Il m’arrive d’avoir du mal à trouver un « anti-démocrate » qui soit plus à sa place qu’un autre ici. Pourtant on tombe parfois sur des « perles », des hommes si farouchement opposés à l’idéal démocratique de la France que je me demande encore comment j’ai pu les éviter jusqu’ici. Voici donc notre héros du jour :
Eric Raoult (pour voir son blog cliquer sur la photo), vice-président de l’assemblée nationale, député-maire du Raincy, s’est déjà fait remarqué il y a peu sur ce site suite à une certaine affaire de censure, vous vous en rappelez ? A la botte de l’association UAM93 qui a quelques voix électoralistes en poche, il avait donc proposé de sanctionner les auteurs et diffuseurs de caricatures, dessins,… jugés « blasphématoires » ce qui laisse donc toute portée aux associations religieuses pas toujours modérées de porter plainte à tour de bras, du moins encore plus qu’actuellement, pour des motifs de plus en plus obscurs. La séparation de l’église et de l’état ? Connais pas.
Raoult reviens aujourd’hui à la charge sur un nouveau sujet, la « décence » à l’école. Bien sûr, « décence » ne veut rien dire puisque chacun se fait sa propre idée de ses limites. C’est aussi précis que de remplacer un « voile » par un « foulard ». Mais Raoult ne s’arrête pas à ce genre de détails. Il en rajoute. Méprisant les « petites jeunes filles » qui osent s’habiller sexy, Raoult les condamne carrément pour « attentat à la pudeur et incitation à la débauche », et les laisse bien sûr pour seules responsables des attouchements, tournantes et divers agressions sexuelles connues. Rappelons qu’il s’agit là des « arguments » déployés par des violeurs reconnus pour légitimer leurs actes. Vous ne me croyez pas ? allez voir ce petit passage de son blog.
Un vice-président de l’assemblée nationale se permettant des « réflexions » aussi pauvres, inspirées des premiers piliers de comptoir venus, mérite tout à fait sa place ici n’est-ce pas ?
Sans compter que la décence des jeunes filles (pas des garçons, vous l’aurez remarqué aussi) est également un sujet sensible dans certains milieux religieux (de toutes confessions) qui ont plus de poids électoral qu’un bête débat démocratique.
Après tout avec Raoult c’est simple. Prenez votre carte d’électeur dans le 93 et il fera tout ce que vous voudrez.
Par Darklord
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Il fallait l’oser. Notre anti-démocrate de juillet l’a fait. Ce matin, avant d’aller travailler, j’écoute les informations. Et voici qu’apparaît cet homme :
Nicolas Sarkozy ! Certains me diront qu’il aurait dû faire partit de la liste depuis bien longtemps. Et il me sera difficile de les contredire. Entre le fait qu’il glorifie des résultats sur la sécurité plutôt mitigés (ce que ne cesse de dire les associations sur le terrain), qu’il préfère parler pour ne rien dire devant une caméra plutôt que de réfléchir à ses propres idées (plus de policiers et d’expulsions, ça ne vient pas vraiment de lui) et bien entendu, comme tout homme politique qui se « respecte », une surdité à l’égard du peuple à toute épreuve (par exemple sur la police de proximité).
Mais ce matin une nouvelle déclaration télévisée m’a fait sursauté. Le ministre de l’intérieur se prononçait sur les régularisations de familles sans papiers dont les enfants sont scolarisés. Je ne parlerai pas du fameux « cas par cas », ce qui se faisait (ou en tout cas aurait dû se faire) avant. Sinon comment distinguer des réfugiés politiques, par exemple, si leur cas n’est pas étudié individuellement ? Il faut qu’il fasse la demande du statut ? Ce sont donc dès le début des experts de l’administration française et de sa paperasserie.
En fait, ce qui m’a interpellé ce matin, c’est le nombre de régularisations prévues. 6000 pour 14000 demandes. Je ne sais pas vous mais moi une question me trotte dans la tête depuis ce matin. Comment peut on savoir à l’avance le nombre de cas qui seront régularisés ?
Deux possibilités. Ou les cas ont déjà été étudiés, mais alors pourquoi les nombres annoncés sont-ils des approximations ? Ne me dîtes quand même pas que les employés du ministère de l’intérieur ne savent pas compter.
Ou un quota a été fixé à l’avance. Ce qui signifierai qu’une fois atteint, même les familles correspondantes aux critères de sélection (lesquels ? Vous les connaissez vous ?) seraient indéniablement reconduites à la frontière. Et dans la version inverse ? Donnera-t-on plus facilement la nationalité pour atteindre le quota ?
Nicolas Sarkozy essaie de se débattre sur une question sensible. Et si vous voyez la même chose que moi, il est en train de se noyer. Pourtant il est toujours soutenu par ceux qui approuvent sa position à la fois « ferme et humaine ». Il a juste oublié la deuxième partie.
Par Darklord
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