardi 28 octobre 2008



Le candidat à la présidentielle américaine Barack Obama arrivera-t-il vivant jusqu'à l'échéance électorale ? Probablement mais on peut néanmoins s'inquiéter de voir que certains ne vont pas hésiter à réduire ses chances de la manière la plus radicale.

On apprend aujourd'hui que le FBI a arrêté deux néo-nazis qui avaient l'intention de commettre plusieurs crimes avant de s'en prendre au candidat lui-même.


« ces deux hommes prévoyaient de tuer 88 noirs, dont 14 par décapitation, au cours d'une cavale meurtrière qui aurait pu les emmener dans plusieurs Etats. Les chiffres 88 et 14 sont symboliques dans les milieux skinheads blancs.

Daniel Cowart, 20 ans, et Paul Schlesselman, 18 ans, voulaient ensuite tuer Barack Obama, selon Jim Cavanaugh. "Ils ont dit que ce serait leur dernier acte, qu'ils essayeraient de tuer le sénateur Obama", a-t-il précisé. "Ils ne croyaient pas qu'ils arriveraient le faire, mais qu'ils se feraient tuer en essayant". » (nouvelobs.com)


De fait, les USA ont un certain passé bien connu avec certains de leurs présidents comme John Kennedy ou Abraham Lincoln, voir avec certains candidats comme Robert Kennedy. Les gens dérangeants, on s'en occupent vite fait, là-bas.

Pour autant doit-on prendre cette menace au sérieux ? En effet, les deux néo-nazis arrêtés ne comptaient pas trop sur leurs chances d'abattre le sénateur Obama et la préparation de leur « épopée » était bien mal partie en réalité surtout qu'ils se font arrêtés pour un simple port d'arme. Il faut se méfier de tout, évidemment, mais ces deux-là n'étaient pas trop dangereux. A peine ont-ils propagé des menaces que l'on connaissait déjà.

Le problème réside avant tout dans des organisations beaucoup mieux préparées et tout aussi idéologiquement malsaine que les deux protagonistes de cette histoire. On le sait, les USA sont le pays de la libre expression par excellence, tel qu'ils nous le sont présenté en tout cas. Dans les faits, on laisse des sites racistes s'exprimer et le Ku Klux Klan faire sa propagande, mais ceux qui s'opposent à la politique du gouvernement tombent sous le coup de la loi pour la sûreté de l'état. Pour preuve, la rencontre entre les deux néonazis s'est justement faite par internet.


« Ils se sont rencontrés il y a environ un mois sur Internet et partagent une philosophie "skinhead" prônant "le pouvoir blanc". » (nouvelobs.com)


Les problèmes d'Obama ne font donc que commencer. Espoir énorme des américains pour améliorer la situation en pleine période de crise, il est également confronté au fait que de nombreuses personnes ne semblent pas prêtes à accepter un président noir. Et que certains, une minorité mais bien réelle, soient prêts à tout pour l'en empêcher.

Par Darklord
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Mercredi 29 octobre 2008



Article de lemonde.fr :


Ce jour-là, dans la petite ville de Blue Bell, au coeur de la Pennsylvanie, le quartier général républicain de campagne était en ébullition. Meghan McCain avait annoncé sa venue et les militants frissonnaient d'excitation en placardant d'immenses posters de bienvenue. La jeune femme arriva à l'heure, le cou orné d'un bijou à l'effigie d'Abraham Lincoln. Elle posa avec chacun, remercia les bénévoles, dédicaça son livre Mon père, John McCain ; puis, après avoir évoqué Carla Bruni - "Je l'adoooore" -, accepta de nous parler du rôle des femmes dans la campagne électorale.


"Je trouve historique et même fabuleux le fait que deux femmes aient joué un rôle si prééminent, dit-elle. Il y a eu Hillary Clinton à qui je suis reconnaissante, en tant que femme, de s'être hissée à un tel niveau d'ambition et de responsabilité. Il y a maintenant Sarah Palin : un mari, cinq enfants, une carrière, du charme, de l'énergie ! La preuve qu'on peut tout avoir en même temps. Un vrai modèle de féministe !" Pardon ? "Ce n'est pas parce qu'on est républicaine qu'on n'a pas le droit d'être féministe ! Elle l'est, je le suis, je revendique ce titre."

Le mot était donc lancé, repris par la presse conservatrice, New York Post en tête, qui qualifiait Sarah Palin de "rêve de féministe". Consternation, voire indignation, dans les rangs féministes traditionnels. "On croit rêver, dira Patt Morrison, chroniqueuse au Los Angeles Times. Les républicains découvrent sexisme et féminisme ! Ils niaient l'existence du premier quand nous dénoncions ses ravages sur Hillary Clinton, mais les voilà qui hurlent dès qu'on critique l'incompétence de Palin ; ils abhorraient le second comme un mouvement de gauchistes frustrées ou hystériques et voilà qu'ils font de leur candidate la féministe idéale ! C'est à la fois drôle et révoltant !"

 ENNEMIE DE L'AVORTEMENT


Drôle parce que la virevolte s'est faite en vingt-quatre heures, lors de la convention républicaine du début septembre annonçant le choix d'une vice-présidente. Révoltant, expliquait encore Patt Morrison, parce que la gouverneure de l'Alaska, membre de l'organisation Feminists for Life, ennemie irréductible de l'avortement, défend un programme et des valeurs à l'opposé de ce que réclament les mouvements féministes.

"Le fait que Palin soit une maman jonglant entre son travail et ses responsabilités familiales a forcément touché les femmes, concède Latifa Lylel, vice-présidente de NOW (National Organization for Women), la principale organisation féministe qui, contrairement à sa tradition, et en liaison avec plusieurs autres associations de femmes, s'est déterminée pour Barack Obama. Et d'ajouter : "Mais le passé et les discours de Sarah Palin montrent qu'elle ne fera en rien progresser les autres femmes. Au contraire ! Elle soutient les positions les plus misogynes de son patron, contre l'égalité de salaires, contre l'avortement (même en cas de viol ou d'inceste), contre l'éducation sexuelle, le contrôle des naissances, etc. Nous avons longtemps pensé que ces discours étaient typiques d'une petite clique d'hommes blancs au pouvoir. Quelle tristesse de découvrir qu'une femme peut les relayer avec autant d'aplomb."

Sarah Palin en a pourtant troublé certaines, heureuses du courant d'air frais provoqué par le débarquement inattendu de cette mère de famille sexy et populaire, amatrice de pêche et de chasse au caribou, dans le grand Barnum électoral. Ravies qu'une femme, autre que l'épouse d'un candidat, figure dans le paysage politique. Parmi elles, Shelly Mandell, la présidente de la section locale de NOW à Los Angeles, qui s'est exclamée : "Voici à quoi ressemble une féministe !", lors d'un meeting de Sarah Palin et en se présentant elle-même comme une vieille militante de la cause des femmes. Mal lui en a pris. Condamnations indignées, désaveux, communiqués rageurs se sont succédé. Et il n'est pas une organisation féministe qui, depuis les quelques interventions de la colistière républicaine à la télévision, ait eu envie de lui apporter un soutien.

"Palin ne partage rien d'autre qu'un chromosome avec Clinton", écrivait, le 4 septembre dans le Los AngelesTimes, Gloria Steinem, flamboyante et mythique chef de file des féministes. Se rallier au ticket républicain pour protester contre l'exclusion d'Hillary Clinton reviendrait à dire : "Quelqu'un a volé mes chaussures, je dois donc me faire amputer."

Tout de même, plaident quelques kamikazes. Ces remarques sur le physique de bimbo de la colistière de John McCain, ces interrogations machistes sur sa capacité à assurer une charge politique importante avec des enfants en bas âge, et ces fuites indélicates sur ses dépenses de coiffeur et d'habillement, ne mériteraient-ils pas que les femmes la soutiennent ? "Non ! persiste Latifa Lylel. Nous dénonçons à l'unisson le sexisme dont elle est parfois la victime, mais le féminisme n'a jamais eu pour objet de faire obtenir un poste à une femme, plutôt de rendre la vie plus juste pour l'ensemble des femmes. C'est ce à quoi visait Hillary Clinton, ce qui a influencé Obama. En aucun cas Sarah Palin."


Annick Cojean

Par Darklord
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Vendredi 19 juin 2009

Un article du nouvelobs.com :

 

Environ 1.200 employés d'une raffinerie de l'est de l'Angleterre avaient entamé une grève sauvage le 11 juin pour soutenir 51 de leurs collègues licenciés. Ils estimaient qu'un accord de non suppression d'emplois avait été violé par la direction.

 

Une raffinerie britannique de Lindsey, dans l'est de l'Angleterre, propriété du groupe pétrolier français Total, a licencié près de 900 employés, une semaine après qu'ils ont entamé une grève sauvage, a-t-on appris vendredi 19 juin auprès d'un syndicat de l'entreprise et de Total.
Environ 1.200 employés de la raffinerie de Lindsey, dans l'est de l'Angleterre, avaient entamé une grève sauvage le 11 juin pour soutenir 51 de leurs collègues licenciés. Ils estimaient qu'un accord de non suppression d'emplois avait été violé par la direction, selon des médias, une version des faits non reconnue par Total.

Syndicats "extrêmement inquiets"


"Total peut confirmer, avec regret, que le processus visant à mettre fin aux contrats des personnes concernées sur le site HDS-3 a maintenant commencé", a précisé vendredi matin le groupe pétrolier français dans un communiqué, tout en soulignant que les salariés concernés pourraient postuler à nouveau à leurs postes jusqu'au 22 juin.
S'exprimant "frustré et déçu" devant l'échec des négociations, Total a soutenu que la grève était "non officielle et illégale".
Le syndicat Unite de son côté s'est déclaré "extrêmement inquiet" devant la décision de Total et devant "les ramifications de cette décision", appelant "toutes les parties à revenir à la table des négociations pour résoudre le problème".
Les salariés de la raffinerie de Lindsey avaient mené une grève au début de l'année 2009 contre la décision de la direction d'accorder un contrat à une entreprise italienne employant de la main-d'oeuvre non britannique. Ils avaient accepté de reprendre le travail après s'être vus garantir la moitié des emplois concernés par ce contrat. (Nouvelobs.com)

Par Darklord
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Pub copinage

Un lien vers le blog de Manu Larcenet, dessinateur de talent. Comme il fait moins de dessins d'actualité je ne l'ai pas mis dans mes autres liens comme Maëster.

http://manularcenet.com/

Allez voir les superbes dessins d'Artea

http://artea.over-blog.com/


Le blog d'Hémiprésente, très bien écrit avec beaucoup de sensibilité.

http://hemipresente.over-blog.com/


Le blog de Gaëtane avec ses humeurs et son humour

http://hi-ni-yotte.over-blog.com/

Le site de Marcel Gotlib, grand maître de la BD. Si vous ne le connaissez pas, aller vite vous rattraper en lisant ces quelques pages.

http://www.marcelgotlib.com/

Pour tout savoir sur le médieval et le moyen âge, allez voir le blog de Morrigane

http://medieval-moyen-age.net/

Allez vite faire un tour sur le blog de Faustine. Entre ses jolis textes, ses réflexions et ses engagements, vous trouverez toujours quelque chose qui vous plaira.

http://faustine.over-blog.org/

Si vous ignorez ce qu'est le mouvemet fractal, découvrez-le grâce au blog de Torquato Denova.

http://mouvement-fractal.over-blog.net/

 

Encore un artiste dans la liste : Lexiaolong et ses magnifiques peintures (notamment). N'hésitez pas à aller découvrir tout son talent.

 

http://www.lexiaolong.com/

 

Et allez, encore un dessineux, il s'agit cette fois de Koulou, dessinateur très donjonesque qui me fait l'honneur, ainsi qu'à quelques amis, de réaliser des dessins pour un site à nous. Rendez-lui une petite visite.

 

http://lemondedekoulou.over-blog.com/

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