Texte Libre



Alexis De Tocqueville considérait que le plus grand danger de la démocratie était que les citoyens ne participent plus à la vie de la société.
De la démocratie en France
est un site visant à informer et débattre de sujets d'actualité connus ou moins connus du grand public, afin que nous restions toujours maîtres des questions qui forgeront notre avenir.

Il s'agit d'un blog de discussion avant tout et les commentaires sont importants. Tous les commentaires, même et surtout ceux qui donnent un avis différent, seront conservés. Seuls les commentaires insultants ou irrespectueux seront supprimés sans sommation.

L'auteur ne peut être informé de tout, aussi toutes propositions de sujets voir d'articles complets sont les bienvenus. Si vous désirez participer, envoyer vos sujets ou articles à Darklord avec votre texte en fichier joint et un objet de message clair. L'auteur vous recontactera si le sujet ou l'article est intéressant et respecte les règles du site. Il répondra également en cas de refus s'il en a le temps. Il ne pourrai lui être fait obligation de répondre.

Désormais pour faire des commentaire sur les blogs d'Over-blog, il faut entrer trois lettres ou chiffres (en bas de la fenêtre d'écriture) afin déviter les spams trop nombreux.

Bonne visite et donner votre avis.

 

Citoyenneté

Dimanche 12 mars 2006 7 12 /03 /2006 12:06
    Les experts en ceci ou cela ne manquent pas d'idées pour faire la une d'un journal de temps à autres. Je suis sûr que vous avez entendu parler de leur dernière trouvaille en date : On pourrait détecter les comportements à risques chez les enfants de trois ans.

    Dire que nous voyons encore nos petits chérubins comme des anges avides de grandir et de connaître le monde alors qu'en réalité ils ne songent qu'à aller taguer la rue, remplacer le lait de leurs biberons par de la bière, agresser les vieilles dames qui leur pincent les joues pour leur piquer leur sac à main et s'acheter une dose de crack avec le reste de leur retraite.

    Et ce n'est pas notre super ministre de l'intérieur qui dira le contraire. Lui qui rêvent d'envoyer le maximum de jeunes en prison (dans lesquels ils auraient pu passer un coup de karcher histoire au moins d'éviter l'invasion de cafards) pour obtenir les voix des vieux lors d'une certaine élection en 2007. Du coup l'idée de transformer crêche et maternelle en centre de détention doit beaucoup l'amuser.

    Ce n'est pas le cas des professionnels de l'enfance qui se voient mal devenir auxilliaires de police. Mais pourquoi écouter ceux qui fréquentent les enfants tous les jours et qui, forcément, en savent moins que les experts qui s'enferment chez eux à double tour. Mais d'autres experts sont également balancés dans les oubliettes. Tous ceux qui considèrent que l'enfant va construire sa personnalité au fil des années et que d'autres critères, comme la précarité des parents, le milieu dans lequel l'enfant grandit, son sentiment d'appartenir à la société ou d'en être exclu,... bref, tout ce qui va forger son être social est plus influent qu'un comportement décelé en bas âge. Mais ces experts-là, je n'en ai pas encore entendu un seul.

    Ils ont peut être besoin de notre aide pour être mieux compris de certaines autorités. Vous pouvez faire entendre votre voix en allant à 
http://www.quelmonde.com/accueirticle-1893718.html

Par Darklord - Publié dans : Citoyenneté
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 5 mai 2006 5 05 /05 /2006 16:05
Abdelmalek SAYAD était un grand sociologue français, reconnu de par le monde, ayant beaucoup travaillé sur la question de l’immigration et sur l’Algérie. Directeur de recherche au CNRS, il nous a quitté en 1999. Grand ami de Pierre Bourdieu (ils ont notamment écrit plusieurs de leurs premiers ouvrages ensemble), Sayad a laissé un grand vide depuis sa disparition.



Aujourd’hui, un collège de Nanterre veut rendre hommage à ce grand homme en donnant son nom à l’établissement. Mais, aussi incroyable que cela puisse paraître, il existe un refus de cet engagement hautement symbolique. Certains préféreraient un nom plus « commun », avouant parfois délibérément ne pas apprécié la consonance maghrebine pour un édifice publique.

Abdelmalek Sayad a plus que largement mérité un tel honneur. Il est une référence incontournable de sa spécialité et des sciences humaines en général. De plus, aucun établissement scolaire en France ne porte de nom d’immigrés ayant réussis leurs vies dans ce pays. Quel meilleur exemple d’intégration pour les jeunes qu’un scientifique aussi renommé que Sayad ?

La non reconnaissance de cet homme est proprement scandaleuse et entache sérieusement la démocratie française qui se veut universelle mais qui se refuse à accepter un nom à consonance étrangère même si cette personne est pleinement française de droit. Pour lutter contre cette injustice flagrante, signer la pétition pour soutenir le projet du maire de Nanterre, qui a envoyé un courrier à Nicolas Sarkozy resté à ce jour sans réponse (étonnant non ?).

http://www.lesoraccueinges.com/

A l’heure où nous sommes en plein « débat » (hautement démocratique à nouveau) sur l’immigration choisie, il serait bon de se rappeler que, contrairement à une croyance tenace, les immigrés peuvent réussir en France, que nous les choisissions ou pas.

Par Darklord - Publié dans : Citoyenneté
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Mardi 15 août 2006 2 15 /08 /2006 12:56

Au cours de mes discussions politiques et/ou d’actualité sur le net ou ailleurs, ils est certains sujets qui reviennent sans cesse, que ce soit pour que l’on discute de ces sujets mêmes ou de leur rattachement à des affaires d’actualité. Le racisme est indéniablement de ceux-là. J’utilise ici le mot « racisme » au sens le plus large possible puisque, nous allons le voir, sa définition aujourd’hui devient de plus en plus obscure.

 

D’ailleurs, revenons sur sa première définition. Le racisme est le fait de distinguer des individus par race selon certains critères dits naturels et, par là, de distinguer des races supérieures et inférieures. Les critères de différenciations étant « naturels », ils se basent donc sur des distinctions physiques comme la couleur de peau, la taille, les cheveux,… Par la suite, les différences culturelles vont conforter l’idée de supériorité. Par exemple la technologie de l’armement qui permit aux européens de réduire les noirs africains en esclavage.

 

Cette forme de racisme primaire ne se trouve plus guère aujourd’hui. Seuls quelques « illuminés » (certains groupuscules néo-nazis par exemple, même pas tous) considèrent encore qu’il existe une distinction de races par le physique, ou plutôt aujourd’hui, par la génétique. Cela dit, il ne fait pas bon d’oublier que cette distinction subsiste. En fait la « mode » serait plutôt à une distinction culturelle et sociale. Mais pour bien en comprendre le cheminement, il ne faut pas brûler les étapes.

 

A la fin de l’esclavagisme commercial (rappelons au passage que l’esclavagisme existe toujours), les mœurs ne furent pas bousculées par le racisme. La reconnaissance d’une âme aux noirs ne fit pas disparaître la distinction raciale physique mais l’Europe comptant peu « d’étrangers » (en fait ce n’est pas aussi simple mais ça nous écarterai trop du sujet) ne s’en portait pas plus mal et le « racisme » n’était pas alors considéré comme une notion péjorative. Aux USA, là où les noirs avaient été déplacés, ce n’était pas tout à fait la même chose, en témoigne l’existence du Ku Klux Klan.

 

En fait, c’est après la seconde guerre mondiale que la notion de racisme va prendre un nouveau sens. La période de plein emploi était si faste qu’il fallut faire appel à la main d’œuvre étrangère. Nombre d’immigrés provenaient alors de l’Europe du sud (Italie, Espagne, Portugal) et de l’est. Aujourd’hui on entend souvent que l’intégration des étrangers venant d’Afrique est due à un problème culturel et que les personnes venant de pays à culture chrétienne n’ont eu aucun mal à s’intégrer. C’est oublier très rapidement (et souvent volontairement) que les immigrés européens n’ont pas été si bien accueillis que ça. Par exemple, dans les bals, les étrangers étaient souvent relégués d’un côté de la salle et un cordon ou une barrière leur interdisait de se mêler aux jeunes français. L’intégration s’est faite, oui, mais avec le temps. Et il n’est pas rare encore d’entendre une personne d’origine italienne être appelée rital, pour ne citer qu’un exemple léger.

 

A cette époque, les mœurs n’étaient pas vraiment de considérer les étrangers comme une sous race (en général, n’oublions pas que la distinction raciale physique existe encore) mais plutôt d’appliquer une politique de séparation entre étrangers et français qui s’apparentait plus à ce que l’on nomme la xénophobie. Souvent utilisés côte à côte, la « xénophobie » et le « racisme » ne se confondent pas. La xénophobie est la peur de l’étranger, quel que soit son physique. Souvent due à la peur de l’inconnu, elle s’appuie également sur des préjugés fortement ancrés dans notre conscience collective qui vont également trouver leurs forces dans les différences culturelles.

 

Le choc n’en sera que plus grand lors de l’arrivée d’une nouvelle vague massive de travailleurs étrangers venant cette fois-ci d’Afrique et notamment de la région du Maghreb. Les différences culturelles plus fortes vont exacerber les restes de l’ancien racisme latent. C’est pourtant le concept de xénophobie qui restera le meilleur descriptif de l’attitude envers les étrangers de l’époque. Le concept de race est bien présent à l’époque mais ne semble pas indiqué une forme de sous race, plutôt de distinction culturelle.

 

Les mouvements antiracisme vont se développer alors et faire considérablement évoluer les mœurs. Si la mentalité de la xénophobie persiste, le concept de race va pratiquement disparaître, ou plutôt s’effacer, bien que dans certains cas, cela ne restera qu’une façade de bienséance.

 

Nous en venons maintenant à notre actualité. Le racisme et la xénophobie ont été bannis, pénalement, du vocabulaire, bien qu’il soit évident que cela est loin de suffire pour un réel changement de notre société. Mais bien sûr, toute loi peut être contournée. En fait, le vocabulaire va changer pour exprimer une xénophobie toujours bien présente. Je ne reviendrai pas ici sur la question de la religion à laquelle j’ai déjà consacré un article. Rappelons juste que si la religion est une excuse extrêmement utilisée aujourd’hui pour effectuer des distinctions xénophobes, certains groupes religieux en tirent leur parti.

 

Aujourd’hui on parle énormément de l’immigration. Elle est le point central d’une pseudo argumentation qui ne fait que renouveler de vieux clichés xénophobes, en y ajoutant de plus en plus de questions sécuritaires. En fait le problème de l’immigration repose sur deux points.

 

Le premier n’est autre que l’immigration actuelle des étrangers qui souhaitent travailler ou s’installer en France. Le tout sécuritaire a déjà remplacé le vieux cliché de l’immigré prenant le travail des français. Aujourd’hui, immigré rime quotidiennement avec insécurité. Paradoxalement, il est difficile de voir le rapport entre les deux si l’on regarde de plus près. En effet, dans le cas des immigrés « légaux », c'est-à-dire ceux qui affrontent (courageusement, il faut bien le dire) les nombreuses embûches de l’administration française, cela ne leur apporterait rien de venir faire du grabuge en France. Au contraire, puisqu’ils essaient d’entrer dans le pays de façon légale, ils doivent bien se douter que ce n’est pas le meilleur moyen d’y rester.

 

Au passage rappelons que la fameuse loi de l’immigration choisie et les expulsions d’enfants scolarisés ne touchent que des personnes et des familles qui ont tenté de s’intégrer en France en toute légalité. Les filières de l’immigration clandestine peuvent dormir sur leurs deux oreilles.

 

Les immigrés clandestins justement n’ont pas tellement plus intérêt à se faire remarquer pour de quelconques troubles à l’ordre publique. La plupart évitant soigneusement les forces de l’ordre, il serait malvenu de leur part de se jeter dans la gueule du loup.

 

Bien sûr dans les deux cas, je ne parle pas de filières liées au grand banditisme qui de toute façon ne sont pas non plus vraiment inquiétées par les nouvelles lois. Je ne me préoccupe que des individus et des familles entrant en France avec leurs propres moyens.

 

Le deuxième point sur l’immigration est celui des jeunes « issus de l’immigration » qui sont souvent montrés du doigt en cas de troubles. Nés en France et n’ayant connu que la France, on continue à les affubler de ce titre « issus de l’immigration ». Pourquoi cette distinction ? Cela voudrait-il dire que l’immigration de leurs parents ou de leurs grands parents (voir plus) a une influence sur leurs actes, alors qu’ils n’ont jamais connus par eux-mêmes l’immigration ? Existe-t-il un gène de l’immigré ? Ces jeunes (dont certains maintenant ne sont plus si jeunes que ça) sont français. Pourtant il existe cette manie persistante de les différencier à tout prix, même dans les médias vous l’aurez remarqué, des jeunes français issus de nulle part (ce qui est totalement faux). Par exemple, moi qui ai des origines italiennes, personne ne m’a jamais dit que j’étais issu de l’immigration. Alors pourquoi eux ? Evidemment personne ne dira qu’il s’agit là de renouveler les anciennes distinctions xénophobes.

 

Alors on va trouver autre chose. Plutôt que « issu de l’immigration » on va parler de jeunes « de banlieues ». Cette notion, aussi pauvre d’esprit que la précédente, a toutefois le très léger mérite d’introduire une idée nouvelle, celle du lieu géographique. En effet, pour les sociologues de l’école de Chicago, le lieu où vivent les membres d’un gang (c’est une étude américaine n’oubliez pas) est bien plus déterminante sur la composition du groupe que les origines ethniques. En gros on se lie plus facilement avec des gens proches de nous qu’à cause de l’idée que l’on « appartient » à la même ethnie. En France le raisonnement est le même Et si ce sont souvent des jeunes « issus de l’immigration » qui sont impliqués dans les problèmes de banlieues ne serait-ce pas pour une autre raison que leurs origines ? Ceci remettant en cause les clichés xénophobes cachés mais toujours en vigueur, c'est-à-dire une bonne partie de la mentalité de notre société actuelle, il est peu probable que cette vision des choses ne se propage.


 

Retour à l'accueil

Par Darklord - Publié dans : Citoyenneté
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Samedi 21 octobre 2006 6 21 /10 /2006 22:54



La semaine de la solidarité internationale est un rendez-vous national de sensibilisation à la solidarité internationale et au développement durable.

Elle vise à donner une plus grande visibilité aux actions, aux acteurs et aux thématiques de la solidarité internationale, auprès de tous les publics et dans tous les lieux de vie.

Du 11 au 19 novembre 2006 : une semaine pour dire la solidarité Nord-Sud, pour défendre les droits fondamentaux, pour éduquer au développement : Citoyenneté, respect des droits humains, commerce équitable, tourisme solidaire, échanges interculturels, environnement, santé, épargne solidaire...


Plus d'information sur le site : www.lasemaine.org


Retour à l'accueil

Par Darklord - Publié dans : Citoyenneté
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Vendredi 27 octobre 2006 5 27 /10 /2006 16:05

Souvent les gens sont d'accord avec les grandes idées, humanistes, sociales,... disons généralement progressistes. Beaucoup plus rares par contre sont ceux qui vont s'engager dans une action de quelque envergure qu'elle soit.

Quand l'occasion se présente de montrer l'exemple d'une action entreprise à partir d'une initiative personnelle, il ne faut donc pas la rater. L'occasion m'en a été donné par Patrick Le Chevoir, artiste également présent sur Over-blog sous le pseudo de Xiao Long.

Seul, Patrick a lancé l'idée de vendre un de ses tableaux aux enchères sur Ebay dont les bénéfices seront intégralement reversés à une association caritative. Pour garantir que l'association n'aura rien à payer, il assume les charges de transport.

Maintenant, Patrick cherche d'autres artistes qui se joindront à lui. Plusieurs lui ont déjà répondu. Ceux qui n'ont rien à offrir peuvent toujours se rendre sur Ebay lorsque l'enchère sera lancée, en janvier 2007, et acheter, peut être, les oeuvres d'artistes qui ne manquent certes pas de coeur.

 



Par Darklord - Publié dans : Citoyenneté
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /2006 16:41
Un clip vidéo vient d'être réalisé par HF égalité grâce au financement de la région île-de-France pour lutter contre l'homophobie. Cette publicité de sensiblisation n'est encore diffusée sur aucune chaîne de télévision et aucune radio. Des tractations sont en cours pour y remédier. En attendant, vous pouvez allez voir ce clip sur le site de HF égalité et en profiter pour les soutenir.



Par Darklord - Publié dans : Citoyenneté
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /2007 12:28
Par CPE, il ne faut pas comprendre le tristement célèbre contrat première embauche (qui sera peut être bientôt remis au goût du jour) mais Conseiller Principal d’Education, un rôle clef des lycées et collèges.
Or il se trouve que si dans notre jeunesse nous avons pu parfois ne pas beaucoup les aimer, ils n’en restent pas moins des hommes et des femmes qui ont certaines convictions. Qui parfois peuvent tourner mal. Cela, Roland Veuillet l’a appris à ses dépends.
CPE dans un lycée à Nîmes, Veuillet s’est engagé dans la lutte syndicale au côté de SUD. En janvier 2003, lors d’une grève des surveillants et des aides-éducateurs, il s’oppose à ce que le personnel gréviste soit remplacé par des élèves majeurs pour assurer la sécurité de l’internat dont il a la charge.
Pour avoir osé s’opposer à sa hiérarchie, Roland Veuillet a été sanctionné par une mutation à Lyon. Le CPE tente alors diverses actions pour se défendre dont une première grève de la faim de 39 jours.
Aujourd’hui, Roland Veuillet est à nouveau en grève de la faim depuis un mois. Mais il n’est plus seul. Il est soutenu par le conseil supérieur de la fonction publique qui n’a pas réussi à obtenir la levée de la sanction. Une pétition d’une cinquantaine de signataires, dont Albert Jacquart et Mgr Gaillot, montre qu’il ne combat plus seul. Depuis le mercredi 31 janvier, Philippe Corcuff, sociologue, a également annoncé son soutien en entamant à son tour une grève de la faim. Pourtant, Roland Veuillez à déjà reçu trois lettres de menaces de radiations pour le motif « abandon de poste ».
Voilà en tout cas ce qui concerne les faits tels qu’ils ont été rapportés par le site nouvelobs.com. Mais il convient d’analyser un peu plus cette affaire. Evidemment, il serait facile de se dire qu’une insubordination mérite une sanction. Sauf que le droit de grève repose sur l’insubordination, par rapport à un fait ou une évolution dans son cadre de travail que l’on n’accepte pas. Le fait de remplacer le personnel en grève par quelqu’un d’autre (en plus par des lycéens mais nous y reviendrons plus tard) est en quelque sorte un moyen de minimiser, voir de négliger complètement le droit de grève. Le but d’une telle insubordination est de montrer comment fonctionne une entreprise, et surtout quel impact ont les employés sur celle-ci. Remplacés en temps de grève, le système continue de fonctionner et l’action des employés est plus ou moins sans effets. Il leur reste alors deux possibilités. Soit ils abandonnent leur mouvement de grève, ce qu’espèrent les tenants de ce genre d’encadrement du droit de grève, soit ils doivent durcir leur mouvement avec des actions d’éclats, voir extrêmes pour obtenir une réelle portée de leurs propos.
On peut encore se poser la question de savoir si le fait d’avoir recours à une grève de la faim est utile dans ce genre de cas, mais ne nous dirigeons nous pas vers une prolifération de ce genre d’actions ? Récemment encore des employés d’une usine dans le Nord menaçaient de déverser des produits toxiques dans une rivière pour protester contre une délocalisation. Sous diverses formes, les actions se radicalisent.
Bien sûr, tout dépend encore des causes qui mènent à une grève car elles vont façonner la légitimité, ou non, des actions entreprises. Revenons plus précisément sur le cas de Roland Veuillet. Il est peu probable donc de douter de son engagement syndical dans sa prise de décision. Mais penchons-nous plutôt sur la proposition contestée. Peut-on vraiment confier à des lycéens la surveillances de leurs camarades de classes et d’internat ? Ayant travaillé dans l’animation, je trouve, personnellement, cette idée très mauvaise. Lorsque j’ai eu l’occasion de travailler avec des ados (entre 15 et 18ans), le problème posé était toujours d’engager des animateurs plus vieux, car il est peu concevable que l’autorité d’un animateur soit acceptée par des jeunes qui ont relativement le même âge que lui. De nombreux animateurs ayant dépassés la vingtaine ont déjà des difficultés à ce niveau.
De plus, l’un des principes en animation, c’est de ne pas passer pour des copains auprès des jeunes et, sans être froid et condescendant pour autant, de bien veiller à ce qu’il y ait une certaine distance morale entre eux et les animateurs. Comment une telle distinction, nécessaire, peut-elle se créer le temps d’une grève avec des gens qui partagent vos cours et votre temps libre ? Cette solution ne part donc pas d’un bon pied sans même parler de réflexion syndicale. Il est couramment admis qu’une mauvaise règle doit être contestée et de toute évidence, la décision de ce lycée de Nîmes entre pleinement dans cette catégorie.
Il est donc important de soutenir Roland Veuillet et de faire connaître son histoire. En plus d’être injustement condamné, son cas est un exemple de ce qui risque fortement de se reproduire dans l’avenir.

Mise à jour du lundi 12/02/07 :

Roland Veuillet a été hospitalisé dimanche dans un état jugé inquiétant après 50 jours de grève de la faim et 19 kilos perdus. Son syndicat, SUD-éducation, précise : "
il a écrit une lettre précisant que, même hospitalisé et inconscient, il refuse d'être alimenté par perfusion".
Mise à jour du jeudi 15/02/07 :
Le préfet de la région lyonnaise a décidé de placer d'office Roland Veuillet dans un établissement psychiatrique. Le syndicat SUD-éducation a déposé un recourt pour faire annuler cette décision "digne d'un état totalitaire". Il est vrai qu'en démocratie, confondre une action de protestation avec des troubles psychiatriques est particulièrement inquiétant.
Mise à jour du lundi 19/02/07 :
Roland Veuillet est sorti le samedi 17 février de son internement d'office à l'hopital psychiatrique. Cet internement aura duré 24 heures et reste dénoncé comme une manoeuvre intiolérable d'utiliser la psychiatrie pour de la repression. Plusieurs soutiens continuent de se rallier à la cause du CPE dont désormais José Bové, syndicaliste paysan et candidat à la présidentielle. Selon son médecin, l'état de santé de Roland Veuillet est grave.
Mise à jour du vendredi 23/02/07 :
Roland Veuillet a stoppé sa grève de la faim après 57 jours. Il n'y a pour l'instant pas de précision quant à son état de santé.
Le médiateur essaie de voir si un complément d'enquête administratif ne pourrait pas avoir lieu tandis que les soutiens de Roland Veuillet dénonce le silence de Gilles De Robien.

Par Darklord - Publié dans : Citoyenneté
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /2007 11:41

Plusieurs événements vont faire la part belle au commerce équitable ces prochains temps.

D’abord, la semaine étudiante du commerce équitable qui se tiendra du 12 au 18 mars où les étudiants pourront se mobiliser pour sensibiliser d’autres personnes et organisations au commerce équitables, notamment le CROUS, responsable principal des bars et cafétérias sur les campus universitaires.

Du 28 avril au 13 mai, se tient la nouvelle quinzaine du commerce équitable, dans le même but de sensibilisation mais à plus large échelle. Lors de cette quinzaine, tous ceux qui le souhaitent peuvent créer ou participer à des actions de sensibilisation pour le commerce équitable.

Pour plus d’informations, vous pouvez allez voir sur le site de Max Havelaar et, si vous êtes déjà intéressé, vous pouvez aller jeter un œil aux outils que l’association propose pour mener à bien ces actions.

Retour à l'accueil

Par Darklord - Publié dans : Citoyenneté
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /2007 09:51

En matière d’assurance maladie l’UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l’augmentation des dépenses de santé,  ce serait d’abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est à dire les pénaliser financièrement pour « qu’ils  consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».

 

Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie,  du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.

 

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant que s’il est élu il mettra en place une « FRANCHISE » c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout.  Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

 

Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants  des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE :

 

Franchise = Régression sociale : Dans son principe même une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment  selon les revenus. C’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.

 

Franchise =  Menace sur l’accès aux soins des plus modestes :Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n’est pas rien…  Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la CMU.

 

Franchise =  Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins «comme avant ».
La cible de cette mesure ce sont surtout  les petits ou moyens consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse d’une politique cohérente de santé publique.

 

Franchise =  Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.

 

Franchise  = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable » c'est-à-direque « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.

 

Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.

Rejoignez-nous afin d’exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l’accès aux soins en France.

Signature de la pétition

Retour à l'accueil

Par Darklord - Publié dans : Citoyenneté
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /2008 16:45

 

Aujourd'hui, le congrès, c'est à dire l'ensemble de l'assemblée nationale et du sénat, est réunit à Versailles pour discuter et voter la réforme de la Constitution française. Depuis plusieurs semaines déjà, le bras de fer est rude entre la majorité et l'opposition et l'issue du vote reste très incertaine, la réforme devant être approuvée par au moins 3/5e du congrès.

Il est difficile de comprendre les enjeux de cette réforme tant elle reste enclavée dans le giron politicien. Il est vrai qu'en France, on commence à prendre la très mauvaise habitude de ne plus organiser de débat publique, ni de consultation du peuple même sur des sujets aussi importants que la Constitution. Les politiciens préfèrent décider tous seuls, faisant semblant de s'appuyer sur l'opinion, comme dans le cas de la présente réforme où un sondage isolé de l'Ifop est censé convaincre tout le monde que les français plébiscitent les modifications alors que rares sont ceux qui les connaissent vraiment. Et personne ne prête vraiment attention aux raisons du refus du texte.

Car des raisons de refuser ce texte il y en a.

Prenons les points les plus parlants :

 

ADRESSE DU PRESIDENT AU PARLEMENT
Le chef de l'Etat peut s'exprimer devant le Parlement réuni en Congrès. Le débat se fait ensuite en dehors de sa présence, sans vote. Aucune périodicité n'est prévue.

 

On entend beaucoup parler de l'augmentation du pouvoir du parlement dans la réforme. Nous verrons plus tard que cette augmentation n'est pas évidente. Par contre le fait que le président pourra faire une pression supplémentaire sur le parlement, lui, est bien réel.

Actuellement, ce sont les ministres qui défendent les lois et réformes. Celle sur la constitution est présentée par Rachida Dati, et c'est normal puisqu'elle est garde des sceaux et garante des lois qui découlent de la Constitution. Par contre, que viendrai faire le président dans cette histoire si ce n'est rajouter à la longueur des débats ?

Le fait que Sarkozy veuille tout contrôler n'est pas étranger à cette modification. Plutôt que de s'en remettre à son équipe avec un bon dossier, il préfère tout faire lui-même. Mais l'inutilité de cette modification cache néanmoins un danger. En effet, la présence d'une personne à tout les niveaux de la vie politique reste comme un acte anti-démocratique. C'est une remise en cause de la séparation des pouvoirs, même paraissant minime.

De plus, à noter que la réforme permet au président de s'exprimer devant le parlement mais pas l'inverse comme c'est le cas actuellement pour les ministres lors des questions au gouvernement. Pas très équitable quand on veut augmenter le pouvoir du parlement

 

MEDIAS
L'indépendance, le pluralisme et la liberté des médias sont garantis par la loi.

Voir l'article précédent de ce blog pour comprendre pourquoi on peut sérieusement en douter malgré la déclaration d'intention.

 

POUVOIRS DU PARLEMENT
Les pouvoirs du Parlement sont étendus :
- l'examen des projets et propositions de loi, sauf budget, porte, en séance, sur le texte adopté par la commission
- "une séance au moins" de questions au gouvernement aura lieu par semaine, y compris durant les sessions extraordinaires
- chaque assemblée maîtrise la moitié de son ordre du jour. "Un jour de séance par mois" l'ordre du jour sera fixé par l'opposition
- le Parlement disposera d'un droit de veto (majorité des 3/5èmes en commission) sur les nominations les plus importantes du chef de l'Etat
- le nombre de commissions permanentes est porté de 6 à 8 dans chaque assemblée
- le recours à l'article 49-3 (adoption sans vote) est limité aux budgets de l'Etat, de la Sécurité sociale et à "un autre texte par session"
- lorsque l'exécutif engage les forces armées à l'étranger, il en informe le Parlement dans les trois jours. Au delà de 4 mois, la prolongation est autorisée par un vote
- les assemblées votent des résolutions ou des déclarations qui n'ont pas force contraignante
- le président d'une assemblée peut déclarer irrecevable un amendement
- les propositions de loi sont soumises pour avis au Conseil d'Etat
- la Cour des comptes assiste le Parlement dans le contrôle de l'action du gouvernement.

 

L'extension des pouvoirs du parlement, si elle n'est pas inexistante, est loin d'être le bouleversement que colporte actuellement le gouvernement.

Par exemple, le fameux droit de véto du parlement. On peut douter de l'efficacité d'une telle mesure au vu de la condition qui y est apposée. La majorité, actuellement, a énormément de mal à rassembler les 3/5 du parlement pour voter la réforme. Alors imaginez que ce soit l'opposition qui s'y essaie. En gros, c'est un pouvoir qui profitera uniquement à la majorité (qu'elle soit de droite ou de gauche). Or, en l'état actuel des choses, les parlementaires n'ont pas du tout assez de recul sur leurs appartenances politiques pour que ce système soit équitable et démocratique.

Soyons sérieux, les députés et sénateurs font plus de militantisme de bas étage que des réflexions sociétales globales. Autrement dit, ils pensent plus à la victoire de leur camps (quel qu'il soit) qu'à l'intérêt général. Avec cette façon de penser, le droit de véto risque lui aussi de devenir inutile, la majorité se contentant d'opter dans le sens de son gouvernement. Et un autre risque serait le silence obligé de l'opposition (« si vous n'êtes pas d'accord, utilisez le véto et c'est tout ! »).

Notons que l'article 49-3 est toujours en vigueur et, qu'en fait de restrictions de son usage, il lui reste un large champs d'action. De toute façon, ce n'est pas tant son champ d'application que son existence qui est anti-démocratique.

 

DEFENSEUR DES DROITS
Nommé pour 6 ans par le chef de l'Etat, le défenseur des droits recueillera les "réclamations" des personnes s'estimant lésées par un service public.

 

Les personnes s'estimant lésées par un service publique peuvent déjà réclamer auprès des services concernés, justement. Gageons que ce seront surtout les personnes « lésées » par les grèves qui seront écoutées. Une bonne nouvelle pour les syndicats après l'imposition du service minimum.

 

EXCEPTION D'INCONSTITUTIONNALITE
Tout citoyen peut saisir le Conseil constitutionnel à travers le filtre du Conseil d'Etat et de la Cour de Cassation.

 

Difficile d'être plus claire. Les « filtres » étant déjà tellement difficile à atteindre en eux-mêmes. La quiétude du conseil constitutionnel pourrait ne pas être très perturbée. Quant à son impartialité, mieux vaut ne pas en parler.

Notons également quelques points positifs qui mériteraient de passer... mais seuls.


REFERENDUM D'INITATIVE POPULAIRE
Un référendum peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenus par un dixième des électeurs.

 

LANGUES REGIONALES
L'appartenance des langues régionales au patrimoine de la Nation est reconnue.

 

Source des extraits : nouvelobs.com

Par Darklord - Publié dans : Citoyenneté
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Pub copinage

Un lien vers le blog de Manu Larcenet, dessinateur de talent. Comme il fait moins de dessins d'actualité je ne l'ai pas mis dans mes autres liens comme Maëster.

http://manularcenet.com/

Allez voir les superbes dessins d'Artea

http://artea.over-blog.com/


Le blog d'Hémiprésente, très bien écrit avec beaucoup de sensibilité.

http://hemipresente.over-blog.com/


Le blog de Gaëtane avec ses humeurs et son humour

http://hi-ni-yotte.over-blog.com/

Le site de Marcel Gotlib, grand maître de la BD. Si vous ne le connaissez pas, aller vite vous rattraper en lisant ces quelques pages.

http://www.marcelgotlib.com/

Pour tout savoir sur le médieval et le moyen âge, allez voir le blog de Morrigane

http://medieval-moyen-age.net/

Allez vite faire un tour sur le blog de Faustine. Entre ses jolis textes, ses réflexions et ses engagements, vous trouverez toujours quelque chose qui vous plaira.

http://faustine.over-blog.org/

Si vous ignorez ce qu'est le mouvemet fractal, découvrez-le grâce au blog de Torquato Denova.

http://mouvement-fractal.over-blog.net/

 

Encore un artiste dans la liste : Lexiaolong et ses magnifiques peintures (notamment). N'hésitez pas à aller découvrir tout son talent.

 

http://www.lexiaolong.com/

 

Et allez, encore un dessineux, il s'agit cette fois de Koulou, dessinateur très donjonesque qui me fait l'honneur, ainsi qu'à quelques amis, de réaliser des dessins pour un site à nous. Rendez-lui une petite visite.

 

http://lemondedekoulou.over-blog.com/

Recherche

Concours

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés