Texte Libre



Alexis De Tocqueville considérait que le plus grand danger de la démocratie était que les citoyens ne participent plus à la vie de la société.
De la démocratie en France
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securite/surveillance

Dimanche 11 mai 2008
Une info passée, pour l'instant, quasiment sous silence. Seul un reportage rapide sur I télé et une recherche sur le net m'ont permis d'êtra au courant de la nouvelle lubie sécuritaire de l'état sarkozyste.
Le passeport biométrique (déjà en vigueur aux Etats Unis) vient donc d'être adopté par décret (c'est à dire sans passer devant le parlement) et ce malgré les recommandations de la CNIL qui avait accepté le procédé sous certaines conditions.
N'en faisant une nouvelle fois qu'à sa tête, le gouvernement passe outre l'avis de la CNIL qu'il avait pourtant sollicité et passe donc également outre les représentants du peuple dans une nouvelle atteinte à la démocratie française.



PARIS (AFP) — Le gouvernement est passé outre l'avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) en créant par décret, et non par voie législative, le nouveau passeport biométrique, et en instituant un système de traitement central de ces données, selon cet avis paru samedi au Journal Officiel.

Après la parution le 4 mai du décret instituant le nouveau passeport biométrique, le Journal officiel a publié samedi l'avis que la Cnil avait rendu le 11 décembre 2007 sur ce dossier.

"Nous n'avons pas été entendus sur deux points : d'abord, nous pensions qu'un sujet d'une telle importance devait passer devant le parlement, et ensuite, nous n'avons pas obtenu les éléments qui permettent de justifier la création de cette banque de données", surnommée Delphine, a résumé le président de la Cnil, Alex Türk.

Se conformant à un accord européen, le nouveau passeport biométrique, qui devra être disponible avant le 28 juin 2009, devra contenir, outre une photo numérisée, les empreintes digitales de huit doigts. Ces données biométriques doivent être enregistrées dans un "système de traitement automatisé de données à caractère personnel relatif au passeport", rappelle l'avis de la Cnil.

En préambule, la Cnil rappelle qu'elle "considère comme légitime" l'utilisation de la biométrie dès lors que ces données "sont conservées sur un support dont la personne a l'usage exclusif".

Et elle souligne que la France va plus loin que le règlement européen, qui n'envisage pas le recueil de l'empreinte de huit doigts, mais de deux, ni la conservation des données en base centrale, qui comporte "des risques d'atteintes graves à la vie privée et aux libertés individuelles" et qui "ne peut être admis que dans la mesure où des exigences en matière de sécurité ou d'ordre public le justifient".

Or, la Cnil observe que les finalités --"faciliter les procédures d'établissement, de délivrance, de renouvellement, de remplacement et de retrait des passeports ainsi que prévenir, détecter et réprimer leur falsification et leur contrefaçon" -- "ne justifient pas la conservation, au plan national, de données biométriques telles que les empreintes digitales".

D'autant, ajoute la commission, "que ledit dispositif ne paraît pas constituer, en l'état, un outil décisif de lutte contre la fraude documentaire...".

Par conséquent, "la conservation dans une base centrale des images numérisées du visage et des empreintes digitales semble disproportionnée", estime la Cnil.

Celle-ci "considère enfin que l'ampleur de la réforme qui se dessine et l'importance des questions qu'elle peut soulever justifieraient que, comme elle l'a rappelé à plusieurs reprises, le Parlement en soit saisi...".


Par Darklord
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Mercredi 2 juillet 2008


Depuis le 1er juillet 2008, deux décrets parus au journal officiel permettent de ficher des mineurs de 13 ans et plus, alors même qu'ils n'ont commis aucune infraction.

En clair, les mineurs n'auront plus besoin d'avoir commis une infraction pour figurer dans les fichiers policiers. Jusqu'à présent, ils pouvaient seulement être fichés dans des bases de données recensant des infractions commises (comme le Stic de la police), des auteurs d'infractions (comme le Fijais en matière sexuelle) ou des empreintes (fichiers des empreintes digitales ou des empreintes génétiques). (lefigaro.fr)

Cela rappelle les propos malheureux de Sarkozy sur son idée de dépistage génétique de la délinquance dès 3 ans, proposition décriée de toute part. Le gouvernement semble néanmoins avoir franchit un premier pas en publiant ces décrets, essayant de profiter du calme de la période estivale dès le premier jour. Heureusement, certaines ONG veille. La Ligue des Droits de l'Homme a réagit dès le lendemain.

"Avec Edvige [Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale], il ne s'agit plus de ficher les auteurs d'"infractions constatées", mais, comme pour la rétention de sûreté, de cibler ceux que l'on étiquette d'avance comme de futurs délinquants hypothétiques", affirme la LDH qui ajoute: "Et il y a pire, désormais vont pouvoir être eux aussi "tracés" comme futurs délinquants présumés les enfants, dès l'âge de treize ans, que les policiers considèrent comme potentiellement dangereux". "Dirigeables équipés de caméras surpuissantes pour filmer les banlieues, prison préventive à vie après la fin de l'exécution d'une peine, extension massive des fichiers d'empreintes génétiques, et à présent fichage d'enfants de treize ans désignés d'avance comme futurs repris de justice", la Ligue des droits de l'Homme évoque un "niveau de surveillance des citoyens, généralisée parfois, discriminatoire souvent", qu'elle estime "incompatible avec l'état de droit". (nouvelobs.com)

La CNIL, elle aussi, a dénoncé cette idée.

Le fichage des mineurs dès 13 ans a suscité les réserves de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), qui a émis un avis le 16 juin, également paru mardi au Journal Officiel. La Cnil «tient à préciser que le traitement de telles données appelle l'adoption de garanties renforcées» et doit par conséquent «être encadré de façon à lui conserver un caractère exceptionnel et une durée de conservation spécifique». Entendu par la Cnil, le ministère de l'Intérieur a justifié ce fichage «par les mutations affectant la délinquance juvénile», notamment dans les phénomènes dits de «violences urbaines», et fait valoir que l'âge de 13 ans correspondait à celui de la responsabilité pénale. Ce à quoi la Commission a répliqué que cette majorité pénale «ne saurait servir de référence» puisque le fichier ne vise qu'à «l'information générale du gouvernement».(lefigaro.fr)

Il y a peu de chance que les voix qui se lèvent soient entendues, ou plutôt écoutées, comme à l'accoutumée. A nouveau, le gouvernement entraîne la France dans un recul des libertés individuelles sans se soucier vraiment de justifier ses actes. Car ces nouveaux fichages posent bien plus que des problèmes éthiques, ils ne sont simplement pas réalisables. Comment repère-t-on un comportement de délinquant avant passage à l'acte ? Ou "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" (nouvelobs.com et lefigaro.fr) tels qu'ils ont été décrits ? Et surtout, comment apporter la preuve que ces comportements sont bien nuisibles s'ils ne débouchent sur aucun acte répréhensible ?
Le fait que ces décrets soient inapplicables ne les rendent pas moins dangereux. D'abord, ils peuvent, comme je l'ai déjà dit, constituer un premier pas vers d'autres décrets et lois bien pires. Ensuite, la mauvaise définition des objectifs et des limites de ce fichage n'empêchera pas son utilisation et peut donc conduire à des dérives notamment sur des interprétations trop suggestives des comportements relevés et sur des délits de faciès.
Par Darklord
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Jeudi 17 juillet 2008

 

Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :

- exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,

- sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,

- s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.ras.eu.org

Par Darklord
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Mardi 22 juillet 2008

Article du nouvelobs.com :

 

L'Association des paralysés de France s'insurge du fait que des acteurs de son mouvement puissent être enregistrés dans le fichier qui recense des personnes de plus de 13 ans jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public".


L'Association des paralysés de France (APF) a fustigé lundi 21 juillet la mise en place du fichier Edvige qui consiste selon elle en un "fichage de militants qui ne dit pas son nom".
Créé par un décret paru le 1er juillet au Journal officiel, ce fichier permet de recenser dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" et centralise les informations sur des personnes exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".

Attaque des fondements de la démocratie

"Ce fichage qui ne dit pas son nom met de fait en cause toutes les personnes qui aujourd'hui sont investies pour défendre des idées, des droits, des personnes", estime l'APF, dans un communiqué. "Ainsi, tous les acteurs de l'association quels qu'ils soient - élus, bénévoles, salariés ou adhérents - peuvent tomber sous le coup de ce fichier, de par leur fonction ou leurs actions", s'inquiète l'association.
Pour elle, un tel fichier "s'attaque aux fondements même de la démocratie et de la citoyenneté et constitue une régression des libertés individuelles et publiques".
L'APF soutient donc le collectif "Non à Edvige" et indique avoir signé l'appel "Pour obtenir l'abandon du fichier Edvige".
Edvige, acronyme pour "exploitation documentaire et valorisation de l'information générale", a suscité un tollé parmi de nombreuses organisations syndicales et de défense des droits de l'Homme.

 

Pour l'abandon du fichier EDVIGE

Par Darklord
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Mercredi 23 juillet 2008

"L'orientation sexuelle n'est pas un choix", affiche italienne faisant actuellement une vive polémique.

Après l'association des paralysés de France (voir article précédent), c'est au tour des associations de défense des homosexuels d'entrer dans la bataille contre le fichier EDVIGE.


Vingt-quatre organisations de défense des droits des gays et lesbiennes et de lutte contre le sida ont saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité à ce sujet. Ces associations mettent collectivement en avant les "risques de comportements discriminatoires qu'entraînerait la constitution de ce fichier" policier. (lemonde.fr)


En effet, on s'aperçoit de plus en plus qu'EDVIGE ne sert pas à ficher les personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" selon sa propre définition, mais bien toutes les formes de militantisme, même apolitiques. Être militant, même à un faible niveau, devient donc suspect.

Les associations de gays et lesbiennes, mais également les associations contre le SIDA sont visées de manières détournées.

Si le décret ne contient pas les expressions "santé" et "vie sexuelle", son article 2 précise que "le traitement peut, [à titre exceptionnel], enregistrer des données à caractère personnel de la nature de celles mentionnées à l'article 8 de la loi du 6 janvier 1978". Des données qui incluent l'origine ethnique, la santé et la vie sexuelle des individus fichés. Interrogé par le magazine Têtu, le porte-parole du ministère de l'intérieur, Gérard Gachet, a récemment justifié la collecte de ces informations en expliquant que "leur mention n'est autorisée que pour un besoin incident lié à une activité". Un argument qui laisse perplexe Alain Piriou, porte-parole de l'Inter-LGBT. "On peut être militant dans une association de défense des droits des homosexuels sans l'être soi-même", s'exclame-t-il. "Relier ainsi des éléments de la vie privée à un militantisme public, c'est complètement archaïque !" (lemonde.fr)


« Archaïque » est le mot. Alain Piriou poursuit :


"La génération qui m'a précédé s'est battue, dans les années 1970 et 1980, pour supprimer les fichiers d'homosexuels détenus dans les préfectures, et là on réintroduit dans un fichier de police la vie sexuelle comme critère. Cela va à contre-courant de quarante ans d'évolution du droit. C'est tout à fait insupportable", s'émeut Alain Piriou. (lemonde.fr)


Au travers de ce retour en arrière, la question que tout le monde se pose, c'est « pourquoi » ? En effet, le contraste entre la définition du fichier EDVIGE et son application est si important qu'il devient impossible d'en voir la relation, et ce à tout les niveaux.


"Les policiers eux-mêmes sont surpris, et se demandent à quoi cette mesure va leur servir", poursuit M. Piriou. (lemonde.fr)


Ce fichier ouvre la porte à une stigmatisation de la population et à toutes formes de discrimination. Cette logique de contrôle social exercé par l'État est aujourd'hui incontrôlée. Alors qu'en droit pénal, une infraction doit être précise, qu'entend-on aujourd'hui derrière le terme "d'atteinte à l'ordre public" ? (contrejournal.blogs.liberation.fr)


Et même dans le camp de la majorité, on commence à se poser des questions.


L'association GayLib, qui représente les homosexuels de l'UMP, a également exprimé son inquiétude eu égard à la collecte de ces données dites "sensibles". "Nous aimerions qu'on nous explique en quoi ces informations sont utiles à la préservation de l'ordre public et au maintien de la sûreté de l'Etat", explique un responsable de l'association. (lemonde.fr)


Le gouvernement ne semble pas se presser pour répondre. Mais il est vrai que la réponse ne doit pas être facile, si toutefois elle existe. Les risques, eux, sont largement connus : Confusion entre suspect et représentant de la société civile, imposition de la majorité pénale alors qu'elle n'est effective dans les tribunaux qu'à caractère exceptionnel, ignorance de la séparation des pouvoirs, négation de la présomption d'innocence et diverses possibilités de discriminations.

Et il serait faux de croire que cela ne concerne qu'une petite partie de la population.


A l'heure actuelle, environ 20 millions de personnes sont fichées. La majorité des Français n'en a pas conscience et estime qu'elle n'a rien à cacher, mais les dérives existent. (contrejournal.blogs.liberation.fr)

 



Les dérives comme le fameux fichier national automatisé des empreintes génétiques qui ne devait s'appliquer qu'aux délinquants sexuels et qui s'étend désormais même aux délits mineurs ; Ou comme le fait que des employeurs se renseignent auprès des RG pour s'informer sur leurs employés (à ce titre, EDVIGE est particulièrement dangereux) ; Ou encore que délinquants et victimes se retrouvent sur un même fichier comme c'est le cas du Système de Traitement des Infractions Constatées.

Alors, quels problèmes d'atteinte à l'ordre publique justifie de prendre de tels risques ? D'ailleurs, même la notion d'atteintes à l'ordre publique reste floue.


Ce fichier ouvre la porte à une stigmatisation de la population et à toutes formes de discrimination. Cette logique de contrôle social exercé par l'État est aujourd'hui incontrôlée. Alors qu'en droit pénal, une infraction doit être précise, qu'entend-on aujourd'hui derrière le terme "d'atteinte à l'ordre public" ? (contrejournal.blogs.liberation.fr)


De fait, en quoi des gens qui s'occupent de personnes paralysées ou qui soutiennent des personnes homosexuelles et/ou malades constituent le moindre trouble à l'ordre publique ? Quelle raison justifie de surveiller de manière de plus en plus anti-démocratique ces personnes qui ne font que donner de leur temps à d'autres ? En réalité il n'y a qu'une explication, le contrôle toujours plus oppressant de la population, « oppressant »d'autant plus qu'il réduit les libertés des citoyens sans avancer la moindre justification.

Les actions sont en cours pour essayer d'enrayer ce processus incompatible avec notre état de droit.


Sept syndicats ainsi que la Ligue des droits de l'homme ont en effet annoncé qu'ils déposeraient à la rentrée un recours devant le Conseil d'Etat pour obtenir l'annulation du décret gouvernemental. Une action à laquelle l'Inter-LGBT devrait se joindre dans les prochains jours. (lemonde.fr)


Pour soutenir cette action, n'oubliez pas d'aller signer la pétition pour l'abandon du fichier EDVIGE qui, depuis le 10 juillet, a déjà obtenu 42763 signatures, dont 310 d'organisations, collectifs, partis et syndicats.

Cette mobilisation extrêmement importante sera-t-elle entendue ?

 

 

Mise à jour 23/07/08 à 14h 11 :

 

Peut être une idée pour expliquer le soudain engouement de Sarkozy pour le fichage de tout citoyen découvert sur le blog de Sceptix :

 

C’est une banalité mais il est nécessaire de la rappeler alors que la "menace terroriste" continue à être invoquée pour réduire des libertés individuelles.

Les Etats-Unis et l’Union Européenne sont ainsi sur le point de parvenir à un accord qui pourra mettre les données personnelles de tous les citoyens européens à la disposition  des agences américaines impliquées dans la lutte contre le terrorisme. (panier-de-crabe.over-blog.com)

 

Echange de "bons" procédés entre l'état sarkozyste et son modèle américain ? Possible. C'est la seule réponse plausible actuellement.

 

En tout cas cela nous montre à quel point le recoupement d'informations est devenu le seul moyen, aujourd'hui, d'être correctement informé.

 

Par Darklord
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Mercredi 23 juillet 2008
Info du nouvelobs.com :

L'ONG signe à son tour la pétition réclamant le retrait du fichier policier, qui permet de recenser dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public". La pétition a déjà recueilli 44.000 signatures.


La branche française d'Amesty International (AIF) a annoncé mercredi 23 juillet avoir signé la pétition demandant le retrait du fichier policier Edvige.
Edvige, acronyme pour "Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale", provoque une levée de boucliers parmi de nombreuses organisations syndicales et de défense des droits de l'Homme.
Créé par un décret paru le 1er juillet au Journal officiel, ce fichier permet de recenser dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" ainsi que des personnes exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".

"Surveillance des citoyens"

"Amesty International France "s'inquiète du manque de transparence de ce décret dont les finalités ne sont pas clairement définies, ce qui pourrait générer des abus contraires au respect des droits fondamentaux des personnes", indique l'ONG dans un communiqué. Selon AIF, ce décret "institue un niveau de surveillance des citoyens disproportionné."
Plusieurs syndicats, dont la CFDT et FO, ainsi que la Ligue des droits de l'Homme, ont annoncé leur intention de déposer un recours devant le Conseil d'Etat pour obtenir l'annulation du décret gouvernemental du 1er juillet, instituant ce fichier. La CFDT annonce avoir formé "un recours auprès du Conseil d'Etat avec le Syndicat des Avocats de France, le Syndicat de la Magistrature, la Ligue des Droits de l'Homme, la CGT, la FSU et Solidaires".
FO a pour sa part décidé individuellement "de contester devant le Conseil d'Etat le décret du 27 juin 2008 créant le fichier Edvige".

"Une régression des libertés individuelles et publiques"

L'Association des Paralysés de France (APF) a elle aussi pris positions cette semaine contre le fichier Edvige, estimant qu'un tel fichier "s'attaque aux fondements même de la démocratie et de la citoyenneté et constitue une régression des libertés individuelles et publiques".
La pétition demandant le retrait du fichier Edvige a recueilli 44.000 signatures. Plus de 300 organisations ont signé, dont le Parti socialiste, la LCR, Les Verts ou encore le Parti communiste.

Par Darklord
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Samedi 26 juillet 2008

 

Information du nouvelobs.com

 

L'adjoint au maire de Lyon, Etienne Tête, a déposé un recours devant le Conseil d'Etat pour obtenir l'annulation du décret d'application instaurant le fichier policier Edvige, permettant de recenser dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public".

Etienne Tête, adjoint au maire de Lyon et conseiller régional Verts en Rhône-Alpes a indiqué samedi 26 juillet avoir déposé mercredi un recours devant le Conseil d'Etat afin d'obtenir l'annulation du décret instaurant le fichier policier Edvige.
"J'ai vu qu'il y avait une vraie contestation de ce décret. J'ai traduit l'inquiétude politique en termes juridiques", a affirmé à l'AFP Etienne Tête, confirmant une information parue samedi dans Libération.
Le recours de l'élu lyonnais se fonde essentiellement sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme - sur la vie privée - ainsi que sur un arrêt rendu en 2006 par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) contre la Suède.

"Ficher tout le monde"

Selon cet arrêt, "un fichier n'est autorisé que sur des motifs de sécurité publique et ne doit comporter que des informations nécessaires concernant la sécurité publique", a précisé Etienne Tête.
Créé par un décret paru le 1er juillet au Journal officiel, ce fichier permet de recenser dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" ainsi que des personnes exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".
"Ce qui me scandalise, c'est que l'on puisse ficher tout le monde, ce n'est pas un fichier pour la sécurité publique", a estimé Etienne Tête critiquant "une lecture littérale du décret effrayante" qui concerne aussi bien les acteurs du monde politique que les représentants de la scène culturelle.

"On peut enregistrer des tas de choses"

"Sur toutes ces personnes, on peut enregistrer des tas de choses qui n'ont rien à voir avec leur fonction comme leur sexualité, leur fortune, leur voiture. Et le fichier s'étend à toute personne en contact", explique l'élu.
Les syndicats FO et la CFDT avaient annoncé mardi le dépôt d'un recours auprès du Conseil d'Etat.
Par ailleurs, six organisations (le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France, la Ligue des droits de l'Homme, la CGT, FSU et Solidaires) ont annoncé leur intention de déposer également un recours.
Ces organismes disposent de deux mois et un jour après la parution au JO pour saisir le Conseil d'Etat, soit jusqu'au 2 septembre. (Avec AFP)

Par Darklord
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Mercredi 20 août 2008


Le fichier EDVIGE, instituant le fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux, en est aujourd'hui à 83089 signatures contre lui dont 675 signatures d'organisations, collectifs, partis et syndicats.
Le rassemblement est sans précédent mais il faut continuer à diffuser et à faire signer la pétition du collectif pour l'abandon du fichier EDVIGE.
Par Darklord
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Samedi 23 août 2008


Depuis quelques temps, les lois sécuritaires se multiplient ainsi que les moyens de contrôle des populations qui les acceptent sous couvert d'une lutte contre l'insécurité pour le moins controversée.

La question de l'équilibre fragile entre la Liberté des citoyens et leur sécurité n'est pas neuve. La Fontaine se la posait déjà à travers cette réflexion : « L'adversaire d'une vraie liberté est un désir excessif de sécurité. »

Dans notre société mondialisée, soumise à la globalisation, cette question est de plus en plus actuelle.


Avant toute chose, il convient de définir ce que l'on entend par Liberté et sécurité. Il serait facile de croire que la Liberté revient à la possibilité de faire « ce que l'on veut ». Si elle se base sur cette idée, la Liberté effective que nous connaissons aujourd'hui se base également sur une seconde notion importante : Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas que l'on te fasse. La Liberté, est donc limitée par rapport à son principe de base.

Par Liberté, au sens général, j'entends donc les libertés individuelles et fondamentales telles qu'elles sont définies par la déclaration universelle des droits de l'Homme. Communément, on peut parler des cas les plus généraux, comme la liberté d'expression, la liberté de pensée, la liberté de réunion, les libertés publiques ... inutile de tous les citer. La Liberté « sociétale » est donc un ensemble de droits fondamentaux et universels qui doivent être respectés par et pour tous. Afin de s'assurer ce respect, la société fait appel aux lois.


Passons maintenant au deuxième volet de la question, la sécurité. Commençons par faire appel à la définition du dictionnaire en ligne Lexilogos :


Sécurité

État d'esprit confiant et tranquille qui résulte du sentiment, bien ou mal fondé, que l'on est à l'abri de tout danger.


Les notions d'état d'esprit et de sentiment sont très importantes et méritent d'être soulignées. La sécurité est avant tout un ressenti. De même que l'insécurité


Insécurité

Manque de sécurité; inquiétude provoquée par l'éventualité d'un danger.


Comment quantifie-t-on la sécurité ? On répond à cette question, aujourd'hui, par les chiffres de la délinquance. Mais est-ce vraiment la sécurité ? On serait plutôt dans l'Ordre. La sécurité elle recouvre également la sécurité affective, morale, sociale, économique, et d'autres.

Tel que nous allons en discuter ici, la sécurité est un tout. Puisqu'il s'agit d'un sentiment, l'état d'esprit « tranquille » d'une personne ne saurait se résumer seulement à sa probabilité d'être volé ou agressé. Un ressenti dépend aussi de la sensibilité d'une personne, donc les autres types de sécurité jouent sur sa perception de l'insécurité, dont les délits et crimes ne sont également qu'une partie.

L'insécurité, aujourd'hui, selon les médias et les politiques, se résumeraient seulement aux faits criminels et de délinquances. Or il n'en est rien. Le ressenti final de ces faits dépend de la perception que l'on peut en avoir. Une personne en détresse affective, morale et/ou économique les ressentira-t-elle de manière plus ou moins importante qu'une personne ayant la sécurité en ces domaines ? Tout dépend également de la personnalité de l'individu.

Et de la façon dont on lui présente les choses. Car l'insécurité, en tant que sentiment, ne tient pas compte de la réalité mais du ressenti que l'on a de sa présentation.

Par exemple, dans le film Bowling for Columbine de Michael Moore, on aime ou on aime pas mais la démonstration qui suit est exemplaire, il interroge un auteur qui explique que les médias façonnent la peur (et donc l'insécurité) chez les étasuniens. Statistiques à l'appui : Malgré le fait que les agressions à mains armées aient baissé de 20 % (je cite de tête mais c'est approximativement ça) les sujets à la télé qui parlent des ces agressions ont augmenté de 600%.

Moi, je travaille dans un quartier difficile et reconnu en tant que tel. Quand j'entends les personnes extérieures qui en parlent, j'ai l'impression que c'est Sarajevo. Pourtant moi je m'y déplace souvent, à pieds, et en deux ans il ne m'est jamais rien arrivé, même en passant juste à côté d'une bande de jeunes qui n'apprécient pas l'association pour laquelle je travaille et qui ne sont pas connus pour leur politesse et leur douceur.

Et des exemples comme ça, je ne suis pas le seul à en vivre quotidiennement. La base de l'insécurité et donc de la politique sécuritaire qui en découle est déjà largement biaisée. Je ne veux pas dire que les problèmes n'existent pas, mais qu'ils sont largement surestimés ou tronqués. Quant aux vrais problèmes, économiques et sociaux, ceux-là sont ignorés... jusqu'à ce que ça pète.


Le problème n'est donc pas tant la sécurité en tant que tel que le sécuritaire, qui se développe sur des bases fausses ou au moins biaisée.


Là, il faut s'arrêter sur le terme « sécuritaire ». Il s'agit ici, d'une idéologie voulant combattre l'insécurité par l'augmentation de lois et de moyens répressifs. Il aurait pu s'agir tout simplement de la volonté d'améliorer la sécurité mais, comme nous l'avons vu, celle-ci est composée de plusieurs besoins que l'outil répressif ne saurait combler. Ici nous parlerons donc bien du sécuritaire en tant qu'un ensemble d'outils répressifs et leur volonté de mise en place, ayant pour raison d'existence d'améliorer la sécurité.


Car l'un des problèmes du sécuritaire est de ne pas être souvent en accord avec sa raison d'être, comme l'on prouvait de nombreuses dérives en France et dans d'autres pays. C'est un peu comme prétendre que ficher des homosexuels aidera à la prévention de la délinquance.


L'insécurité est donc au moins double. L'insécurité telle qu'on l'entend actuellement est évidemment lié aux crimes et délits qui sont commis, et surtout à la façon dont ils sont présentés. L'autre insécurité provient de ce qui est censé combattre la première, le sécuritaire, car la répression provoque un sentiment de peur de par les contraintes qu'elle impose et ses possibles dérives. Ce sont deux types d'insécurités qui agissent de manière différentes et qui sont ressenties de manières différentes, mais dont on ne peut nier l'existence.


La mise en place d'une politique sécuritaire est un choix. Ce n'est ni le seul, ni le plus efficace (personnellement je doute qu'il est la moindre efficacité d'ailleurs) mais c'est celui qui a été retenu, sur une mauvaise base de réflexion, comme je l'ai dit précédemment. La délinquance doit engendrer une réponse de la société mais personne ne se demande si la répression est appropriée. Le calcul « plus de police » = « plus de sécurité » est accepté comme vrai par un grand ensemble de personnes alors qu'il n'en est rien, auquel cas nous serions déjà dans une société sans insécurité.


Donc le problème c'est que le fait de mettre en place un arsenal sécuritaire est un choix mal réfléchit, mais surtout que l'insécurité qu'il engendre de par son existence est subit par tous, même par ceux qui n'ont rien fait et ne feront jamais rien. Le tout en coûtant cher (il faut bien le dire aussi) et en se révélant inefficace. C'est une solution politique des dirigeants (de droite ou de gauche) pour faire croire qu'ils essaient tout pour réduire la délinquance, alors qu'en réalité leur réponse est toujours la même et qu'elle n'a jamais porté ses fruits.


Le sécuritaire n'affecte pas la sécurité ou l'insécurité. Il montre même qu'un problème existe quelque part. Le sécuritaire dévoile une insécurité que l'on ne voyait pas forcément, ou en crée carrément une (prenons le cas de l'immigration, par exemple). Donc, paradoxalement, le sécuritaire créé de l'insécurité qui ne relève pas seulement de sa nuisance à l'ensemble des citoyens ou à ses dérives.


Le danger est que sous couvert d'une sécurité qui n'est toujours pas plus importante malgré les lois et les moyens mis en place, les dérives sécuritaires s'installent avec l'approbation des citoyens qui les subissent convaincus que c'est pour leur bien, ce qui est faux puisqu'on ne bénéficie d'aucune sécurité réelle supplémentaire, et encore moins en terme de ressenti.


On dira que pour quelqu'un qui n'a rien à se reprocher, cela ne change rien. C'est faux. Être de plus en plus contrôlé et fliqué c'est également ne plus avoir droit à la moindre erreur avant d'être considéré comme un vrai criminel. Personne, pas même ceux qui y croient dur comme fer, ne peut vraiment respecter toutes les lois, surtout lorsqu'elles se multiplient.

On connaît tous des personnes qui n'aiment pas la police, malgré le fait qu'ils pensent qu'il faudrait effectivement « karcheriser » les banlieues. L'insécurité provoquée par le sécuritaire, ils la ressente aussi, même si c'est de manière différente.


Ce qui est sûr, c'est que l'augmentation de la répression n'est pas une solution. Les chiffres le prouvent d'ailleurs, si les vols et atteintes aux biens diminuent (baisse au niveau européen, grâce aux protections apportées par les fabricants et non pas grâce aux politiques mises en place), les agressions sont constamment en augmentation.


« Les atteintes volontaires gratuites aux personnes ont continué de croître (+4,19%) entre août 2007 et juillet 2008, tandis que la délinquance générale diminuait de 3,08%, selon les chiffres de l'Observatoire national de la délinquance (OND) publiés mardi 19 août. Comme au cours des mois précédents, la baisse globale de la délinquance enregistrée sur une année glissante est principalement due à celle des atteintes aux biens qui représentent près de 64% des faits constatés. » (nouvelobs.com)


La société en générale, quelque soit la politique qui gouverne, s'appuie trop sur la peur du gendarme pour « résoudre » les problèmes. Or ça ne résout rien, à peine les camoufle-t-elle. Comme le disais Freud, guérir les symptômes ne guérit pas la maladie mais c'est comme ça que cela se passe aujourd'hui. Et tant que les vrais problèmes de fond ne sont pas traités, les problèmes disons « visibles » resteront et reviendront sans cesse. Toute l'énergie et les moyens dépensés dans la répression sont donc inefficaces.

Ainsi, le sécuritaire, ce n'est rien d'autre que Sisyphe poussant son rocher, à ceci près que le sécuritaire s'abat également sans raison sur des citoyens, réduisant inutilement la liberté de tous.

A force d'ignorer les endroits à problèmes, on les a refermés sur eux mêmes. Les normes ont changé, ce ne sont plus les mêmes que celles de la société en générale (ou celles que l'on croit être de la société en général, ce qui est plus juste). Or on ne change pas des normes par la force, à moins d'être conquistador espagnol ou militaire américain avec les conséquences que l'on sait.


Evidemment, on me demandera de trouver des solutions plutôt que de critiquer. Mais je suis le premier à dire que je n'ai pas de solutions miracles. Car les solutions miracles n'existent pas, pour résoudre les problèmes de la société en général et celui hautement sensible de l'insécurité en particulier. C'est un travail de longue haleine qui demande beaucoup de réflexions.

Si je devais balancer quelques idées comme ça vite fait, on pourrait parler du retour de la police de proximité (dans sa fonction de dialogue évidemment), de l'incitation aux entreprises de s'installer près des zones sensibles et d'embaucher des gens de ces mêmes zones, de repenser le cadre bâti, voir carrément de reloger des gens pour limiter la population, le surnombre jouant beaucoup dans les cause et la gravité des conflits, ...

Après, évidemment, il faut s'appuyer sur les acteurs de ces quartiers (centres sociaux ou médico-psychologique, éducateurs, associations diverses) en amont pour comprendre les spécificités des zones concernées et dans l'application. Bref, ce sera long et je n'ai pas toutes les solutions mais elles peuvent se trouver.


Par Darklord
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Mardi 9 septembre 2008

Article du nouvelobs.com :


Les Réformateurs, qui représentent l'aile libérale de la majorité, demandent une "clarification", notamment sur le "type et la durée des données collectées".


Après les réserves émises ces derniers jours par le ministre de la Défense Hervé Morin et la la présidente du Medef Laurence Parisot, c'est au tour du club des 108 parlementaires Réformateurs (représentant l'aile libérale de l'UMP), présidé par le secrétaire d'Etat chargé du commerce Hervé Novelli, de demander, lundi 8 septembre, une "clarification des objectifs du fichier Edvige".
Dans un communiqué, Yanick Paternotte, qui est leur porte-parole, rappelle "l'importance de toutes les initiatives visant à renforcer la sécurité des Français".
"Les réformateurs apportent ainsi leur soutien au principe du fichier Edvige, dont l'ambition est de protéger l'ordre public", souligne-t-il également.
Toutefois, il souhaite "se faire l'écho des inquiétudes exprimées par certaines associations ou institutions, et notamment des réserves persistantes de la CNIL concernant le type et la durée des données collectées". Le Conseil d'Etat se prononcera fin décembre

Appel à une rencontre avec les parlementaires

Il demande, par conséquent, au gouvernement "de clarifier les objectifs et les critères d'inscription de certaines données dans le fichier Edvige", soulignant que les Réformateurs "sont très attachés aux libertés individuelles".
Il appelle par ailleurs la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, à "une rencontre avec tous les parlementaires de la majorité qui partagent ces questions, afin de clarifier certaines dispositions et de lever toute ambiguïté sur les objectifs recherchés".
Créé par un décret paru le 1er juillet au Journal officiel, Edvige permet de recenser dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", ainsi que des personnes "ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique" ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".

Par Darklord
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Pub copinage

Un lien vers le blog de Manu Larcenet, dessinateur de talent. Comme il fait moins de dessins d'actualité je ne l'ai pas mis dans mes autres liens comme Maëster.

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Allez voir les superbes dessins d'Artea

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Le blog d'Hémiprésente, très bien écrit avec beaucoup de sensibilité.

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Le blog de Gaëtane avec ses humeurs et son humour

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Le site de Marcel Gotlib, grand maître de la BD. Si vous ne le connaissez pas, aller vite vous rattraper en lisant ces quelques pages.

http://www.marcelgotlib.com/

Pour tout savoir sur le médieval et le moyen âge, allez voir le blog de Morrigane

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Allez vite faire un tour sur le blog de Faustine. Entre ses jolis textes, ses réflexions et ses engagements, vous trouverez toujours quelque chose qui vous plaira.

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Encore un artiste dans la liste : Lexiaolong et ses magnifiques peintures (notamment). N'hésitez pas à aller découvrir tout son talent.

 

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Et allez, encore un dessineux, il s'agit cette fois de Koulou, dessinateur très donjonesque qui me fait l'honneur, ainsi qu'à quelques amis, de réaliser des dessins pour un site à nous. Rendez-lui une petite visite.

 

http://lemondedekoulou.over-blog.com/

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