Texte Libre



Alexis De Tocqueville considérait que le plus grand danger de la démocratie était que les citoyens ne participent plus à la vie de la société.
De la démocratie en France
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Politique

Lundi 20 mars 2006
    Le combat qui fait rage entre la rue qui hurle et Matignon qui entend tout mais apparemment n’écoute pas grand monde aurait tout à fait sa place sur ce site. Mais pour l’instant, c’est une autre question qui me préoccupe. Le « vote » du CPE est un exemple d’un processus qui se généralise et qui est pour le moins inquiétant.

    Je parle bien entendu du fait de faire passer des lois à tord et à travers et de tenir tête par la suite à toute idée de débat. Certains, dont j’ai oublié les noms, ont considérés que les déboires de notre premier ministre actuel, ce cher De Villepin, étaient dû au fait que, n’ayant jamais été élu, il n’avais jamais su communiquer avec la base. Ces personnes aimant la critique sont, précisons-le, de son propre camp. Et l’on se rappelle qu’ils n’avaient déjà pas manqué de souligner les « non-élections » du chef du gouvernement lors de sa nomination. Seulement ces collègues apparemment soucieux de la cohésion et de la bonne entente de leur camp, ont omis de dire que De Villepin était loin d’être le seul à oublier de parler des lois qu’il entend publier au peuple à qui il entend les appliquer.

    Souvenons-nous de son prédécesseur, un certain Raffarin qui avait également en son temps envoyer un grand nombre de gens dans la rue par le même procédé. On se souvient de quelques phrases mythiques du bonhomme qui volaient un peu plus haut que le récent « J’entends ceux qui manifestent mais j’entends aussi ceux qui veulent étudier. » que les manifestants, ouvertement traités de glandeurs, auront appréciés.

Non, Raffarin c’était tout de même autre chose. Personnellement, en fermant les yeux, je peux encore le voir s’agiter en déclarant d’une voix forte mais peu convaincante : « Ce n’est pas la rue qui gouverne ». Marrant comme en quelques mots on avoue avoir peur d’un débat, qui aurait pourtant été démocratique, tout en essayant de jouer au chef. Mais si notre regretté Raff’ avait pris la peine de se renseigner sur le pays qu’il était censé gouverner, puisque lui il était bien installé à Matignon et pas sur le pavé, il aurait appris que ce n’était pas lui non plus. En effet, aux dernières nouvelles, c’est le peuple qui gouverne. On se souvient que ça s’appelle la démocratie. De fait, si la majorité des gens sont dans la rue contre telle ou telle loi, c’est bien la rue qui gouverne. Reste à prouver que la majorité est dans la rue me direz vous. C’est justement ce qu’un débat aurait pu indiquer. D’où la raison de tout faire pour l’éviter.

C’est que, à gauche comme à droite, les « dirigeants » sont de moins en moins enclins à voir leurs beaux textes bien préparés se ramasser sur la grogne populaire qui ne comprend rien à rien. Prenons un cas plus général et moins partial : La constitution européenne. Il faut avouer que c’est l’un des rares cas où l’on nous a demandé notre avis. Et là, horreur, nous sommes des cons. C’est du moins ce qui est ressorti des analyses des partis qui étaient « pour ». On a rien compris, on s’est trompé de débat, on est vraiment des demeurés, etc… Peu importe si dans ce « on » se trouvent des gens également pour la constitution. Ce sont les français qui n’ont pas suivis les dirigeants.

J’étais sceptique sur la constitution. Je n’aimais pas tous les articles mais je savais qu’il faudrait faire un compromis. Ce qui me décida à choisir en fin de compte le non, c’est le plan B. Le fameux plan B qui n’existe pas. C’est justement cette inexistence qui m’a fait réfléchir sur ce qu’on nous demandait de voter. La question n’est pas ce qu’aurait pu être le plan B, mais pourquoi il n’avait pas été prévu. Dans le passé, d’autres pays avaient refusés des textes européens, sans vouloir viser l’Angleterre. Et voilà que celui-là était inaliénable. C’était ça ou rien. Comment était-il possible, me suis-je demandé, que les députés européens aient à ce point refusé d’envisager le rejet de la constitution par un pays ? Comment pouvaient-ils considérer que nous serions obligatoirement tous d’accord avec ce qu’ils avaient écris ? de fait, rares sont les arguments qui ont été prévus pour palier à l’incompréhension de l’électorat. Tout ce qu’on nous disait c’était que la France allait être mise au ban de l’Europe. Jamais les politiques français ne se décidèrent à défende le texte pour le texte. Ceux qui étaient contre non plus d’ailleurs mais eux n’en avaient pas besoin.

Pourquoi le contenu de ce texte n’a pas été défendu ? Pourquoi alors qu’il fut rejeté, la seule solution proposée fut de réorganiser un référendum plus tard sans avoir la moindre volonté de discuter du texte avec ceux qui l’avait refusé et chercher ces fameux compromis avec eux ? N’est-ce pas ce qu’on appellerait la démocratie ? Le CPE n’entrerait-il pas dans la même catégorie de textes non négociables et que l’on refuse obstinément de remettre en cause ? Sortir de la crise actuelle du CPE nécessite obligatoirement de reprendre le texte à la base et de répondre à l’attente démocratique des étudiants et des jeunes qui le refusent.

Et tant qu’on y est, on pourrait aussi discuter des nombreux textes de loi qui passent tous les jours (surtout en période estivale) et dont on préfère ne pas nous parler, tout comme le CPE même s’ils n’ont pas la même portée

Par Darklord
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Samedi 1 avril 2006
    Rappelons-le, ce site n’a pas pour vocation de dire si une loi fonctionnera ou ne fonctionnera pas.  Le CPE comme les autres. Néanmoins, on peut se poser un bon nombre de questions sur la légalité même du processus qui amène cette loi jusqu’à sa récente promulgation.

    Tout d’abord, n’oublions pas que l’article 8 de la loi sur l’égalité des chances, l’article concernant le CPE, a été conçu sans demander l’avis des partenaires sociaux. Pourtant il existe bel et bien une loi qui rend ces négociations obligatoires lorsque les propositions de lois touchent au code du travail. Mais le gouvernement n’a apparemment pas jugé bon de respecter la loi pourtant votée (légalement elle) en 2004 et proposée par quel'qu'un de leur propre camp : François Fillon.

    Ensuite, s’il y a bien eu discussion de la loi au parlement, rappelons que la notion de « vote » est ici toute relative puisque Dominique De Villepin lui a préféré le passage en force à travers l’article 49-3 de la constitution qui engage la responsabilité du gouvernement en cas d’urgence. Mais si le chômage des jeunes ne peut être considéré à la légère, il est extrêmement exagéré de le considérer comme un état d’urgence. Le chômage, celui des jeunes comme des autres, datant des années 70. Curieux état d’urgence qui dure depuis plus de trente ans. Evidemment, la notion « d’urgence » est suffisamment ambiguë pour lui coller nombre d’interprétations sur le dos. Mais dans ce cas, la recrudescence du SIDA, la menace des OGM sur l’agriculture biologique, la violence dans les cités, … pourquoi tous les cas autrement « urgent » de notre société ne bénéficient pas de lois rapidement passées et applicables par l’article 49-3 ?

    La rue se manifeste alors. Les syndicats étudiants et lycéens se révoltent, rejoint très vite par leurs aînés. Les parents se joignent également au conflit et n’oublions pas la majorité des partis d’oppositions… ainsi que quelques voix de moins en moins isolées dans la majorité gouvernementale. A cela le premier ministre répond de manière vaseuse (je ne pas vous citer encore ce chef d’œuvre littéraire d’absurdité) et affiche une sérénité que tout le monde sait de façade.

    Derrière son assurance, De Villepin cherche néanmoins à « renouer le dialogue ». On peut se dire que ce n’est pas trop tôt. On peut même se dire que c’est beaucoup trop tard. Discuter d’une loi déjà « votée » en force et qui attend d’être prochainement jugée par le conseil constitutionnel n’est pas très apprécié des partenaires sociaux dont la réduction du rôle à jouer dans le processus est, à raison, vécue comme une mise à l’écart pure et simple. Sans oublier qu’à Matignon, on affirme que l’on acceptera dores et déjà pas leur principale revendication. De quoi leur donner envie de parler, pour sûr. De Villepin accumule ce que ses proches ont appelé des « maladresses ». En réalité, le premier ministre a toujours su ce qu’il faisait et ces mêmes proches l’ont sûrement poussé vers la table des négociations. Si ce n’est pas le cas, je serai personnellement horrifié qu’une personne puisse faire appel à l’article 49-3 de la constitution par « maladresse ».

    Enfin le conseil constitutionnel entre en jeu et « sauve » le CPE en affirmant qu’il est tout à fait conforme à la constitution. Et ce malgré le fait que les moins de 26 ans n’ont désormais plus les mêmes droits que n’importe quel autre employé pour le même travail, ce qui constitue une discrimination au travail… ce qui est interdit par la constitution. Mais bon passons en admettant que, pour l’instant, seul le conseil constitutionnel a fournit un semblant de légitimité à cette loi.

    Pour finir, à l’heure où j’écris ces lignes (21 heures 11 à ma montre mais je suis peut être trop précis là), le président de la République vient d’annoncer la promulgation de la loi… mais aussi qu’il fallait la modifier, ce que même le conseil constitutionnel n’avait pas jugé bon la veille. Dernier passage en force maladroit pour le moins. Chirac discrédite le déterminisme de son premier ministre puisqu’il faut finalement changer la loi. Par la même occasion, il agite les partenaires sociaux en la promulguant malgré tout. Partenaires sociaux qui lui ont déjà donné rendez-vous mardi dans la rue. Et enfin, osons dire qu’il se rend ridicule en étant le premier à promulguer une loi dont il admet qu’elle doit être changée.

    Où en sommes-nous ? Démocratiquement parlant, le CPE est un échec irrémédiable alors qu’aucun contrat n’a même déjà était signé. Les proches de Chirac et Villepin l’ont bien sentit, notamment De Robien, lorsqu’ils invectivent les manifestants à respecter les décisions des institutions. La loi a été votée par le parlement (sic) et approuvée par le conseil constitutionnel, il ne fait donc aucun doute que la démocratie a été respectée. De fait, il ne peut plus y avoir de raison de manifester.

    Mais ils oublient deux points importants :

1) En démocratie, une loi, même réellement votée et irrémédiablement approuvée, peut être supprimée si une majorité du peuple le réclame (et si elle est entendue par ses représentants ce qui est un point un peu glissant en ce moment). Et il est certain qu’il s’agit désormais de la nouvelle revendication des manifestants, qui ne diffère pas de l’ancienne, c’est dire à quel point la promulgation était importante.

2) Quand un président promulgue une loi tout en admettant qu’elle doit être modifiée, c’est que, quelque part, on a un problème. En relisant le cheminement du CPE ci-dessus, on le trouvera peut être. Cela dit, accordons-leur que, jusqu’à ce soir, ils ne pouvaient connaître ce point précis. Je me demande combien de personnes de son propre camp ont été également surprises ce soir.

    Avouons-le, que l’on soit de gauche ou de droite, que l’on soutienne ou non le texte, l’article 8 n’aurait pas dû arriver jusque là. Son parcours chaotique parle de lui-même, débutant sous les plus mauvais auspices pour en arriver à l’intervention désastreuse du président de la République ce soir. Dès lors, comment demander aux contestataires de respecter les décisions institutionnelles sans passer pour être de mauvaise foi ? On ne peut respecter les décisions des institutions que dans les cas où on est sûrs et certains qu’elles ont été prises en toute conformité. Ce n’est pas le cas du CPE. Pour être démocratique, le processus institutionnel ne peut se permettre ce genre d’approximation.

    Force est de constater, que l’on soit pour ou contre le CPE, que sa naissance fait tâche d’huile sur ce processus. Quelle que soit notre opinion sur le fond du texte, il est inconcevable que l’article 8 puisse être discuté alors qu’il entre en application et qu’il ne pourra être modifié avant un temps incertain. Les négociations qui auraient alors lieu seraient pressées de modifier la loi au plus vite, de la part de De Villepin pour sortir de la crise et de la part des syndicats pour limiter le nombre de CPE signé entre temps. Or la précipitation n’a jamais permis de sortir d’une crise de telle envergure. C’est tout le processus qu’il faut reprendre à zéro. La suppression de la loi actuelle est le seul moyen de calmer la situation et de reprendre sereinement le texte en commençant par le début, c’est à dire les négociations avec les partenaires sociaux. Le fait qu’ils puissent donner leur avis avant la discussion parlementaire devrait éviter à De Villepin de nouvelles surprises.
Par Darklord
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Mardi 4 juillet 2006

    Il y a bien longtemps, nous suivions un homme qui s’était dressé contre la guerre qu’entendait mener le gouvernement américain contre l’Irak. Cet homme c’était Jacques Chirac. Et il nous refaisait le coup, comme aux élections de 2002, de se poser en sauveur de nos valeurs humaines et républicaines.

    Bien entendu, personne ne fut vraiment dupe du soudain élan pacifiste de notre président. Si Bush allait se servir en or noir en prétendant libérer les irakiens, Chirac lui voyait les intérêts français en Irak être directement menacé par des bombes dans le genre d’Enron ou d’Alliburton. Du coup, les conservateurs d’outre-atlantique n’étaient pas très contents.

    C’est alors que notre président pacifiste se souvint qu’une autre guerre était en route qui pourrait nous aider à nous rabibocher avec les grands patrons américains, puis avec leurs sous-fifres, le gouvernement.

    En effet, quelque part à l’est, en Afghanistan, la guerre continue. Les talibans tentent par tous les moyens de revenir au pouvoir, et les bombes raisonnent au loin. Décidément, nos amis américains n’ont pas de chances. Dès qu’ils pensent en avoir fini avec une guerre, c’est là que leurs adversaires se réveillent vraiment.

    Mais en Afghanistan, justement, nous comptons à peu près un millier de soldats français sur le terrain. Environ 800 sont ralliés aux troupes américaines (30000 soldats) et 250 commandos des forces spéciales sont affectés spécialement à la frontière pakistanaise (également sous commandement américain) pour retrouver Ben Laden. Trois mirages F1 et un avion de transport Hercules C-130 sont également sur place. Ah ! Et il y a aussi le Charles De Gaulle qui fait des ronds dans l’eau.

    Pour faire plaisir à nos amis, Jacques Chirac a décidé, avec le général Georgelin (chef de son état major particulier) et le général Bentegeat (patron des armées), l’envoi en renfort de trois Mirage 2000 et d’un autre Hercules C-130. Ce qui est amusant, c’est que tout le monde s’en moque.

    Car bien entendu, le peuple (majoritairement contre la guerre en Irak et pour un vrai pacifisme) n’a pas à savoir ce qui se passe loin de chez eux. A cette attitude de discussion ouverte, nous étions déjà habitué.

    La nouvelle façon antidémocratique de mener l’affaire vient cette fois-ci du fait que ni le sénat, ni l’assemblée nationale, ni même le conseil des ministres n’est informé des décisions du président. A peine la ministre de la défense, Michelle Alliot-Marie, peut-elle se permettre d’émettre un avis. Quant à l'opposition, pas la moindre petite question. C'est pourtant un sujet qui pourrait devenir facheux pour la droite en 2007. Mais pas un n'ose en parler. Curieux non ?

    Il est plus facile de voir la paille dans l’œil de son voisin que la poutre dans le sien dit-on. Il est facile (très facile en fait) de fustiger le comportements des américains en Irak en oubliant que nous aussi nous sommes en guerre et que, pire, nous ne savons même pas ce qu’il se passe.

Source : Le canard enchainé, N° 4470, 28 juin 2006.


Par Darklord
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Mercredi 2 août 2006

La première fois que j’ai pu appréhender l’Europe, j’étais encore très jeune. En fait j’aimais beaucoup l’idée d’un rapprochement des peuples. Pour tout dire, j’espérais même que l’Europe deviendrait un seul et même pays. Dans l’esprit, je crois que l’on peut me considérer comme un « citoyen du monde ». Bien qu’étant toujours très jeune, j’ai accueilli favorablement l’idée de « l’abolition » des frontières. Je me suis rendu compte plus tard que cela était malheureusement resté à l’état d’idée et que si les marchandises voyageaient sans difficultés, il n’en était pas de même des êtres humain. Plus âgé, j’étais enthousiaste lors du passage à l’Euro. Au moins sur ce coup là, pour l’instant, je n’ai pas à me plaindre. Lorsque, comme moi, on vit près d’une frontière, il faut bien avouer que ça facilite le contact avec les commerçants (mais pas seulement).

Enfin bref, je crois que comme de nombreuses autres personnes, j’ai beaucoup « fantasmé » l’Europe. Evidemment, la chute n’en fut que plus rude. Cela faisait un moment que je m’intéressais au fonctionnement de l’Union. Ce matin je reçus encore une preuve qu’elle ne serait sûrement jamais telle que je l’avais espérée.

Depuis quelques temps, il ne vous aura pas échappé qu’un conflit majeur avait éclaté entre Israël et le Liban. Evidemment, la communauté internationale essaie d’agir sur cette guerre pour appuyer à la fois leurs convictions et une certaine éthique vis-à-vis de leur peuple. Cela donne une réaction du genre « Il faut éliminer le terrorisme mais faire attention aux populations civiles ». Si, depuis le déclenchement de la guerre contre le terrorisme de Georges W. Bush, vous avez suivi l’Afghanistan, puis l’Irak et maintenant le Liban, vous aurez remarqué que cette position est intenable sur le terrain. Entre les bombardements soit disant « ciblés », voir « chirurgicaux », et les soldats qui tirent sur tout ce qui bouge (étant donné qu’ils n’ont aucun moyen de reconnaître l’ennemi), on est bien loin de la sécurité totale pour les civils innocents. Mais les différents pays du monde continuent d’espérer que les bombes et les balles épargneront toutes seules ceux qui doivent l’être (franchement, ils ne peuvent plus compter que sur ça pour limiter les dommages collatéraux).

Et c’est là que l’Union Européenne a franchit un cap dans le ridicule, ce qui, dans la situation actuelle, est quand même d’une grande gravité. En gros, l’UE devait faire un communiqué qui permettrait de dire ce que pensent les deux points de vue qui s’opposent sur le conflit, c'est-à-dire ceux qui veulent un cessez le feu immédiat, et ceux qui ne le veulent que lorsque que les conditions de sécurité nécessaires seront réunies. Autrement dit, pour le deuxième cas, que la guerre continue jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de danger, ou encore, quand Israël l’aura finalement emporté (comment la sécurité sera-t-elle garantie sinon ?). Quand on voit ce qu’a donné cette même stratégie en Afghanistan et en Irak (encore à feu et à sang pour ceux qui ne regarderaient que les journaux télévisés) on se dit que les partisans de cette « solution » doivent être au minimum très patient.

L’UE a donc fait sa déclaration ce matin, demandant d’une manière très conciliante l’arrêt des violences qui permettrait un accord sur un cessez le feu. Du coup, j’ai une question à poser. Comment les violences peuvent elles s’arrêter s’il n’y a pas un cessez le feu au préalable ? Qui cessera de tirer sans savoir si, en face, ils n’en profiteront pas pour prendre l’avantage ?

Ce n’est malheureusement pas la première fois que l’Europe doive concilier les différents intérêts de chaque pays membre et arrive à un compromis assez navrant. Biens sûr, je ne dis pas qu’il est facile de diriger une union entre 25 pays, ni que l’Europe soit toujours mise en échec. Néanmoins, il n’est pas rare que des décisions soient tant discutées qu’elles en arrivent à un niveau qui ne satisfait plus personne. Prenons l’exemple de la fameuse dispute franco-britannique sur la Politique Agricole Commune et la « ristourne Tatcher ». Après de nombreuses discussions houleuses, ni l’une ni l’autre ne seront finalement modifiées. Les problèmes supposés qui en découlaient sont donc toujours d’actualité mai le chapitre est clos, pour l’instant.

Je crois que l’Europe ne sera jamais unie telle que je l’avais espéré. Aujourd’hui elle est le symbole de la lutte que se livre chaque pays pour s’assurer la part du lion. En fait d’union, c’est à une véritable lutte européenne que nous assistons. Ce qui est bien pratique pour mettre sur le dos de l’UE un certain nombre de choses qui ne vont pas dans notre pays. Et s’étonner ensuite de perdre un référendum.

Par Darklord
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Vendredi 8 décembre 2006

L'approche des élections présidentielles traîne dans son sillage de nombreuses polémiques tantôt déclenchées par un parti, tantôt déclenchées par un autre. Il faut donc commencer par désacraliser la plus dangereuse de toutes : L'insécurité.

Rappelons que cette notion plutôt vague a déjà perturbé l'élection de 2002 et nous a valu, en plus d'une erreur de campagne du parti socialiste qu'il ne faut pas oublier, de retrouver Jean-Marie Le Pen au deuxième tour.

Le premier problème de l'insécurité étant qu'il s'agit d'une notion à double sens. D'abord, on entend par là un sentiment de ne pas se sentir en sécurité. C'est donc quelque chose d'assez relatif d'une personne à l'autre qui devrait interdire, normalement, toute généralisation du problème. Ensuite, l'insécurité, tel qu'il est généralement plus utilisé, nommerait plutôt les actes de délinquances ou les délits eux-mêmes, générant des statistiques dont l'aspect positif ou négatif dépend plutôt de la couleur politique que de la réalité. On ne peut donc pas prétendre combattre l'insécurité sans prendre en compte les deux aspects de la notion et en ignorant qu'elle affecte les gens différemment.

Car le problème de l'insécurité existe bel et bien mais, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est traité plus que légèrement par les différentes politiques qui lui ont été appliquées depuis des années. C'est un problème d'ailleurs récurrent à toutes les actions politiques. Elles ne sont jamais, ou très rarement, prévue sur le long terme.

L'insécurité doit être considérée comme un symptôme de problèmes sociaux plus profond. A ce titre, on peut lui appliquer le principe de Freud sur la psychanalyse disant que ce n'est pas en guérissant les symptômes que l'on guérit la maladie. De fait, traiter le problème uniquement par la punition des personnes délinquantes, c'est considérer ces personnes comme étant enclin à commettre des actes répréhensibles sans raisons. Mais les raisons qui vont amener quelqu'un à commettre un acte d'insécurité sont loin d'être simples. Il faut considérer tout le parcours social d'une personne pour espérer y trouver la manière dont il a fini par devenir délinquant. Howard Becker explique très bien ce processus dit de « carrière » dans son livre Outsider.

On ne peut pas dire non plus que toute répression soit inutile. Mais s'il faut lui reconnaître une certaine efficacité, on doit également en admettre ses limites. La « peur du gendarme » peut en convaincre certains (tout en n'étant pas assuré qu'ils en resteront toujours là d'ailleurs) mais d'autre ne la connaîtront jamais. Soit parce qu'ils appliquent des méthodes plus détournées pour parvenir à leur fin, soit qu'ils s'entourent d'autres personnes « inciviles » pour y faire face, soit plus simplement qu'ils ne craignent pas la punition.

L'appel aux forces de l'ordre et à l'augmentation de la sévérité des sanctions, n'est donc pas ce qui se fait de mieux même si ces deux facteurs jouent leurs rôles au mieux, ce qui n'est pas forcément le cas actuellement. Juger qu'il n'y a pas suffisamment de force de police ou que la justice est trop lente et/ou trop laxiste revient à masquer ces limitations mais ne les règle pas. On en arrive à ces conclusions honteuses disant qu'il vaut peut être mieux se passer d'un peu de liberté pour mieux contrôler l'insécurité. Ce qui est appliqué avec rapidité sans demander un avis plus général de la population.

L'insécurité est donc un problème bien plus vaste que la manière dont il est présenté. Il n'y a pas de solutions miracles à cette situation. De nombreux facteurs (familiaux, du milieu social, de l'environnement, de socialisation, étatiques, ...) peuvent affecter la « carrière » d'un individu et des réponses trop globales sont vouées à l'échec ou, au mieux, à des résultats très mitigés. Se contenter d'une façon de faire simpliste comme augmenter les forces de l'ordre ou créer des camps militaires a un certain écho dans les médias mais les résultats sont loin de concorder. Seule une véritable implication à long terme sur les fonds du problème et leurs évolutions pourront un jour apporter une réponse efficace à l'insécurité.

Mais les personnalités politiques pourront-elles se passer de la couverture des médias assez longtemps pour favoriser la réflexion sur les coups d'éclats ?


 

Par Darklord
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Samedi 23 décembre 2006

On le sait depuis longtemps, et pourtant à chaque fois on se fait avoir, à croire que l'on aime ça. A chaque élection, la campagne est bourrée de propositions qui se surenchérissent. Seulement voilà, la campagne présidentielle pour 2007 démarre fort. Voyez plutôt.

Thierry Breton, actuel ministre des finances a annoncé que l'année 2008 serait une année fiscale « blanche ». Entendez par là que l'on ne paiera pas d'impôts pour 2008. La cause, la mise en application du système de « l'impôt à la source » qui verra les impôts être prélevés directement sur les fiches de paie.

En fait, Breton aurait dû s'arrêter là. Le système d'impôt à la source devrait à la fois faciliter l'administration vis à vis des impôts (qui en a grand besoin) et être un frein sérieux aux fraudes grâce à son automatisme. Le tout ramènerait donc de l'argent dans les caisses de l'état d'un côté en faisant des économies de l'autre. Du moins normalement, pour en être sûrs, mieux vaut attendre la mise en pratique.

Le problème étant qu'en période électorale, il vaut mieux faire des effets d'annonces grandioses que de se concentrer sur des projets sérieux. Du coup le ministre des finances a annoncé qu'il n'y aurait tout simplement pas d'impôts en 2008.

L'idée était bien ficelée car, comme vous allez le voir, Breton n'a pas mentit. Mais il s'est bien gardé de trop développer son idée. Car le fait est qu'à part le système de l'impôt à la source, rien d'autre ne changera, surtout pas le paiement des impôts en 2008. La subtilité est là. Nous paierons des impôts EN 2008 mais pas POUR 2008.

Car notre système d'impôts actuel est de payer pour l'année passée. A savoir qu'en 2006 nous avons payé les impôts pour 2005, en 2007 nous paierons pour l'année 2006 et en 2008... nous paieront pour l'année 2007. En 2009, grâce au nouveau système, nous paieront pour 2009. 2008, sera donc vraiment une année non imposable mais le contribuable ne verra pas la différence puisqu'il paiera en 2008 (pour 2007) et en 2009 (pour cette même année).

Du coup, on se rend compte à quel point il s'agit là d'une publicité pour la campagne présidentielle. Le vrai faux cadeau de Breton tendant à montrer à quel point son camp peut être généreux alors que dans les faits, il n'en est rien. Le ministre peut jouer le fier devant les médias, il le serait moins s'il avait dû annoncer qu'il fallait payer en 2009 à la fois 2009 et 2008. Son cadeau fantôme était un peu forcé.

Le fait est que le ministre a également déclaré que son successeur n'aurait plus qu'à « appuyer sur le bouton ». Tout serait prêt s'il devait quitter le ministère en 2007. Ce qui est également très vite dit. Il ne s'agit encore que d'un projet qui a largement le temps d'éclater en vol, même avant 2007. Alors d'ici à ce qu'il atteigne 2009, ce n'est pas forcément encore gagné.

Pour que 2008 soit vraiment sans impôts, il faudrait que 2007 soit également une année fiscale blanche, ce qui ne se justifie pas et qui ferait perdre gros à l'état.

Des mensonges de ce genre-là, la campagne présidentielle risque d'en être pleine à craquer, surtout si elle commence sur les chapeaux de roues comme ici. Mais il est vrai que la parade était bien étudiée. Le ministre a raison (comme on l'a vu) et a « laissé » les médias s'emporter sur le sujet, sans juger bon d'opposer un démenti. Le retour de bâton sera donc également sans surprise.


Par Darklord
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Jeudi 25 janvier 2007
"Je n'ai pas dit que l'homosexualité était dangereuse, j'ai dit qu'elle était inférieure à l'hétérosexualité. Si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité. Il y a un modèle social qui est celui du mariage hétérosexuel et de l'éducation des enfants"

C’est sous cette verve poétique que Christian Vanneste, député UMP du Nord, s’est adressé à des journaux locaux et s’est par la suite étonné de se retrouver au tribunal. Etonné, oui. Car apparemment, pour lui, qualifier des personnes comme étant inférieures à d’autres par rapport à leurs choix de vie n’est pas une insulte. Vanneste pense que l’homosexualité est inférieure à l’hétérosexualité car les homos ne peuvent procréer.
Pour lui, pas de doute, c’est à sa liberté d’expression que l’on en veut. Il se fait colère et s’insurge sur son blog qu’« Une dérive judiciaire ne saurait restreindre le débat citoyen sur le mariage homosexuel et l’adoption homoparentale. ». Sauf que dans le débat sur ces questions, la procréation n’est jamais entrée en ligne de compte puisqu’il s’agit d’une problématique de droit et d’égalité entre les citoyens. Drôle d’argument donc, si tant est qu’on puisse appeler ce genre d’intervention un agument.
Vanneste cherche sa défense, car évidemment il est hors de question d’avouer qu’il a tort. « Vingt-trois députés ont récemment cosigné une proposition de Loi de Christian VANNESTE qui reprend les propos qui viennent d’être incriminés par l’arrêt critiqué. » écrit son « équipe CV » qui oublie de dire que 23 député sur l’ensemble des députés UMP c’est très peu, voir carrément risible sur la totalité de l’assemblée. Ils oublient même de préciser que des membres de l’UMP même demandent son exclusion du parti comme Jean-Luc Romero (selon http://tempsreel.nouvelobs.com).
Condamné à 3000 euros d’amende et 500 euros de dédommagements aux associations de la partie civile (Act up Paris, SOS homophobie et le syndicat national des entreprises gays), Vanneste annonce qu’il ira en cassation.

"Vous êtes allés avec les gaullistes (...). Ils ont massacré les vôtres en Algérie et encore, vous allez leur lécher les bottes! (...) Vous êtes des sous-hommes, vous n'avez aucun honneur!"

Cette phrase est de Georges Frêche cette fois-ci. Le président PS de la région Languedoc-Roussillon qui a également « dérapé » sur le rôle positif de la présence française en Algérie et sur le nombre de « blacks » en équipe de France, deux positions appréciées officieusement par les élus d’extrême droite.
Frêche essaie néanmoins de se rattraper auprès des harkis en leur présentant des excuses quelque peu appuyées par la direction du PS : "J'ai blessé par maladresse. Je vous demande de bien vouloir me le pardonner. J'ai été maladroit, certes, mais poussé par l'excès de la provocation" (www.lemonde.fr). Des excuses jugées un peu légères par les plaignants.
D’ailleurs cela n’empêche pas son avocat de déclarer qu’ils feront appel dès la peine prononcée (15000 euros). On a vu des repentirs plus sincères. Le même avocat indique également : "Nous irons jusqu'à l'extrême limite de la procédure républicaine", autrement dit jusqu’à la cassation et même la cour européenne des droits de l’homme. Quel respect des institutions judiciaires que de réfuter leurs décisions avant même qu’elles ne soient prises.
Le PS a « presque » immédiatement pris ses distances avec le président de région en le suspendant temporairement "de ses délégations internes au parti socialiste pour une période de deux ans à compter du 28 février 2006". Une sanction qui ne satisfait que peu de monde en dehors du parti socialiste.

A un moment, je voulais dire qu’ils feraient mieux de payer leurs amendes sans trop discuter car, si l’on me demandait mon avis, ils se retrouveraient rapidement derrière les barreaux. Mais finalement, ne serait-ce pas tomber dans le type de jugement qu’ils appliquent eux-mêmes aux autres. Peut-être souffrent-ils d’un complexe de supériorité qui les laissent imaginer le droit de définir qui est inférieur à qui, qui est un sous-homme par rapport aux surhommes. En sachant évidemment que tous deux se considèrent déjà dans la bonne partie de leurs discriminations.


Par Darklord
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Lundi 26 mars 2007

Cette histoire commence par une idée du Canard Enchaîné, faire une enquête sur la fiscalité des 4 grands candidats à la présidentielle de 2007, à savoir, dans l’ordre des sondages lors du lancement, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen. Rappel des faits.

Le Canard commence donc avec Nicolas Sarkozy pour nous apprendre une bien fructueuse opération immobilière. A l’époque, Sarko était maire de Neuilly et aurait obtenu une belle ristourne sur un appartement construit par le groupe Lasserre, promoteur préféré de la mairie susdite. Il aurait également obtenu quelques travaux supplémentaires " offerts " par la maison. Jusqu’à aujourd’hui, Sarkozy a essayé de répondre au Canard qui, à chaque fois, a fournit les preuves de ce qu’il avait avancé.

Ségolène Royal arrive en deuxième position et se fait épingler pour une fraude à l’ISF. Ce qui est quand même bien bête quand on dit justement qu’on aime pas les riches qui touchent 4000 euros par mois. Dans le collimateur de l’enquête, en particulier, la villa de Mougins déclarée en dessous de la valeur que lui accorde les promoteurs immobilier de la région. A ce jour, Ségo a préféré ne pas répondre.

François Bayrou, lui, a trouvé une bonne astuce, se planquer derrière son statut " d’agriculteur exploitant " ce qui l’autorise à classer son patrimoine en " biens professionnels " non soumis à l’ISF. Quitte à y enfourner quelques petits surplus. Sa source principale officielle de revenus, il l’a doit pourtant à son activité de député qui occupe la grande majorité de son temps. Lui aussi n’a pas souhaité s’exprimer sur ce sujet.

Enfin le dernier mais non le moindre, Jean-Marie Le Pen qui aime fustiger ses adversaires à travers la lutte contre la corruption. Celui qui se veut un défendeur des faibles est surtout le plus riche des candidats. Pourtant il paie moins d’ISF que Sarkozy. Sa contribution à l’impôt sur la fortune se porte à 1643 euros, correspondant à un patrimoine de moins de 1 million. Le Canard dénote chaque revenu du candidat FN. Entre ses parts dans une société de champagne qui vaut 10 millions d’euros (il en possède la moitié), un manoir surplombant Paris estimé à 6 millions d’euros et surtout divers héritages de personnes sympathisantes à la cause dont le premier, Hubert Lambert, qui laissa à Le Pen environ 15 millions d’euros (30 millions d’anciens francs) à sa mort en 1976. Le Pen a beau déclaré avoir les mains propres, il n’a toujours rien déclaré sur cette affaire.

Suite à ces différentes révélations, il s’est produit un phénomène curieux. Certes, Sarkozy a bien essayé de réagir en répondant au Canard à plusieurs reprises, ce qui lui valut autant de réponses appuyées par des documents, mais jusqu’à aujourd’hui, aucun des candidats ne s’est prononcé vis à vis d’un autre concernant la fiscalité ainsi révélée. La raison est simple, Ils savent pertinemment que si l’un d’entre eux commence, les autres vont contre-attaquer aussi vite, chacun disposant des documents publiés par le Canard. Le résultat est donc à la hauteur du courage des candidats : Silence radio sur toute la ligne en ce qui concerne les informations sur les autres.

Ce n’est pas nouveau cela dit. Ces affaires auraient vite fait de démolir n’importe quel candidat dans pratiquement tous les autres pays qui se targuent d’être des démocraties. Mais en France, tant que ça passe sous silence, personne ne viendra réveiller le chat qui dort. Sachant que parmi ces quatre candidats se trouvent (sauf énorme surprise) notre prochain président de la République, comment faire confiance à quelqu’un qui, non encore élu, préfère ne rien dire sur ce genre d’affaires ou qui ne parvient pas à ébranler un tant sois peu la moindre accusation ?

Puisqu’on ne peut pas attendre des candidats qu’ils se défendent vraiment, c’est aux citoyens de faire désormais le tri. Et il est plus que temps de les informer au mieux sur les personnes qu’ils auront à choisir vu la proximité de l’échéance du premier tour.

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Par Darklord
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Mercredi 11 avril 2007

La chasse à l’électeur d’extrême droite est un sport dangereux pour une carrière politique. Si cela fonctionne, vous êtes élus avec des voix qu’il vous faudra respecter même dans les pires retranchements. Si vous perdez, tout le reste de l’électorat fuira également.

Mais il y a des personnes dont la moralité ne s’encombre pas des détails de l’histoire de l’extrême droite. Sarkozy par exemple, n’hésite plus à tenir des propos au delà même de ce que les sympathisants d’extrême droite s’autorisent à dire.

Sa récente envolée sur les gènes des pédophiles, selon lui détectables à la naissance même, en est une preuve. Ce genre d’arguments a été bien longtemps utilisé dans les milieux du front national. On peut rappeler par exemple l’interview de Catherine Mégret (ex-pantin maire de Vitrolles) au Berliner Zeitung dans les années 90 où elle disait que les noires étaient génétiquement plus doués pour le sport que les blancs. Ceci lui valut une condamnation malgré sa défense " originale " de dire que tout était de la faute de la presse qui avait déformé ses propos, ce qui était faux naturellement.

Revenons donc à Sarkozy, ne serait-ce que pour noter au passage qu’il n’y a pas le moindre soupçon de possibilité d’un procès pour l’instant. Comme à l’habitude des hommes politiques, Nicolas Sarkozy affirme que sa façon de penser est la bonne et la tient pour vrai sans avancer le moindre argument. J’ignorai personnellement que les avocats étaient si doués en biogénétique. Et n’allez pas lui dire qu’il se trompe, il se mettrait, comme à son habitude et à celle d’un certain Le Pen d’ailleurs, à pleurnicher en disant que ces accusations sont " idiotes " ou " grotesques " et s’en irait fâché sans avoir avancé le moindre argument, comme toujours. Voir, il ira jusqu'à dire que vous soutenez la pédophilie.

Et pourtant, ce genre d’affirmation est contestable, ne serait-ce que si l’on prenait l’idée à sa base, c’est à dire ceux qui l’ont eu : les scientifiques. Et pas tout les scientifiques justement. Car dans toutes les matières scientifiques sans exceptions, lorsqu’une hypothèse est avancée elle est aussitôt contredite. Certains scientifiques pensent effectivement que les gènes peuvent influencer notre comportement… et d’autres pas du tout. Le débât est toujours ouvert. Mais de débât, Sarkozy s’en moque. Tout ce qui peux faire peur à l’électorat et le ramener dans sa politique sécuritaire inutile est bon à prendre, même quand tout est faux.

Considérer ce genre d’idées comme vrai et donc vouloir les mettre en applications sans plus de discussions est un signe incontestable d’un danger pour la démocratie que je défends ici. Aussi, à partir d’aujourd’hui, la lutte pour la démocratie, sera également celle contre Sarkozy.

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Par Darklord
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Mardi 17 avril 2007
Par Darklord
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Pub copinage

Un lien vers le blog de Manu Larcenet, dessinateur de talent. Comme il fait moins de dessins d'actualité je ne l'ai pas mis dans mes autres liens comme Maëster.

http://manularcenet.com/

Allez voir les superbes dessins d'Artea

http://artea.over-blog.com/


Le blog d'Hémiprésente, très bien écrit avec beaucoup de sensibilité.

http://hemipresente.over-blog.com/


Le blog de Gaëtane avec ses humeurs et son humour

http://hi-ni-yotte.over-blog.com/

Le site de Marcel Gotlib, grand maître de la BD. Si vous ne le connaissez pas, aller vite vous rattraper en lisant ces quelques pages.

http://www.marcelgotlib.com/

Pour tout savoir sur le médieval et le moyen âge, allez voir le blog de Morrigane

http://medieval-moyen-age.net/

Allez vite faire un tour sur le blog de Faustine. Entre ses jolis textes, ses réflexions et ses engagements, vous trouverez toujours quelque chose qui vous plaira.

http://faustine.over-blog.org/

Si vous ignorez ce qu'est le mouvemet fractal, découvrez-le grâce au blog de Torquato Denova.

http://mouvement-fractal.over-blog.net/

 

Encore un artiste dans la liste : Lexiaolong et ses magnifiques peintures (notamment). N'hésitez pas à aller découvrir tout son talent.

 

http://www.lexiaolong.com/

 

Et allez, encore un dessineux, il s'agit cette fois de Koulou, dessinateur très donjonesque qui me fait l'honneur, ainsi qu'à quelques amis, de réaliser des dessins pour un site à nous. Rendez-lui une petite visite.

 

http://lemondedekoulou.over-blog.com/

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