Texte Libre



Alexis De Tocqueville considérait que le plus grand danger de la démocratie était que les citoyens ne participent plus à la vie de la société.
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Immigration

Samedi 24 juin 2006
Le Réseau Education Sans Frontière s'élève contre la volonté, et bientôt la loi, de Sarkozy sur l'expulsion de familles ayant des enfants scolarisés et intégrés en France. Ces familles et ces enfants n'ont commis aucun délit et n'ont d'autres volonté que de s'intégrer pleinement en France. RESF et de nombreux autres réseau et associations s'engagent à parrainer et à protéger ces enfants. vous pouvez également agir en allant signer la pétition proposée par RESF.


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Par Darklord
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Vendredi 15 décembre 2006
Karim fuit l'algérie à cause de son homosexualité qui lui vaut d'être maltraité. Sarkozy se moque de ses raisons et veut le renvoyer de France.

Karim est un lycéen de 18 ans de nationalité algérienne, mineur selon sa loi algérienne. Depuis trois ans, il vit à Bordeaux avec son oncle et sa tante, tous deux Français. Karim suit une scolarité, il s'est fait de nombreux amis et, plutôt bon élève, il s'est rapidement intégré. Pour ces seules raisons, Karim aurait dû être admis au séjour, au titre de sa vie privée et familiale : il avait été contraint de rompre toute attache avec son pays d'origine. En effet, en quittant Tizi Ozou, sa ville d'origine, c'était surtout les menaces et les mauvais traitements qu'il fuyait, sa famille et son entourage ayant découvert son homosexualité.


Entré sur le territoire français avec un visa, Karim en a demandé la prolongation afin de rester en situation régulière, puis il a sollicité l'obtention d'un titre de séjour. La préfecture de Gironde a rejeté sa demande, et l'a invité à quitter le territoire le 31 août dernier. Toutefois, le 12 septembre dernier, le tribunal administratif de Bordeaux a annulé cet arrêté de reconduite, en réfutant tous les arguments de la préfecture, qui a commis selon le juge une « erreur manifeste d'appréciation ».

Bien qu'alerté par les associations, le ministre de l'Intérieur a cependant demandé au préfet de Gironde à faire appel de la décision. Celui-ci reproche à Karim de faire de son homosexualité le motif de sa régularisation, alors que pour Karim, il ne s'agit que de l'explication de son départ d'Algérie. L'intention est donc clair : il s'agit pour Nicolas Sarkozy, en toute conscience, d'obtenir son expulsion à tout prix, quitte à l'extraire de la famille et des proches qu'il lui reste, et à l'exposer à de graves dangers pour son intégrité physique ou morale.

Nous demandons au ministre de l'Intérieur de mettre fin à l'acharnement administratif subi par Karim et de régulariser sans délai sa situation. Nous demandons que soit respecté, partout en Europe, le droit à une vie privée et familiale pour tous les résidents étrangers.

Signez la pétition demandant la régularisation de Karim !

Egalement un site de soutien pour Karim.

Edit du 23 décembre 2006 :

Dans les commentaires, on m'a demandé quels étaient les risques encourus par Karim s'il retourne en Algérie. Voici la réponse par son mouvement de soutien :

S'il est expulsé, il sera livré aux autorités algériennes dans un pays, rappelons-le, où l'homosexualité est un délit passible de 3 ans d'emprisonnement et dans lequel les prisons ne sont pas connues pour réserver un traitement de faveur aux homosexuels.


Par Darklord
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Mercredi 21 mars 2007

Qu’est-ce qui crée notre identité ? Nous croyons quelle nous appartient, à nous et rien qu’à nous. Mais en réalité elle n’est pas acquise. C’est une construction de notre personnalité que nous devons soutenir et faire évoluer au fil du temps même si nous n’en n’avons pas pleinement conscience. La construction de l’identité personnelle se fait par le regard des autres, par ce que nous voulons leur montrer de nous et par ce qu’ils nous renvoient. Les interactions entre les gens sont donc les clés pour comprendre notre personnalité, selon les sociologues de l’école de Chicago (entre autres), si toutefois ces interactions étaient pleinement analysables. Mais ce serait pure folie que de chercher à comprendre le vrai fonctionnement des outils qui construisent notre identité.

A partir de là, il est donc évident que conceptualiser la notion d’identité nationale est pour le moins hasardeux et discutable. Mais cela n’en gène pas certains évidemment. Evidemment, on peut user de la solution de facilité et calquer l’identité nationale à l’Histoire, la chargeant d’idées préconçues de manière arbitraire car (soit disant) sans appels ou contestations. De même que les vieilles traditions dépassées, désuètes et sans plus de fondements, représentant alors notre plus précieux patrimoine qui ne peut être contesté.

Mais les politiques qui usent de cette forme d’imposer (et non pas de penser car rien n’est pensé dans ce genre de discours) oublient que l’Histoire, la vraie, elle se discute encore. Que les faits que l’on apprend à l’école primaire sont parfois loin d’êtres parfaitement établis. Et ces mêmes politiques pour qui l’histoire française ne souffre pas de contestation, du moins tant qu’elle reste dans leur vue, n’hésitent pas eux à critiquer des faits beaucoup plus solides. Demandons encore à Le Pen ou à son fidèle troisième Gollnisch, ce qu’ils pensent des camps de concentrations. Se sont-ils rendus une fois au moins à Auschwitz ? Et si jamais ils y ont été, ont-ils ouverts les yeux ?

Mais voilà, l’identité nationale ne peut vraiment reposer sur l’Histoire si l’on cherche à lui donner une définition claire. L’Histoire est la recherche des faits, elle n’amène pas de principes inaliénables.

Comment alors, dans ces conditions, vouloir bâtir un ministère de l’immigration de l’identité nationale ? Comment une institution aussi concrète peut-elle considérer son travail sur une notion si abstraite ?

Car même si l’on exclut l’Histoire de la discussion, comment définir l’identité nationale pour qu’elle soit vraiment représentative d’un peuple et non d’un fantasme politique ? Quelles idées, quels principes, quels idéaux peuvent concilier une population heureusement aussi différente en elle-même que la population française ?

La réalité, c’est que l’identité nationale est en chacun de nous. Elle est le produit de nos ressentiments, de nos attentes, de nos idéaux envers la nation. Elle est donc différente pour tous. En imposer une, comme le propose Sarkozy actuellement, et Le Pen bien avant lui, est donc une volonté aveugle d’aller droit dans le mur. Un échec prévisible. L’identité nationale ne se crée pas, elle se vit. Les institutions ne peuvent l’imposer.

De ce fait, on ne peut plus douter que la seule portée de la façon de parler de l’identité nationale aujourd’hui est une portée purement électoraliste et confondante de mauvais esprit. Peu importe la véritable identité nationale pour eux. Le fait d’y accoler le terme " d’immigration " est très révélateur. Il ne s’agit ni plus ni moins que de continuer à ânonner le faux problème de l’immigration en tant que danger (pour le travail, les revenus, l’identité donc, etc…). La fausse menace de l’immigration permet de détourner l’attention des électeurs des vrais problèmes pour leur désigner un bouc émissaire.

Cette volonté électoraliste est même totalement avouée par le candidat de l’UMP qui considère qu’il ramène ainsi les électeurs du front national dans son camp qu’il désigne comme étant celui de la " République ". Sauf que cela relève d’une stupidité ou d’une naïveté (voir les deux) sans bornes de croire que ces gens vont se laisser avoir par ce genre de manœuvres. De toute façon, prendre les idées de l’extrême droite ne ramène pas les électeurs vers la République mais rabaisse la République vers les idées de l’extrême droite.

C’est donc une notion doublement dangereuse que propose Sarkozy dans sa campagne électorale. La démocratie ne peut souffrir que des idées comme l’identité nationale soient insidieusement utilisées à de basses fins personnelles.

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Par Darklord
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Mardi 12 juin 2007
Tribune de monsieur Hortefeux dans Le Figaro, corrigé par mes soins :

 

Depuis plus de vingt ans, prononcer le mot " immigration " était devenu en France une manifestation d'extrémisme, de xénophobie, voire de racisme. "

 

Première fausse note dès la première phrase. Nombre de gens parlent d’immigration sans être traités de tous ces noms d’oiseaux. J’en parle régulièrement moi-même et j’entends souvent des associations en discuter aussi. Comme RESF par exemple. Brice Hortefeux devrait surtout se demander pourquoi lui seul se sent ainsi agressé en parlant d’immigration.

 

Pourtant, le problème n'était pas l'immigration mais plutôt l'absence d'une politique d'immigration. "

 

Je laisse la pertinence de cette phrase pour Nicolas Sarkozy qui n’a pourtant fait que cela durant les cinq dernières années, en dehors de son rapide passage à l’économie.

 

Il fallait prendre au sérieux un enjeu fondamental pour notre destin collectif. Pourquoi un ministère ad hoc ? La création d'une entité unique par le gouvernement de François Fillon est salutaire tant les différents volets de la politique de l'immigration étaient jusqu'ici éclatés en plusieurs ministères. Pour des raisons de simplification administrative et d'efficacité politique, la constitution d'un ministère spécifique est une heureuse nouvelle. Quelle sera notre politique au sein de ce ministère ? Fermes et humains, nous développerons les intérêts économiques de notre pays tout en préservant nos convictions humanitaires. Nous devrons atteindre quatre objectifs : maîtriser les flux migratoires, favoriser l'intégration, promouvoir l'identité française et encourager le codéveloppement. "

 

Lisez bien les quatre objectifs et, tout au long de cette tribune, demandez-vous à quel moment monsieur Hortefeux donne une véritable raison de les mettre en application.

 

1. En matière de flux migratoires, la lutte contre l'immigration illégale restera une priorité absolue. Grâce à la politique pragmatique menée par le gouvernement précédent, sous la conduite du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, les reconduites effectives à la frontière ont augmenté de 140 % entre 2002 et 2006"

 

Sauf qu’expulser de nombreuses personnes qui travaillaient et qui étaient intégrées dans la communauté n’est pas à proprement parlé de " l’immigration illégale ". Et évidemment, les étrangers qui ont fait la démarche de s’inscrire pour demander leur régularisation n’ont pas non plus été épargnés. On attends toujours de connaître la véritable part des immigrés illégaux dans le lot des expulsés.

 

Nous resterons très fermes : pour 2007, l'objectif est de 25 000 éloignements. Les étrangers " sans papiers " n'ont pas vocation à rester en France, mais à être raccompagnés dans leur pays d'origine, de manière volontaire ou contrainte. "

 

Nous n’allons pas revenir sur la vocation des personnes qui se sont pourtant inscrites dans une démarche officielle. Intéressons-nous au chiffre des expulsions, lâchement réinterprétées ici en " éloignement " pour faire croire que ce sera plus humain. 25 000 expulsions sont donc prévues. Evidemment, rien n’est dit sur ce qui se passera si le gouvernement ne trouve pas 25 000 personnes à expulser ? C’est assez facile à deviner, les étrangers qui souhaitent être réguliers vont donc à nouveau être en premières lignes. A vous dégoutter de la légalisation de votre statut.

 

Je sais que les étrangers devant être raccompagnés dans leur pays d'origine ont parfois des enfants scolarisés. Ma position est claire : s'il est normal que les enfants présents sur le territoire soient scolarisés, cela ne signifie pas que les parents doivent automatiquement bénéficier de papiers. Le droit à l'instruction d'un enfant peut aussi être satisfait dans son pays d'origine ; il n'a jamais entraîné le droit de séjour du parent. Prétendre le contraire reviendrait à créer une nouvelle filière d'immigration. "

 

Mensonge éhonté. Depuis combien de temps maintenant savons-nous que l’accès à l’école est un droit que tous les enfants ne peuvent pas appliquer ? Et cela ne compte pas seulement pour ceux qui n’ont pas d’école mais aussi pour ceux qui seront récupérés à travers des enseignements religieux extrémistes ou tout autre enseignement d’organismes peu recommandables. Tous les enfants expulsés n’auront pas droit à l’instruction. Et personne ne peut dire qu’il ne le sait pas.

 

Dans le même temps, le droit d'asile politique, qui consiste à offrir une protection à des personnes étrangères persécutées, restera pour notre pays une exigence morale. En 2005, la France a accordé à 14 000 personnes le statut de réfugié. Pour améliorer le processus, nous raccourcirons les délais d'instruction qui, déjà passés de deux ans à douze mois, devraient pouvoir ne plus dépasser les six mois. Maîtriser l'immigration n'implique pas seulement la réguler, cela signifie aussi la choisir. Aujourd'hui, en France, seulement 7 % des titres de séjour accordés le sont pour des raisons professionnelles. À nous de mieux sélectionner les migrants et d'encourager l'immigration pour raisons professionnelles. "

 

L’ambiguïté de ce paragraphe est assez étrange. Pas la peine de revenir sur la question de l’amélioration du processus d’asile politique qui est une bonne chose. Par contre, lui accoler immédiatement le cas de l’immigration choisie pour cause professionnelle est pour le moins assez cavalier. Ne prêtons pas de mauvaises intentions à l’ordre de formulation de ces idées, qui est néanmoins peu habile.

 

Pour cela, nous devons prendre en compte nos besoins économiques et démographiques qui évoluent. Ces derniers sont moins élevés que ceux de nos voisins. La France a un taux de fécondité de près de 2 enfants par femme en âge de procréer, ce qui assure le renouvellement des générations, alors qu'en Espagne, en Italie et en Allemagne, ce taux oscille entre 1,3 et 1,35, provoquant une diminution de la population active.

 

En revanche, en France, plusieurs secteurs d'activité, tels que le bâtiment, l'hôtellerie, la restauration, le travail saisonnier agricole, les services à la personne mais aussi l'activité scientifique, ont besoin d'une main d'oeuvre et de talents d'origine étrangère. Sans pratiquer un pillage des cerveaux, nous devons en favoriser la circulation. Nous le savons : l'immigration zéro n'est ni possible ni souhaitable "

 

Il m’est difficile, personnellement, de considérer des hommes d’une manière aussi utilitariste, même devant des besoins en main d’œuvres. L’incitation à venir travailler en France dans le cadre de métiers bien définis n’est pas une raison pour rebuter obligatoirement ceux qui n’entrent pas dans ces critères. Le fait d’accoler ces deux notions qui n’ont finalement rien à voir est une tentative vaine de faire croire que la France se veut toujours une terre d’accueil.

 

Si le respect de la vie de famille reste l'une de nos valeurs fondamentales, la part prépondérante de l'immigration familiale dans notre pays n'est pas satisfaisante. "

 

Après avoir psalmodié contre le regroupement familial, la couleuvre est difficile à avaler. D’autant plus que certains cas de personnes expulsables concerne des parents qui ne peuvent partir avec leurs enfants. Le cas d’une mère congolaise a été cité il y a peu, ses enfants restants avec son mari. Mais elle, devait partir.

 

Afin de faire venir sa famille, l'étranger doit prouver qu'il peut la faire vivre des revenus de son travail, qu'il dispose d'un logement décent et qu'il respecte les principes républicains. Nous mettrons en oeuvre cette réforme sur le terrain. Et, conformément aux engagements du président de la République, nous réfléchissons à l'idée qu'un candidat au regroupement familial soit désormais soumis à un test de maîtrise minimale de notre langue et de connaissance de notre culture. L'intégration doit se préparer dès le pays d'origine. "

 

Autre manière de refuser " poliment " les immigrés, leur faire croire, ainsi qu’aux français, qu’ils ont une chance de gagner leur titre de séjour. Or, ces immigrés doivent donc connaître le français et la culture française avant de partir. Mais qui va obliger les " pays d’origine " à organiser ces formations qui devraient durer dans les deux mois (sources : Le figaro et le nouvel observateur) ? Ensuite, le parcours du combattant ne fait que commencer. Trouver un travail avec un salaire permettant un accès à un logement décent et de subvenir aux besoins de sa famille est loin d’être évident pour un immigré dans la société française qu’il doit respecter. La discrimination à l’embauche et à l’accès au logement est prouvée depuis longtemps. Si l’état ne fait rien pour aider ces personnes, les immigrés devront donc vivre sans leur famille. Mais justement, voyons ce que propose le deuxième objectif.

 

2. Favoriser l'intégration  est, en effet, le second enjeu de ce ministère. Depuis 2006, un étranger admis pour la première fois au séjour en France et qui souhaite s'y établir doit obligatoirement signer un " contrat d'accueil et d'intégration " lui permettant de recevoir une formation civique, linguistique et pratique sur la vie en France. Ce contrat constitue la première étape d'un parcours d'intégration qui impose notamment de respecter les principes républicains et de maîtriser la langue française pour bénéficier d'une carte de résident de dix ans. Les valeurs républicaines doivent être respectées de tous ceux qui souhaitent s'installer durablement dans notre pays. L'étranger n'est pas le seul à avoir des devoirs, l'État en a aussi envers lui. L'accès au logement, à l'éducation, à la formation et au travail doit être facilité pour permettre à celui qui souhaite s'intégrer de pouvoir le faire. Nous allons, par exemple, revisiter la politique de la ville parce que la ségrégation urbaine constitue l'un des obstacles majeurs à l'intégration.

"

 

La formation sera donc administrée en France, probablement pour ceux qui ne l’auront pas reçu dans leur pays d’origine. Mais si les contraintes pour accéder à un titre de séjour sont claires, il n’en est pas de même pour les aides que l’état accordera aux immigrés et qui, à ce jour, ne sont toujours pas connues (contrairement aux contraintes justement). Ces " aides " se basent sur des principes que l’on ne peut qu’accepter mais manque totalement de méthodes concrètes. Je ne dis pas qu’elles ne seront pas appliquées mais que la volonté de les mettre en œuvre est bien moins urgente pour monsieur Hortefeux que de définir ses critères de sélection.

 

3. Promouvoir notre identité. L'identité française est à la fois l'héritage de notre histoire et l'avenir de notre communauté nationale. La Constitution de la Ve République, à son article premier, affirme que " la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. " Cette notion, en devenir permanent, contribue à assurer notre équilibre national. Notre identité est une réponse à la fois à la mondialisation et aux communautarismes"

 

Je ne reviendrai pas ici sur la question de la multiplicité que peut prendre l’identité nationale pour chacun de nous. Je l’ai fait dans un précédent article. Cela dit il me semble important de préciser que les " valeurs " inscrites dans la Constitution sont, justement, interprétables. La façon de voir la laïcité par exemple a déjà suscité bien des polémiques.

 

Lier immigration, intégration et identité n'a rien de honteux. Cacher notre identité à ceux qui souhaitent s'installer en France reviendrait à renier les valeurs qui ont forgé notre histoire et à accepter l'idée que l'immigration ne soit dictée que par des considérations matérielles. La promotion de notre identité ne révèle strictement aucune hostilité à l'égard des immigrés. Elle n'entame en rien la diversité, elle donne aux étrangers un guide de valeurs républicaines à respecter. L'identité nationale n'est pas un concept, c'est une boussole pour les Français et pour toutes celles et ceux qui aspirent à le devenir.

 

Cette identité passe avant tout par la langue qui doit être promue notamment grâce au réseau des alliances françaises déjà présent dans 133 pays mais qui sera considérablement développé et dynamisé"

 

De fait, comme dit précédemment, il est impossible de considérer que l’identité française est vécue de la même manière par tout le monde. L’identité que les immigrés auront à respecter se fondera donc, non pas sur des valeurs, mais sur une interprétation idéologique de ses valeurs. Et quand bien même on prendrait ces valeurs au premier degré, on ne conseille apparemment jamais trop de commencer par balayer devant sa porte. Personne ne se demande apparemment combien de " français " sont loin d’entrer dans la définition et donc le respect de cette identité nationale.

 

4. Le codéveloppementsans lequel une politique migratoire moderne ne se conçoit pas. L'enjeu du codéveloppement est de donner aux États du Sud et à leurs ressortissants les moyens d'avoir confiance en eux-mêmes et de construire un avenir en dehors de l'émigration

Nous devons faire en sorte que les transferts de fonds des migrants en France vers leur pays d'origine, dont 80 % sont aujourd'hui consacrés à la consommation courante, soient davantage utilisés à des fins d'investissement productif. Nous allons, par exemple, mettre en oeuvre le " compte épargne codéveloppement " qui est destiné à mobiliser l'épargne des migrants présents en France vers des projets d'investissement économique dans leur pays d'origine.

 

L'aide au retour volontaire doit être proposée à tous les étrangers en situation irrégulière ayant été invités à quitter le territoire. L'aide aux migrants porteurs d'un projet de réinsertion économique dans leur pays d'origine sera favorisée et les actions de coopération conduites par les bénéficiaires de la carte " compétences et talents " seront encouragées.

 

Surtout, le dialogue avec les pays d'origine sera renforcé afin de généraliser les accords de gestion concertée des flux migratoires, à l'image de celui que Nicolas Sarkozy avait signé au nom de la France avec le Sénégal, à l'automne dernier."

 

Monsieur Hortefeux sort de son chapeau cette idée de codéveloppement comme s’il venait de l’avoir. Sauf que cela fait des années que des associations se battent pour ce genre d’idées et ne sont pas aidées, quant elles ne sont pas presque combattues comme c’est le cas du commerce équitable, accusé de rendre les personnes impliquées encore plus pauvres, ce qui est faux, de nombreux documents le prouve. S’appuyer sur ces initiatives ? Hors de question. Le gouvernement doit prouver qu’il sort les idées de lui-même (ce qui est donc déjà raté) et impose donc les méthodes aux immigrés à travers leur épargne. Cela vaut-il de parler d’annulation des dettes, pourtant l’une des premières causes de pauvreté de ces pays ? Le codéveloppement restera apparemment unilatéral.

 

Pour les Français et pour ceux qui aspirent à rejoindre notre communauté nationale, la création d'un ministère compétent pour l'immigration, l'intégration, l'identité nationale et le codéveloppement est une chance. Ce n'est pas un hasard si 72 % des Français interrogés ont très récemment approuvé sa création : notre pays comprend que la maîtrise et le choix de nos flux migratoires n'empêchent en rien la promotion d'une France généreuse, diverse et ouverte sur le monde.

 

Ce ministère, par l'audace de sa création et le courage de son action, a une ambition : permettre à notre communauté nationale de mieux vivre ensemble"

 

La France telle qu’elle a été décrite tout au long de cette tribune n’est pas généreuse puisque la notion de codéveloppement attend une sorte de retour sur investissement. On est quand même loin de l’altruisme. La diversité est tout de même compromise avec un nombre de cotas grandissant à respecter. Quant à être ouverte, la sélection appliquée risque fort de démentir ce dernier principe.

 

On me demandera alors quelles solutions apporter si celles-ci ne conviennent pas ? Mais le problème de l’immigration vient probablement du fait qu’on ne se pose même plus la question de savoir s’il existe un véritable besoin de solutions.

Si vous m’avez écouté, vous avez cherché les raisons qui justifie ce ministère et de ses idées. Qu’en est-il ? Monsieur Hortefeux présente le ministère comme une simplification de la lutte contre l’immigration. Mais pourquoi doit-on lutter contre l’immigration ? Il ne le dit pas. Les français ont approuvé la création de ce ministère, mais pour quelles raisons ? Là non plus le ministre ne s’étend pas. Ce ministère a des ambitions, des objectifs, même des principes. Mais pas de raisons. Ou alors inavouables.

Comprenez-moi bien, je ne dis pas que l’immigration ne crée pas certains problèmes. Je dis que ce ministère, comme l’action de Sarkozy à l’intérieur sous les gouvernements Raffarin et De Villepin, se base sur de faux problèmes. A quoi cela sert-il d’expulser des familles intégrées, des travailleurs honnêtes ou simplement des personnes démunies mais respectueuses des règles qui, bien souvent, veulent être régularisées ? Ces personnes ne font pas toute la part des immigrés mais ils font parti du lot et apparemment en majorité.

Relisez la tribune de monsieur Hortefeux et dîtes-moi où se trouve les propositions pour lutter contre le crime organisé bénéficiant des mouvements migratoires. Dîtes-moi quelles actions apparaissent pour lutter contre l’esclavage moderne dont les immigrés défavorisés sont les premières victimes ? Quelles lois vont être votées pour contrer les réseaux de prostitution d’étrangères souvent mineures ? Ou carrément contre les réseaux pédophiles ?

Où se trouvent ces projets dans le ministère de l’identité nationale ? Et même au ministère de l’intérieur ? L’un comme l’autre préfère arrêter les gens qui n’ont rien ou peu à se reprocher ou ceux qui viennent se jeter dans leurs bras en demandant honnêtement leur régularisation. C’est plus facile et les chiffres sont meilleurs.

Mais au final, demandez-vous ce qui pose les vrais problèmes. A-t-on vraiment besoin de craindre pour notre identité nationale ?

 

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Par Darklord
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Vendredi 22 juin 2007

 NON AU MINISTERE DE L’IMMIGRATION ET DE L’IDENTITE NATIONALE


Comme l’ont souligné les historiens démissionnaires des instances officielles de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, associer « immigration » et « identité nationale » dans un ministère n’a jamais eu de précédent dans l’histoire de la République : c’est, par un acte fondateur de cette présidence, inscrire l’immigration comme « problème » pour la France et les Français dans leur « être » même.

En tant que citoyens, ce rapprochement nous inquiète car il ne peut que renforcer les préjugés négatifs à l’égard des immigrés. De notre point de vue, l’identité nationale constitue, aujourd’hui, une synthèse du pluralisme et de la diversité des populations et ne saurait être fixée dans le périmètre d’un ministère.

Le décret du 31 mai 2007 qui définit les compétences de ce nouveau ministère montre, de surcroît, que les effets institutionnels dépassent la seule question de sa dénomination. Ainsi, ce ministère, qui détient en priorité des pouvoirs de police et de contrôle est aussi chargé de « promouvoir l’identité nationale » et de définir « une politique de la mémoire » dans le domaine de l’immigration. Il dispose d’une autorité complète et nouvelle sur l’asile politique et d’une autorité partagée sur une multitude d’administrations, y compris sur la « direction de la mémoire, du patrimoine et des archives » du ministère de la Défense.

Cette confusion des rôles et des fonctions est inadmissible et inquiétante. Nous protestons énergiquement contre la dénomination et les pouvoirs dévolus à ce ministère et demandons solennellement au Président de la République de revenir à des choix plus conformes aux traditions démocratiques de la République française.


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Par Darklord
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Mercredi 22 août 2007

Brice Hortefeux, l'inhumain ministre de l'immigration, de l'intégration (sic), de l'identité nationale (...vaut mieux rien dire) et du codéveloppement (fantôme jusqu'à présent), vient d'annoncer que les expulsions « d'étrangers en situation irrégulière » étaient légèrement en dessous du cota de 25 000 reconduites fixé pour l'année 2007. Sans se soucier des raisons qui expliqueraient que les forces de l'ordre aient du mal à trouver des étrangers en situation irrégulières, Hortefeux est donc immédiatement monté sur ses grands chevaux sarkozystes en déclarant qu'il fallait « redoubler d'efforts pour les interpellations » (nouvelobs.com).

 

Comme à son habitude, Hortefeux (et tous ceux qui l'ont précédé à cette tâche d'ailleurs) ne considère pas qu'il est besoin de rappeler pourquoi la lutte contre l'immigration est si cruciale. Ce qui est d'autant plus dommage qu'un rapport de 2006 en expose les raisons. Sauf que ces explications sont déjà réfutées depuis des années, voir sombre dans le ridicule achevé.

 

Prenons les explications dans l'ordre.

 


 

Tout d'abord, le rapport expose les « entrées périlleuses » et les « conditions de vie difficiles » des immigrés clandestins. Il est vrai que l'on voit souvent des bateaux de fortunes couler avec des immigrés clandestins à leurs bords et que des immeubles vétustes prennent feux suite à la surpopulation dont ils font les frais.

 

Il est toutefois difficile d'admettre que les différents actions gouvernementales se soient vraiment souciées des conditions d'arrivées et de vies des immigrés, surtout étant donné que ces difficultés proviennent la plupart du temps des lois contre l'immigration qui privent ces personnes de mobilité et de droits. Même le rapport ne peut pas faire l'impasse sur cette réalité : « Leur défaut de titre de séjour les place dans une situation de totale dépendance : ils ne peuvent alerter les autorités pour protester contre des conditions indignes puisqu'ils seraient alors menacés d'expulsion. »

 


 

Le rapport met ensuite en avant les problèmes les plus tendancieux de l'immigration, c'est à dire ceux que les médias et les politiques se plaisent à rapporter à tort et à travers, à savoir le travail clandestin et l'insécurité. Le premier favoriserait une concurrence déloyale et le second serait le fait de ceux qui n'ont pas de travail, illégal ou non.

 

Mais le rapport démontre encore son ambiguïté en admettant que les conditions d'accueils des immigrés favorisent ces deux points. « Certains étrangers disposent d'un titre de séjour régulier mais sont employés illégalement car ils ne bénéficient pas d'une autorisation de travail. Immigration clandestine et travail illégal ne se recoupent donc que partiellement. » Même les étrangers qui ont régulariser leur situation (même de manière temporaire) sont parfois empêchés de travailler, et donc de subvenir à leurs besoins. Difficile dans ces conditions d'échapper à la délinquance. De plus, la portée du travail illégal est largement surestimé. Le rapport montre également que les secteurs du bâtiment, de l'hôtellerie et de l'agriculture en sont les premiers et les plus importants bénéficiaires. Or ce qui n'est pas dit dans le rapport, c'est que ces trois secteurs sont toujours en déficit de travailleurs malgré l'apport des immigrés. Il est donc difficile de comprendre pourquoi il est si urgent d'expulser ces travailleurs illégaux plutôt que d'agir pour les aider à avoir de meilleures conditions de travail dans un secteur qui en a besoin.

 

Quant au passage sur la délinquance, il est tout simplement risible. Les auteurs du rapport constate simplement que l'extrême pauvreté favorise les actes de délinquances pour subvenir à ses besoins. Ce qui n'est pas seulement le cas des immigrés. Ces derniers s'en sortiraient sûrement mieux sans tous les freins à l'intégration qui n'ont cessé de s'accumuler depuis des années. Mais sans la délinquance, la politique d'immigration perd sa principale raison d'être aux yeux des personnes que l'on a gavé de l'image des mauvais immigrés abusant des largesse de la France.

 


 

Enfin les dernières raisons évoquées se basent sur le coût de l'immigration illégale et les répercussions sur la vie des étrangers en situation régulière. Mais même là, le rapport en arrivent à l'effet inverse que celui qui est souhaité. En essayant de faire porter le chapeau aux clandestins, les auteurs n'arrivent qu'à démontrer que ce qui coûte le plus cher sur la question de l'immigration n'est ni plus ni moins que les moyens mis en oeuvre pour la répression. Autant les laisser parler, c'est édifiant : « Une part importante des moyens à la disposition des services de l'Etat est accaparée par la politique de répression de l'immigration clandestine, ce qui les empêche d'accorder toute l'attention requise aux populations étrangères résidant régulièrement sur notre sol ».

 

Quant au deuxième point à ce sujet, les auteurs restent très évasifs : « Il ne faut pas se dissimuler, enfin, l'impact négatif de l'immigration irrégulière sur la perception par l'opinion publique des étrangers en situation régulière. Une partie de l'opinion risque de céder à la tentation de l'amalgame, ce qui peut conduire, notamment, à ce que l'immigration en général soit « assimilée à l'insécurité et à la délinquance alors que leur rapprochement ne peut être partiellement légitime qu'avec une certaine forme d'immigration irrégulière ». De ce fait, l'immigration clandestine peut favoriser le développement d'un sentiment d'hostilité au sein de la société française, qui ne favorise pas l'intégration des étrangers en situation régulière ». Si vous lisez comme moi, on voit que les auteurs ne se préoccupent aucunement de la manière dont se forme l'opinion publique et l'amalgame dénoncé. Pour eux, il n'y a donc ni débat, ni slogans, ni décision politique, ni relais dans les médias qui jouent un quelconque rôle sur la formation de l'opinion.

 


 

Aujourd'hui donc, il n'existe pas de raisons valables qui justifieraient un tel acharnement contre les immigrés. Les problèmes soulevés par l'immigration sont ceux que la France s'est crée par ses lois censées nous protéger d'une menace inexistante, mais qui reste bien pratique lors des périodes d'élections.

 

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Par Darklord
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Mercredi 12 septembre 2007

Voici une liste de faits à propos des expulsions inhumaines menées par Sarkozy et Hortefeux rapportés par RESF qui demande à ce que cette liste soit diffusée le plus largement possible.

 

 

 

Chaise vide à Montbéliard
Sabina et Salko Musanovic et leurs 2 filles (Saldina 7 ans, scolarisée à l’école Coteau Jouvent, à Montbéliard et Sumaja, née en France en 2006), arrêtés le 30 août à Montbéliard, ont été expulsés ce matin 8 septembre. Musulmans de la République Serbe, déboutés de l’asile malgré le fait qu’ils sont Musulmans de Serbie (7 000 d’entre eux massacrés en quelques jours à Srebrenica), ils seront dans quelques heures de retour dans un pays hostile. Devant l’école Coteau Jouvent, à Montbéliard trône sa chaise vide sur laquelle est apposée une affiche « Saldina, 7 ans, absente mardi 4 septembre, jeudi 6 septembre. Motif de l’absence : enfermée au Centre de rétention administrative de Rouen par le gouvernement français ». _

 

 

 

Scènes de chasse dans les Ardennes
Dans les Ardennes, la préfète Delmas-Comolli ne recule devant rien pour diversifier son tableau de chasse et satisfaire son ministre en lui offrant les 111 têtes exigées. Adepte de la chasse aux amoureux, elle a ainsi, en août, fait expulser Younès, jeune boulanger tunisien à quelques jours de son mariage avec une française. Félicitations ! Il ne fait pas bon être amoureux d’un étranger au pays où Madame Delmas-Comolli est préfète et Monsieur Hortefeux ministre !

 

 

 

Cinq prises, dont trois jeunes, à Revin
Mardi 28 août, 7 heures du matin, une armada de policiers sort de cinq voitures devant le CADA de Revin, dans les Ardennes. Toute la famille Isufi, le père, la mère, le fils Valdrin, 20 ans, les trois filles Hamida, 16 ans, Driana, 14 ans, et Violanda, 11 ans sont embarqués et placés en rétention (sauf Valdrin, libéré pour vice de forme dans la procédure).
Bien que Kosovar M. Isufi a pris parti pour les Serbes pendant la guerre de 1998- 1999… un choix par la suite durement payé par toute la famille, enfants compris. En 2005, ils s’enfuient et demandent l’asile en France. Refusé. Croyant aux assurances des autorités françaises selon lesquelles le Kosovo serait redevenu sûr, ils acceptent l’aide au retour en avril 2006. Mais dès leur arrivée, ils sont considérés comme des espions et sont de nouveau harcelés. Valdrin est agressé et passé à tabac. Hamida subit trois agressions graves. M. Isufi est laissé pour mort le 15 novembre 2006. Après trois semaines d’hospitalisation, il est placé en hôpital psychiatrique. Sa femme et ses quatre enfants fuient de nouveau en France en décembre 2006, suivis par le père dès sa sortie d’hôpital en avril 2007.
C’est donc à cet enfer que Madame la Préfète souhaite renvoyer le père, la mère et les trois filles Isufi, pour complaire à son ministre. Bravo ! Les billets sont pris pour le 12 septembre. _

 

 

 

Popov : expulsion imminente ?
La famille Popov a reçu hier soir notification du refus de l’OFPRA de tenir compte des fuites dont aurait bénéficié la police Kazakh, informée des déclarations des Popov la mettant en cause. Ils peuvent être expulsés à tout moment vers le Kazakhstan avec leurs deux enfants, Véronique, 4 ans et Geoffrey, 6 mois. Comme une partie des Kazakhs d’origine russe, Vladimir et Yekaterina ont été accusés d’avoir été des « colonisateurs » pendant l’ère soviétique. Toute la famille a fui vers la France et demandé l’asile. Ils ont été déboutés. Le beau-père de Yekaterina (second mari de sa mère) a été assassiné à son retour au pays après que sa demande d’asile en France ait été rejetée.
Vladimir et Yekaterina et leur fille, Véronique (4 ans) (Geoffrey n’était pas encore né, tous deux sont nés en France) avaient été arrêtés une première fois en octobre 2006. Ils avaient été libérés sur intervention du ministère de l’Intérieur avant d’être arrêtés une seconde fois et libérés à nouveau suite à une importante mobilisation à Charleville.
Le 27 août les gendarmes sont venus les cueillir à 7 heures du matin. Le lendemain, ils étaient levés à 3 heures du matin et conduits à Roissy où la police espérait les mettre dans un avion. Une expulsion minute en quelque sorte, longuement préméditée en dépit du fait que les Popov sont déchus de la nationalité Kazakh. La tentative d’expulsion express ayant finalement échoué, ils sont enfermés au centre de rétention d’Oissel où ils tentent une ultime démarche auprès de l’OFPRA, celle qui vient d’avorter. La mobilisation doit être totale pour empêcher l’expulsion imminente d’une famille apatride.

 

 

 

La chasse à la femme battue
La liste des exploits cynégétiques de Madame la préfète des Ardennes au service de son ministre ne serait pas complète sans le rappel (dépêche AFP Charleville-Mézières 7 sept 2007, 12h09) de son ardeur à chasser la femme battue. Une jeune femme biélorusse, mère d’un enfant de 6 ans, a perdu son droit au séjour après avoir fui son mari français condamné à 3 mois de prison avec sursis pour menaces de mort à son encontre. Sviatlana Tchibissova, 30 ans, "est sous le coup d’une reconduite à la frontière depuis novembre dernier. Donc elle est toujours susceptible d’être expulsée. Pour l’instant elle se cache", a indiqué vendredi un porte-parole de la préfecture à l’AFP. Début juillet, une lettre du directeur de cabinet de la Garde des Sceaux Rachida Dati, suggérait à la préfecture un "examen bienveillant" du dossier de Svietlana. "Ce n’est pas ce ministère qui est compétent", répond la préfecture des Ardennes, qui ajoute : "Nous avons des objectifs. Le ministère de l’Immigration nous demande de ne pas faire de régularisations à tort et à travers".

 

 

 
Des propos qu’on voudrait croire irresponsables
Dans une interview au Journal l’Ardennais du 7 septembre 2007, un certain Franck Chaulet, directeur de cabinet de la préfète des Ardennes tient, probablement sans mesurer ce qu’il dit, un discours à faire frémir (http://www.educationsansfrontieres....). Il faut le lire pour croire qu’en 2007, en France, un haut fonctionnaire puisse s’exprimer de la sorte ! A n’en pas douter son interview prendra place dans les anthologies.
Selon lui, les 111 expulsions exigées par le ministre qui sont « un repère, pas un quota » constituent « un objectif ambitieux ». On peine à en croire ses yeux ! Ainsi, ces dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants maltraités, arrêtés à l’aube, victimes de rafles au faciès, fouillés à poil dans les commissariats, menottés à chaque transfert, rudoyés, enfermés dans des centres de rétention crasseux, embarqués ligotés de la tête aux pieds et scotchés à leur siège d’avion seraient un « objectif ambitieux » ! On se flatte de n’avoir pas les mêmes ambitions que ce type là. Il précise, du même ton du crétin technocratique qui ne se rend pas compte de la monstruosité de son propos : « C’est la déclinaison locale de l’objectif national […] chaque département apporte sa contribution ». 111 vies bousillées, des dizaines d’enfants et de parents traumatisés à vie, l’humiliation du retour forcé vers un pays fui, la terreur pour certains et Monsieur le directeur de cabinet qui « décline localement » et « apporte sa contribution ». Il ajoute : « Ce chiffre est un ordre de grandeur, un indicateur comme nous en avons en terme de logement, chômage, sécurité routière ». Comment mieux dire le caractère démentiel de la politique conduite par ce gouvernement qui amène un haut fonctionnaire expérimenté à traiter de la vie des hommes dans les mêmes termes et de la même façon que du logement, du chômage ou de la sécurité routière. En d’autres temps, on a parlé de « crimes de bureau » pour ces fonctionnaires qui planifiaient paisiblement la déportation de leurs semblables. On n’en est pas là, l’expulsion des sans papiers n’est pas, n’a aucune commune mesure, avec les camps de la mort et Monsieur Chaulet n’est pas Eichmann. Mais quand même. Le doigt est mis dans un engrenage dangereux. Quand un haut fonctionnaire qui s’exprime devant la presse, en pesant ses mots en est à parler en occultant totalement le contenu humainement désastreux des mesures prises, il est temps, plus que temps, de s’inquiéter. Et que des voix s’élèvent, y compris au sein du corps préfectoral pour dire que trop c’est trop, et qu’on ne fera pas faire n’importe quoi à l’administration.

 

 

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Par Darklord
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Mercredi 26 septembre 2007

« Nazmije est une petite fille de 10ans, scolarisée à l’École Élémentaire du Jardin de Ville, à Grenoble et qui est menacée d’expulsion...


Quel est son crime ?

Avoir connu la guerre et la misère, avoir fui l’ex-Yougoslavie, avoir des parents "sans papiers"... ses parents font l’objet d’une procédure d’expulsion, l’un en Serbie, l’autre en Macédoine, malgré leur volonté d’intégration et une promesse d’embauche...

Nous avons vu, depuis presque deux ans, Nazmije apprendre à parler couramment le français. Son sourire nous a signifié chaque jour son plaisir de venir à l’école et sa volonté de rencontre et d’ouverture.


Tous ensemble, parents d’élèves, enseignants, camarades de classe ou simples citoyens, nous refusons de l’abandonner !


Tous ensemble, nous demandons que son avenir soit préservé !


En signant la pétition de soutien et en diffusant ce message le plus largement possible, vous contribuerez au soutien de cette petite fille, et à son avenir...


La pétition et l'histoire de cette petite fille sont accessibles à l'adresse suivante : http://www.TousEnsembleAvecNazmije.org


Merci de votre soutien !
»

Le tribunal de Grenoble a reconnu mardi 18 septembre que les conditions de vie en Macédoine et en Serbie ne garantissaient pas une vie familiale et commune. Les droits du père à séjourner en Macédoine sont très réduits et les deux parents ont subi des persécutions chacun dans leur pays.

Le 16 octobre, le tribunal prendra sa décision qui devrait suivre les recommandations d'annuler l'obligation à quitter le territoire français. Mais avec la politique de cotas imposée par Sarkozy et Hortefeux, il est toujours possible que cette histoire se termine par une expulsion, d'autant plus qu'il semble peu probable depuis fin août que les préfectures parviennent à trouver 25 000 personnes à expulser d'ici à la fin de l'année.

Nazmije et ses parents ont besoin de votre soutien. Il reste à peine plus de deux semaines avant la décision du tribunal. Signez et faites signer cette pétition qui sera remise au juge par les parents d'élèves.

 

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Par Darklord
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Dimanche 7 octobre 2007

Hier, samedi 06/10, François Fillon a qualifié l'amendement sur les tests ADN prévu dans la nouvelle loi discriminatoire sur l'immigration de détails qui aurait occulté le reste du contenu et qui ferait oublier que la France a « le droit de choisir son immigration » (AFP). Sauf que là, c'est lui qui oublie que l'immigration choisie est également toujours controversée. Mais accepter sa position comme la seule valable au mépris de toutes les contestations est une vieille habitude pour essayer de bloquer les débats citoyens. Faire la sourde oreille n'est pourtant pas une bonne idée. Fillon ferait bien de demander ce qu'il en pense à un certain De Villepin qui avait pris le même parti lors de l'instauration avortée du CPE.

Et il serait faux de croire qu'il ne s'agit que d'une coïncidence si la déclaration de Fillon ressemble à celle de Le Pen qualifiant, on s'en souvient, les camps de concentration comme des détails de l'Histoire. Pierre Henry, président de France Terre d'Asile, le souligne d'ailleurs. « Le premier ministre est un homme modéré »,selon lui, « toute cette stratégie correspond donc à autre chose, l'emploi du mot détail n'est donc pas une maladresse mais ce n'est pas très sage » (nouvelobs.com). Pierre Henry juge également que « Qualifier l'amendement ADN de détails et juger ridicule l'émotion qu'elle suscite dans une large partie de l'opinion publique révèle d'une stratégie pré-électorale inquiétante de la part du premier ministre » (nouvelobs.com et lemonde.fr).

L'UMP de Sarkozy ne cache plus sa volonté d'attirer l'électorat FN dans son giron, cela en appliquant une politique évidemment peu démocratique et peu tolérante. Peu ouverte aussi car le déni de la réalité qui se lit dans la déclaration de Fillon ne peut être considéré que comme un mépris vis à vis de ceux qui ont osé ne pas courber l'échine face à l'extrême droite. Surtout quand elle comporte un bon gros mensonge.

Fillon déclare que l'amendement ADN masquait l'essentiel de la loi, à savoir donc choisir l'immigration. Mais d'autres amendements ont été très critiqués comme l'obligation de bénéficier de 1,33 fois du RMI pour pouvoir demander le regroupement familial. Hier, le même jour que la déclaration de l'inexistant premier ministre, c'était l'amendement sur le refus d'hébergement d'urgence aux personnes sans papiers qui était attaqué (AFP). Martin Hirsh, ex-président d'Emmaüs, actuel Haut Commissaire aux solidarités actives et qui s'était ouvertement élevé contre cet amendement, a essayé de calmer le jeu sur la radio RTL en déclarant qu'il n'y avait rien de définitif.

En fait, le mot « détail » est lui-même un mensonge ici, ne serait-ce que par la levée de boucliers que l'amendement ADN a provoqué. Il faut être aveugle ou d'une incroyable mauvaise foi pour n'y voir là qu'un détail. Mais bien sûr, on peut toujours minimiser l'importance de l'opinion publique quand elle ne nous est pas favorable. Reste qu'il est déjà plus compliqué de minimiser l'impact de personnes plus médiatiques. Evidemment, l'opposition joue son rôle, mais même au sein du gouvernement, ces amendements font des vagues. Fadela Amara, Bernard Kouchner et Martin Hirsh se sont élevés contre les tests ADN. Et si cela ne suffisait pas, certains UMP encore lucides sur ce point n'hésitent pas non plus à s'y opposer. C'est le cas d'Edouard Balladur (pourtant un proche de Sarkozy) ou de Jean-Pierre Raffarin (dont Sarkozy était le ministre de l'intérieur) ou encore de Dominique De Villepin.

Et si pour Fillon, cela est encore du détail, passons à l'international. Rappelons la réactions de Thomas Hammarberg, commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, qui avait invalidé l'excuse employée par Brice Hortefeux, voulant que 11 pays européens utilisaient déjà les tests ADN. En effet, dans ces pays, les règles des tests sont beaucoup moins restrictives que celles prévues en France et il existe un vrai risque que la France entraîne les législations des autres pays vers le bas. Cela n'a pas empêché Fillon de réutiliser cette excuse lors de sa déclaration. Quant aux principaux intéressés, on ne leur demande pas leur avis, mais il est bon de savoir néanmoins que Alpha Oumar Konaré, président de la Comission de l'Union Africaine, a jugé inacceptable pour l'Afrique l'instauration des tests ADN.

 

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Par Darklord
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Vendredi 8 février 2008
A diffuser largement :

Par Darklord
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Pub copinage

Un lien vers le blog de Manu Larcenet, dessinateur de talent. Comme il fait moins de dessins d'actualité je ne l'ai pas mis dans mes autres liens comme Maëster.

http://manularcenet.com/

Allez voir les superbes dessins d'Artea

http://artea.over-blog.com/


Le blog d'Hémiprésente, très bien écrit avec beaucoup de sensibilité.

http://hemipresente.over-blog.com/


Le blog de Gaëtane avec ses humeurs et son humour

http://hi-ni-yotte.over-blog.com/

Le site de Marcel Gotlib, grand maître de la BD. Si vous ne le connaissez pas, aller vite vous rattraper en lisant ces quelques pages.

http://www.marcelgotlib.com/

Pour tout savoir sur le médieval et le moyen âge, allez voir le blog de Morrigane

http://medieval-moyen-age.net/

Allez vite faire un tour sur le blog de Faustine. Entre ses jolis textes, ses réflexions et ses engagements, vous trouverez toujours quelque chose qui vous plaira.

http://faustine.over-blog.org/

Si vous ignorez ce qu'est le mouvemet fractal, découvrez-le grâce au blog de Torquato Denova.

http://mouvement-fractal.over-blog.net/

 

Encore un artiste dans la liste : Lexiaolong et ses magnifiques peintures (notamment). N'hésitez pas à aller découvrir tout son talent.

 

http://www.lexiaolong.com/

 

Et allez, encore un dessineux, il s'agit cette fois de Koulou, dessinateur très donjonesque qui me fait l'honneur, ainsi qu'à quelques amis, de réaliser des dessins pour un site à nous. Rendez-lui une petite visite.

 

http://lemondedekoulou.over-blog.com/

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